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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Poitou-Charentes - Gond-Pontouvre
  • Commune Gond-Pontouvre
  • Adresse route de Vars
  • Cadastre 2014 B 1024

Le conseil municipal de Gond-Pontouvre décide de l'érection d'un monument en 1919, dans le nouveau cimetière, en face de la grande allée ; celui-ci est accepté par la préfecture de Charente le 10 septembre 1920 avec un avis très favorable, puis est autorisé par décret du 4 novembre 1920.

Le budget additionnel voté le 19 décembre 1919 s’élève à 15000 francs, comprenant une souscription de 6531 francs, élevée à 10 000 francs par le conseil municipal, ainsi que 5000 francs votés au budget additionnel de 1919 par le conseil municipal. Une évaluation du terrain pour l'établissement du soubassement par Albert Cochot, architecte à Angoulême, demandé par le maire de Gond-Pontouvre, ajoute au devis initial la somme de 2850 francs, comprenant 1250 francs de terrassement et 1600 francs de maçonnerie. Le montant des dépenses s’élève à 17850 francs, la ville fait alors une demande de subvention supplémentaire dans l'attente de la promulgation de la loi relative au financement des monuments aux morts, par l’État. La commune de Gond-Pontouvre obtient une subvention de 825 francs sur un budget de 22114,82 francs, attribué par arrêté ministériel du 19 avril 1923, calculé en fonction du nombre de centimes communaux, la valeur du centime, et le nombre d'habitants par commune au 30 juin 1919.

L'appel à projet du maire oppose, au final, le projet d'Edmond Chrétien, statuaire à Bordeaux à celui d'Émile Peyronnet, statuaire à Paris et entrepreneur de monuments funèbres à Gond-Pontouvre. Ce dernier projet est retenu. Émile Peyronnet décide de réaliser, pour sa composition, une " statue de la Douleur ", allégorie de la République. Elle est adossée à une stèle ornée de motifs sculptés en bas-relief (frises de feuilles de laurier et de chêne, croix de guerre) et gravée des noms des morts pour la Patrie. L’ensemble est réalisé en pierre fine du Poitou. Émile Peyronnet demande en 1920 un devis pour le terrassement et le soubassement du monument à Roger Baleix, architecte du département de la Charente. Son devis s'élevant à 2 000 francs (contre 3 000 francs pour le devis initial d'Albert Cochot) est accepté par le conseil municipal de Gond-Pontouvre. Le devis total s’élève désormais à 17000 francs, et le conseil municipal de Gond-Pontouvre prend à sa charge les travaux de fondation et de maçonnerie devant supporter le monument. Émile Peyronnet signe une promesse de livraison du monument, prévue pour le 15 juin 1920. Une demande de subvention supplémentaire est néanmoins demandée en 1922 à l’État, à hauteur de 825 francs, après l'obtention du décret en date du 4 novembre 1920.

En novembre 1920, le registre de délibérations mentionne un remboursement pour Émile Peyronnet à hauteur de 436,60 francs, à cause de l'augmentation des tarifs des transports. Cette somme sera finalement fournie par la Société des Carrières des Charentes et du Poitou en décembre de l'année courante.

Le 19 avril 1923, l’État attribue à la commune par arrêté ministériel la subvention complémentaire de 825 francs.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1920, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Peyronnet Émile
      Peyronnet Émile

      Sculpteur (Rougnac, 1872 – Angoulême, 1956). Son atelier parisien était situé au 37 de la villa Alésia (14e arrondissement).

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      sculpteur signature
    • Auteur :
      Baleix Roger
      Baleix Roger

      Admis à l'École des beaux-arts v. 1907 (non admis en juillet 1905, juin et décembre 1906), élève de Pascal, diplômé en 1912 ; architecte départemental de la Charente, associé à Laboisne (1919), architecte agréé du ministère de la reconstruction et de l'urbanisme pour la Charente ; architecte à Angoulême (SADG). Croix de guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur (1935).

