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Monument aux morts, ancienne commune de Paizay-Naudouin

Dossier IA16008694 réalisé en 2008

Fiche

Dénominationsmonument aux morts
Aire d'étude et cantonRégion Poitou-Charentes - Villefagnan
AdresseCommune : Paizay-Naudouin-Embourie
Lieu-dit : Paizay
Adresse : place des
Anciens-Combattants
Cadastre : 2014 AB 161

Le projet de construction d'un monument aux morts pour la patrie de la commune de Paizay-Naudouin a été accepté le 30 novembre 1922, et autorisé par décret d'hommage public le 7 décembre 1922. Il a été inauguré le 11 octobre 1925, le même jour que l'école de filles.

Le choix de l'emplacement du monument s'est tourné vers la place de l'église, en face de la mairie. Plusieurs projets ont été déposé, le premier date de février 1922, dont le prix du devis est couvert à hauteur de 10797,50 francs comprenant 1900 francs de souscription par les habitants de la commune, 4000 francs issus du budget additionnel de 1921 et 4897,50 francs pris sur les fonds portés comme dépenses pour les gros travaux aux bâtiments communaux portés au budget additionnel de 1921. En plus de cette somme, la commune fait une demande de subvention supplémentaire à l’État. Le 24 mars 1922, le sous-préfet de Ruffec estime que le projet de monument aux morts de Paizay-Naudouin ne vaut pas un devis de 10797 francs, et que l'architecture de celui-ci ne correspond pas aux attentes. Le 5 novembre 1922, le conseil municipal examine les plans et le devis proposé par Félix Honorat, entrepreneur de monuments demeurant à Limoges. Ce marché de gré à gré est accepté pour un devis de 10075 francs, comprenant 7830 francs pour le monument, 1945 francs pour le bas-relief (modèle de Louis Maubert) et 300 francs de frais de transports et autres. Ce devis sera couvert grâce aux fonds libres de la commune porté au budget additionnel de 1922. Les dépenses sont intégralement assurées, avec une demande de subvention de 1423,60 francs sur un budget de 22114,82 francs, attribuée par arrêté ministériel du 19 avril 1921. Celle-ci est calculée sur le nombre de morts (34) proportionnellement au nombre d'habitants en 1914 (621), en fonction du nombre de centimes communaux et de la valeur du centime. Dans un courrier du 4 décembre 1922, le maire précise que les inscriptions suivantes seront portées sur le monument : " sur le haut-relief [...] en haut " A nos fils morts pour la Patrie ; en bas à nous le souvenir à eux l'immortalité ; sur la plaque, le nom des morts avec date de décès ; et sur le socle : Honneur aux enfants de la commune morts pour la France, 1414-1918 ".

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1925, daté par source
Auteur(s)Auteur : Maubert Louis
Maubert Louis (18/05/1875 - 25/03/1949)

Sculpteur-statuaire à Nice, " chevalier de la légion d'honneur, membre de la société des artistes français " (photo-carte du monument de Brétigny-sur-Orge pour le monument de Germignac). Son modèle de France, qui a connu un grand succès dans toute la France, se trouve à Paizay-Naudouin-Embourie et à Juillaguet en Charente, ainsi qu'à Germignac en Charente-Maritime. Ce modèle se trouve aussi à Brétigny-sur-Orge (91), Chalautre-la-Petite (77), Clion (36), Dampierre-lès-Conflans (70), Escragnolles (06), Lemé (02), Montaigu-de-Quercy (82), Noyers-sur-Jabron (04), Opio (06), Pierrelatte (26), Pleudihen-sur-Rance (22), Puybegon (81), Saint-André-de-la-Roche (06), Saint-Cyr-l'École (78), Saint-Étienne-de-Boulogne (07), Vielle-Aure (65)...


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sculpteur
Auteur : Honorat Jean-Baptiste Félix dit Félix
Honorat Jean-Baptiste Félix dit Félix (15/02/1868 - 22/07/1938 )

Jean-Baptiste Félix Honorat, né et décédé à Limoges, sculpteur marbrier, 40 avenue Garibaldi à Limoges. L’entreprise familiale a été créée en 1855 par son père Delphin Honorat, à la même adresse. L'entreprise a fermé ses portes en 1971.

Il était le 3ème fils du marbrier Delphin Honorat, enfant abandonné né le 23 décembre 1823 à Tarbes et décédé le 15 janvier 1878 à Limoges et de son épouse Jeanne Linol, née le 20 novembre 1826 à Martel (Lot) et décédée le 24 janvier 1916 à Limoges.

Félix Honoratne doit pas être confondu avec Henri-Félix-Louis Honorat(comme c’est le cas dans l’ouvrage " En mémoire d’elles, la statuaire féminine dans les monuments aux morts de 1914-1918 "), né le 12 mai 1902 à Limoges et décédé à Feytiat le 6 février 1978, qui était dessinateur-architecte mais n’a jamais travaillé le marbre. Sources : Laurent Honorat, descendant de la famille Honorat, 2009.


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entrepreneur, marbrier attribution par source

Le monument aux morts, situé près de l'église de Paizay, est constitué d'une stèle portant un bas-relief et la liste des morts de 1914-1918, encadrée de deux obélisques sur lesquels sont sculptés une croix de guerre surmontant un rameau de laurier.

En ce qui concerne les inscriptions, sur le linteau supérieur, entre les deux obélisques, on trouve l'inscription "1914 - 1918 ", sur le haut-relief encadré dans le monument se trouve gravées dans la pierre, en haut: " A NOUS LE SOUVENIR, A EUX L’IMMORTALITÉ "; sur la plaque, associé au haut-relief se trouve au dessus du bras de la femme le mot "LIBERTÉ " et au dessous est inscrit les noms des morts, associé à leur date de décès sous le titre "AUX ENFANTS DE LA COMMUNE DE PAIZAY-NAUDOUIN MORTS POUR LA FRANCE"; et en bas de la plaque: " A NOS FILS MORTS POUR LA PATRIE " .

