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Monument aux morts, calvaire de Saint-Porchaire

Dossier IA00044171 réalisé en 1982

Fiche

Parties constituantes non étudiéescalvaire, enclos
Dénominationsmonument aux morts
Aire d'étude et cantonBressuire - Bressuire
AdresseCommune : Bressuire
Lieu-dit : Saint-Porchaire
Adresse : rue du
Colombier
Cadastre : 2014 CK Non cadastré

Le conseil municipal décide de l'érection du monument aux morts de la guerre 1914-1918 le 14 novembre 1920. Les premières dépenses sont estimées à 10000 francs, couvertes par 8000 francs issus de souscriptions publiques et 2000 francs votés par le conseil municipal, à prendre sur les fonds disponibles de l'exercice de 1921.

Le 11 mai 1922, le conseil décide d'acheter la statue « Le Poilu mourant » des ateliers Durenne à Paris, pour la somme de 4000 francs supplémentaire, élevé par souscription publique, inscrit au budget additionnel de 1922, tout comme les 2000 francs votés l'année précédente. Elle est signée J. Dechin.

Les premiers plans et devis sont proposés par Raymond Barbaud, " architecte expert près de la cour d'appel de Paris ", et Stanislas Motard, entrepreneur à la Chapelle-Saint-Laurent. Un traité de gré à gré est passé avec Stanislas Motard le 15 décembre 1922. Son devis de 12000 francs se compose de 1100 francs pour le socle pour la statue ; 3500 francs pour la base du monument ; 3500 francs pour la maçonnerie et la pose du granite ; 600 francs pour la plaque de lave émaillée ; et 3300 francs pour la statue du « Poilu mourant ». Tous les frais supplémentaires et les fournitures sont compris.

L’emplacement est choisi pour remplacer le calvaire déjà existant. Il est à 100 m du bourg, à la bifurcation de deux chemins ruraux. Le terrain a autrefois été donné par la famille Favreau pour ériger le calvaire. Ce dernier possédait un calvaire avec une croix, qui s'est effondrée, seuls le terrassement et les escaliers sont restés. Le territoire est considéré comme privé et appartenant à la commune, de ce fait, il a été décidé d'y ériger le monument aux morts pour la Patrie, afin de réutiliser les bases de constructions. La commission d'évaluation des monuments aux morts à la préfecture proteste le 19 juillet 1921, au nom de la loi sur la séparation des Églises et de l'État : Elle réclame des plans complémentaires et poursuit : " cette construction ne serait admissible que si elle était élevée dans le cimetière. La loi de séparation interdit, en effet, d'apposer sur les monuments dressés sur la voie publique, des insignes confessionnels. Vous voudrez bien toutefois me faire connaître s'il existe déjà sur l'emplacement choisi un calvaire que le monument projeté serait destiner à remplacer et, dans l'affirmative, quel est actuellement l'état du calvaire ". Le maire se défend en arguant que le terrain est une propriété privée de la commune. Suite à l'intervention du député, la commission finit par donner son accord, puis le préfet par arrêté du 5 février 1923. Le monument aux morts est construit sur l'espace prévu par la commune, qui fait également refaire de calvaire. Les travaux sont réceptionnés le 10 mars 1923 : " ce monument est conforme au devis fourni par l'entrepreneur, Motard Stanislas, de La Chapelle-Saint-Laurent,après les modifications apportées au plan de l'architecte, M. Barbaud, pour des raisons d'économie ".

Deux autres traités de gré à gré sont passés pour la construction de l'entourage le 26 avril 1923. Le premier avec Paul Sicaud, le forgeron pour la grille, dont le devis s'élève à 1455 francs, comprenant 1000 francs pour la grille de devant ; 418,25 francs pour les montants de fer supportant la grille des côtés ; 34 francs pour la pose du grillage (à 2 francs l'heure) ; et 3 francs 60 pour le fil de fer servant à attacher le grillage. Le second avec l’entrepreneur maçon, M. Gautreau, dont le devis s'élève à 1040 francs. Ils seront payés après la livraison du travail. Le 20 mai 1923, le maire veut à nouveau ajouter des éléments : " il reste à payer plusieurs fournitures et travaux exécutés en dehors du plan prévu, savoir un fort grillage destiné à compléter l'entourage (600 francs), deux casques sculptés en granit (500 francs), pierre de maçonnerie et pierre de taille pour un pallier (600 francs), un pallier en ciment devant le monument (300 francs), [total] 2000 francs ".