      Angoulême : maison bateau, rue Lehman, 1930-1935 (Architecture XXe) ; immeuble, 35, rue René-Chabasse, v. 1930/1935 (id.) ; immeuble, 30, rue Abbé-Rousselot, v. 1930/1935 (id.) ; ancienne caserne des pompiers, 1931 (id.) ; école Mario-Roustan, place Mulac, 1932 (id.) ; hôpital de Girac, 1933 (id.) ; C.C.A.S. et bibliothèque, 1936-1941 (id.) ; monument aux morts, école primaire, cité de maisons à bon marché, bureaux, usines de papier à cigarette, maisons, salle de concert ; Confolens, hôpital ; Le Gond-Pontouvre, Grands moulins de Bourlion, minoterie ; Magnac-sur-Touvre, maison ; Ruelle-sur-Touvre, poste ; Saint-Michel, hospice ; Touverac, sanatorium (XXe siècle).

      Archives nationales de France, AJ/52/414, dossier d’élève ; fonds aux Archives départementales de la Charente, (15 J 1-71).

      Laetitia Copin-Merlet (dir.), Faure-Lecocq, Marie (textes). Focus Roger Baleix (1885-1958). Parcours d'un architecte art déco en Angoumois. Pays d'art et d'histoire de GrandAngoulême, 2018.

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      architecte attribution par source

Ce monument est situé dans le cimetière, route de Vars, en face de la grande allée.

Le sculpteur Émile Peyronnet est l'auteur de ce monument commémoratif qui représente la Patrie en deuil. D'après le devis, le monument est réalisé en pierre fine du Poitou et mesure, dallage compris, 2,9 mètres de large et 2,5 mètres de profondeur.

Devant une haute stèle ceinte en bas d'un bandeau de feuilles de chêne et en haut d'un bandeau de feuilles de laurier stylisées se tient une femme debout. Cette allégorie est pieds nus, le profil tourné vers la droite, la tête penchée. Elle est enveloppée d'une grande cape de deuil et laisse tomber quelques roses sur un casque de Poilu déposé à ses pieds. Sa position rappelle celle donnée par le même sculpteur à la mère du soldat du monument aux morts d'Angoulême.

Dans la croix de guerre au-dessus de la dédicace "À nos morts" sont mentionnées les dates de la guerre.

Sur les faces est et ouest du monument, sont sculptés le noms des morts de la guerre 14-18. Sur la face sud, une grande palme est sculptée.

  • Murs
    • calcaire
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • figure allégorique profane, femme, voile, bouquet, rose, casque, feuille, chêne, laurier
    • croix de guerre
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Inscriptions : " À nos morts ".

Documents d'archives

  • Gond-Pontouvre, administration.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 2 O PROV 154
  • Rapports de la Commission pour examen des monuments aux morts de la guerre en Charente.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 4 T 141 prov
  • 1919-1922 : monument aux morts de Gond-Pontouvre

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 4 T 244 prov

Bibliographie

  • Julien-Labruyère, François, dir. Dictionnaire biographique des Charentais et de ceux qui ont illustré les Charentes, Paris, Éditions Le Croît Vif, 2005.

    p. 1024-1025
  • Pon-Willemsen, Charlotte. Les allégories de la République sur les monuments aux morts en Poitou-Charentes. Parcours du Patrimoine, n° 342. Geste éditions, 2008.

    p. 48, 49
  • Rolin, Béatrice. « Fantômes de pierre ». La sculpture à Angoulême 1860-1930. [Catalogue. Angoulême, Musée des Beaux-Arts. 1995]. Germa. 1995.

    p. 80

Annexes

  • Monument aux morts de Gond-Pontouvre, 1919-1923. Archives départementales de la Charente, 4 T 141 prov.
  • Monument aux morts de Gond-Pontouvre, 1919-1922. Archives départementales de la Charente, 4 T 244 prov
  • Le monument aux morts de la commune de Gond-Pontouvre, inscriptions.
  • Implantation du monument aux morts dans le cimetière. Archives départementales de la Charente, 2 O PROV 154
Date d'enquête 2008 ; Dernière mise à jour en 2020