Ce relief a été commandé à l'atelier du statuaire Louis Maubert, membre de la société des artistes français. L'allégorie de la République, coiffée d'une couronne de laurier et chaussée de sandales, est représentée debout, de dos contre la large stèle qui sert de support au monument. La tête est représentée de profil, tournée vers sa main droite qui tient une épée et une palme. Elle porte un bouquet de feuillage de laurier et de chêne au bout de son bras gauche étendu au-dessus de la liste des morts de la commune.

Ce modèle, qui a connu un grand succès dans toute la France, se trouve à Paizay-Naudouin-Embourie et à Juillaguet en Charente, ainsi qu'à Germignac en Charente-Maritime. Ce modèle se trouve aussi à Brétigny-sur-Orge (91), Chalautre-la-Petite (77), Clion (36), Dampierre-lès-Conflans (70), Escragnolles (06), Lemé (02), Montaigu-de-Quercy (82), Noyers-sur-Jabron (04), Opio (06), Pierrelatte (26), Pleudihen-sur-Rance (22), Puybegon (81), Saint-André-de-la-Roche (06), Saint-Cyr-l'École (78), Saint-Étienne-de-Boulogne (07), Vielle-Aure (65)...

Mursmarbre pierre de taille
Typologiesrépublique avec couronne végétale
Techniquessculpture
Représentationsfigure allégorique profane, femme, couronne végétale, rameau, palme, chêne, laurier, épée croix de guerre obélisque

Inscriptions : " Liberté " ; " aux enfants de la commune / de Paizay-Naudouin / morts pour la Patrie " ; " à nos fils morts pour la Patrie " ; " à nous le souvenir, à eux l'immortalité ".

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1922-1923. Monument aux morts de Paizay

    1922, 30 novembre : séance d'acte d'approbation pour la commune de Paizay-Naudouin.

    1923, 19 avril : état de répartition de la somme de 22114 francs 82 centimes, attribuée par arrêté ministériel du 19 avril 1923, pour l'érection des monuments aux morts, dont 1423 francs 60 pour Paizay-Naudouin.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 9 T 141 prov, Commission pour examen des monuments aux morts de la guerre en Charente
  • 1922-1925 : monument aux morts de Paizay-Naudouin.

    1922, 3 janvier : lettre du maire de Paizay-Naudouin au sous-préfet à Ruffec mentionnant le marché pour le haut-relief pour obtenir l'approbation.

    1922, 19 février : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Décision de construire le monument sur la place de l'église, et mention des différentes ressources qui permettront de couvrir la somme demandée, comprenant 1900 francs de souscription par les habitants de la commune, 4000 francs ajoutés sur le budget additionnel de 1921 et 4897 francs 50 centimes pris sur les fonds portés comme dépenses pour gros travaux aux bâtiments communaux portés au budget additionnel de 1921. Il est aussi mentionné une demande d'aide à l’État pour le monument.

    1922, 15 mars : lettre du sous-préfet de Ruffec au préfet de Charente mentionnant que la liste de souscriptions, montant à 1900 francs a été rendue exécutoire.

    1922, 24 mars : lettre au sous-préfet de Ruffec mentionnant que le monument aux morts de Paizay-Naudouin ne justifie pas un devis de 10797 francs, et qu'il ne répondait pas aux objectifs d'un monument aux morts. Il est demandé de modifier le monument pour qu'il réponde aux attentes.

    1922, 5 novembre : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Examen des plans et du devis proposé par M. Honorat, entrepreneur de monuments demeurant à Limoges. Acceptation de ces dits plans ainsi que du devis de 10075 francs, comprenant 7830 francs pour le monument, 1945 francs pour le bas-relief et 300 francs de frais de transports et autres. Ce devis sera couvert grâce aux fonds libres de la commune porté au budget additionnel de 1922.

    1922, 9 novembre : lettre du sous-préfet de Ruffec au préfet de la Charente, mentionnant un nouveau projet de monument aux enfants de la commune morts pour la France.

    1922, 4 décembre : lettre du maire de Paizay-Naudouin au préfet à Angoulême mentionnant les inscriptions que doit porter le monument aux morts de la commune.

    1922, 7 décembre : arrêté d'approbation au monument aux morts de Paizay-Naudouin. Les dépenses sont intégralement assurées et la mise en exécution des travaux est autorisée.

    1923, 4 janvier : marché du monument aux morts comprenant la population en 1914 (621 personnes) ; le nombre des combattants nés ou résidents dans le commune qui sont morts pour la patrie (34 morts) ; le coefficient applicable à la commune d'après le barème n° 1 (10 %) ; la valeur du centime pour l'année courante, rapporté à la population (48,75 sur 100 habitants) ; le montant du crédit inscrit au budget communal en vue de l'érection du monument aux morts (8897 francs) ; la date du décret d'hommage public qui a autorisé l'érection du monument (7 décembre 1922) ; et le montant de la subvention demandée par la municipalité (14255 francs 60 centimes).

    1923, 25 février : extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Le conseil demande que la subvention accordée par l’État pour l'érection d'un monument aux morts soit accordé à la commune de Paizay-Naudouin suivant le taux réglementaire.

    1923, 14 mars : lettre au ministre de l’Intérieur demandent une souscription de 1423 francs 60.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 9 T 304 prov
Bibliographie
  • Pon-Willemsen, Charlotte. Les allégories de la République sur les monuments aux morts en Poitou-Charentes. Parcours du Patrimoine, n° 342. Geste éditions, 2008.

    p. 24, 25
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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