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Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur en chef du patrimoine au Département de la Vendée depuis 2017.

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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
  • Commune Saint-Jean-de-Liversay
  • Lieu-dit Bourg
  • Adresse 16 rue du Docteur Quoy
  • Cadastre 2019 OB 10

Le monument, qui s'ajoute à celui présent dans le cimetière, a été érigé peu après la Première Guerre mondiale. Il présente les noms des soldats originaires de Saint-Jean-de-Liversay morts entre 1914 et 1919 (quand la liste sur le monument du cimetière s'arrête à 1917), ainsi que ceux tués pendant les guerres d'Indochine et d'Algérie.

Le modèle choisi pour la statue lors du conseil municipal du 17 avril 1921, est celui du Poilu triomphant ou Poilu de la Victoire. Ce modèle, parmi les plus répandus en France (par exemple à Saint-Michel-en-l'Herm, en Vendée, ou pour le monument aux morts de Saint-Benoît, dans la Vienne), est dû au sculpteur Eugène Benet et réalisé par les ateliers du fondeur parisien Antoine Durant. La base de la statue présente en effet la signature suivante : "Etab. Métallurgiques / A. DURENNE FONDEUR PARIS". Le 3 septembre 1921, marché est passé avec les établissements métallurgiques Durenne pour fourniture de la statue, d'un prix de 5300 francs. Auparavant, le 24 avril 1921, un autre marché a été conclu avec Emile Chauveau, entrepreneur à L'Île-d'Elle, pour la construction du monument, suivant les plans de M. Morguet, architecte à La Rochelle. Le monument doit être en granite des Deux-Sèvres, avec grille et portail fournis par Victor Paillet, maréchal-ferrant à Saint-Jean-de-Liversay, et plaques de marbre pour les inscriptions obtenues auprès de Hyppolite Vinet, entrepreneur de maçonnerie à Marans. Le coût total du monument, s'élevant à 14741 francs, est subventionné à hauteur de 1000 francs par le Département, s'ajoutant à une souscription de 3741 francs. Le monument aux morts est finalement inauguré le 30 juillet 1922, en présence du préfet.

Une plaque a été ajoutée à l'arrière du monument après la Libération, rappelant que "le 14 juillet 1943, six résistants du Réseau Honneur et Patrie conduits par Edmond Grasset, reçurent à Luché les premiers parachutages d'armes de la région". De même, sur le côté gauche du socle, se trouve une plaque en marbre noir, initialement placée à la laiterie de Saint-Jean-de-Liversay et qui a été transférée là après sa fermeture en 2006. Elle rappelle un combat entre troupes allemandes et FFI : "114eme RI 11eme compagnie. A la mémoire de Maurice Godfrin, Paul Guionnet, Lionel Priou, morts pour la France à 20 ans devant Saint-Jean-de-Liversay le 1er mars 1945."

Le monument s'élève au centre de la cour de la mairie, face à l'église. Il comprend un socle en granite, à trois niveaux, et une statue en fonte. La statue représente un soldat Poilu de la guerre 1914-1918, triomphant, brandissant de la main droite une palme et une couronne de laurier, et tenant de la main gauche son fusil. Sur le socle sont fixées plusieurs plaques de marbre qui rendent hommage "Aux morts pour la France, la commune reconnaissante", qu'il s'agisse des morts de la guerre 1914-1918 (sur les côtés, classés par année), de ceux de la guerre 1939-1945 (à l'avant et à l'arrière), ou des guerres d'Indochine et d'Algérie (sur le côté gauche).

  • Murs
    • granite
    • bronze
  • Représentations
    • soldat
    • rameau
    • palme
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • 1811-1928 : construction ou aménagement de bâtiments publics à Saint-Jean-de-Liversay, bascule publique, halles et marché couvert, station de monte, salle des fêtes, monument aux morts, prison, corps de garde.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1949
Date d'enquête 2019 ; Dernière mise à jour en 2019
Articulation des dossiers