Les 6000 francs votés par le conseil ne sont pas suffisants pour l'entourage du monument, une nouvelle demande de vote est faite, à hauteur de 2500 francs pour l'entourage et 500 francs pour l’inauguration. Ces sommes sont également portées sur les fonds libres disponibles sur le budget primitif de 1922.

Le monument a été inauguré le 15 avril 1923.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1923, daté par source
Auteur(s)Auteur : Dechin Jules
Dechin Jules (12/11/1869 - 23/07/1947)

Sculpteur né à Lille en 1869 et mort à Paris en 1947 (tombeau au cimetière de Montrouge). Élève de Jules Cavelier et d'Henri Chapu. Lauréat en 1898, du prix de la ville de Lille Jean-Baptiste Wicar, qui lui permet de résider pendant quatre ans à Rome. En 1899, il devient gendre du sculpteur Louis Noël.


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sculpteur attribution par source
Auteur : Sicaud Paul
Sicaud Paul

Forgeron à Saint-Porchaire. Auteur de la grille du monument aux morts de Saint-Porchaire (Bressuire)


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ferronnier attribution par source
Auteur : Motard Stanislas
Motard Stanislas

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entrepreneur attribution par source
Auteur : Gautreau
Gautreau

Entrepreuneur maçon. Auteur du monument aux morts de la commune de Saint-Porchaire (Bressuire).


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entrepreneur de maçonnerie attribution par source
Auteur : Barbaud [Georges] Raymond
Barbaud [Georges] Raymond (1860 - 1927)

Architecte né à Tarascon. Travaille surtout avec Édouard Bauhain jusqu'en 1910 en Charente, à Bordeaux et dans les Deux-Sèvres.

Voir https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_BAUED


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architecte attribution par source
Auteur : Durenne Antoine
Durenne Antoine (07/07/1822 - 12/07/1895)

Fondeur, établissements métallurgiques. 26 rue du Fauburg Poissonnière à Paris. Usines à Bar-le-Duc (Meuse), Sommevoire et Wassy (Haute-Marne).


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fondeur attribution par source

La statue du gisant de soldat est signé du sculpteur lillois Jules Dechin (1869 - ?). Elle est dominée par un très grand Christ en croix au pied duquel conduisent les deux volées d'un escalier orné des effigies de la Vierge et de Jeanne d'Arc.

Mursgranite pierre de taille
métal
Techniquessculpture
Représentationsfigure allégorique profane, femme, sainte Jeanne d'Arc Christ en croix Vierge soldat, sac, fusil palme, rame, rameau, chêne, laurier
Précision représentations

Sujet : sous un calvaire avec Christ en croix se trouve un soldat étendu et de part et d'autre la Vierge et Jeanne d'arc.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1920-1923 : monument aux morts pour la patrie de la commune de Saint-Porchaire (désormais rattachée à Bressuire).

    1920, 14 novembre : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Vote la somme de 2000 francs pour l’érection du monument aux morts de Saint-Porchaire, à prendre sur les fonds disponibles de l'exercice de 1921.

    1921, 8 juillet : lettre du maire de Saint-Porchaire au préfet, l'informant que le monument est érigé à environ 100 mètres du bourg, sur un terrain donné autrefois par la famille Favreau, que le monument coûte la somme de 10000 francs, couvert par 8000 francs issus d'une souscription publique et 2000 francs votés par le conseil municipal.

    1921, 29 juillet : minute de la lettre de la préfecture des Deux-Sèvres, expédiée au sous-préfet de Bressuire, demandant de fournir de plans supplémentaires en vue d'une approbation. Le préfet informe que le monument ne peut pas être construit sur le calvaire car il n'est pas dans un cimetière, sauf si le monument remplace ce dernier.

    1921, 3 août : lettre du sous-préfet de l'arrondissement de Bressuire au préfet des Deux-Sèvres à Niort. Explication que la statue de croix du calvaire, étant tombée, la réutilisation des fondations et des marches du parvis du Calvaire peut servir pour la construction du monument aux morts.

    1922, 23 mars : minute de la lettre de la préfecture des Deux-Sèvres au maire de Saint-Porchaire. Demande du dossier complet en vue de le transmettre au ministre de l’Intérieur pour le déclenchement du décret.

    1922, 11 mai : lettre du maire de Saint-Porchaire au préfet des Deux-Sèvres. Mention du vote de la somme de 4000 francs pour l'achat de la statue « Le Poilu mourant » pour la joindre au Monument des morts élevé par souscription publique.

    1922, 29 mai : minute de la lettre de la préfecture des Deux-Sèvres expédiée au maire de Saint Porchaire. Fourniture de la photographie que la commune à pour but d'acheter, et renouvellement de la demande du dossier pour la demande de Décret.

    1922, 11 juin : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Devis et croquis arrêté par M. Barbaud, architecte, et M. Motard, entrepreneur de La Chapelle-Saint-Laurent. Demande de vote de 4000 francs supplémentaire aux 2000 francs déjà voté l'année précédente, ce qui porterait à 6000 francs la subvention du conseil municipal, inscrit au budget additionnel de 1922.

    1922, 25 septembre : ressources couvrant le devis de M. Motard.

    1922, 25 septembre : développement de l'emplacement du monument.

    1922, 25 octobre : lettre du sous-préfet de Bressuire au préfet à Niort lui demandant l'approbation du projet.

    1922, 15 décembre : traité de gré à gré entre la commune de Saint-Porchaire et Stanislas Motard, entrepreneur du monument. Description du devis.

    1922, 21 décembre : minute de la lettre de la préfecture des Deux-Sèvres, à M. Marot, informant que le projet sera soumis à la commission d'examen dont la préfecture fait partie.

    1923, 3 février : minute de la lettre de la préfecture des Deux-Sèvres, expédiée à M. Marot, informant que le dossier a été soumis à la Commission technique constituée à la préfecture.

    1923, 2 février : arrêté de la préfecture des Deux-Sèvres, autorisant la commune de Saint-Porchaire à élever un monument à la mémoire de ses enfants morts pour la France.

    1923, 6 février : minute de la lettre de la préfecture des Deux-Sèvres, expédiée au sous-préfet de Bressuire. Mention d'un arrêté en date du 5 février 1923 qui autorise la commune de Saint-Porchaire à élever un monument à la mémoire de ses enfants morts pour la France.

    1923, 18 février : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Vote d'une nouvelle subvention pour financer l'entourage et l’inauguration qui a lieu le dimanche 15 avril 1923. Subvention de 2500 francs pour l'entourage et 500 francs pour la fête. Autorisation de traiter de gré à gré avec le maçon et le forgeron du projet.

    1923, 10 mars : procès-verbal de l'acceptation du monument aux morts.

    1923, 26 avril : traité de gré à gré passé entre Ernest Pajou, maire de Saint-Porchaire, et Paul Sécaud. Développement du devis précis, dont le total s’élève à 1455 francs 85 centimes.

    1923, 20 mai : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Les travaux finis, il reste 2000 francs à couvrir, vote de cette somme à porter sur les fonds disponibles du budget communal.

    1923, 23 mai : minute de la lettre du préfet des Deux-Sèvres au sous-préfet de Bressuire. Mention des deux traités passés avec M. Gautreau, entrepreneur maçon et M. Sicaud, forgeron de la grille. Deux devis dont la somme doit être prélevée sur les fonds libres de 1923, cependant, le préfet fait remarquer qu'il n'est pas sûr que les fonds soient assez importants pour couvrir cette somme, de 2495 francs.

    1923, 26 mai : lettre du maire de Saint-Porchaire, en réponse à la lettre du préfet des Deux-Sèvres, rectifiant qu'il s'agit de fond livres de 1922, et non de ceux de 1923. Demande d'approbation rapide.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 O 2421
Bibliographie
  • Pon-Willemsen, Charlotte. Les allégories de la République sur les monuments aux morts en Poitou-Charentes. Parcours du Patrimoine, n° 342. Geste éditions, 2008.

    p. 62
  • Riou Yves-Jean. L'architecture religieuse et commémorative. Regard sur Bressuire et son canton. Dans Secrétariat Poitou-Charentes de l'inventaire général des richesses artistiques de la France, société du Musée, Amis du Vieux-Bressuire, Office de tourisme. Musée de Bressuire. 105e catalogue d'exposition de l'inventaire général, 1982.

    p. 66-67
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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