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Manoir

Dossier IA86008411 réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiéeslogement, chapelle, grange, étable, four à pain, jardin, cour
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Pleumartin
AdresseCommune : Vicq-sur-Gartempe
Lieu-dit : Boisgarnault
Cadastre : 1827 A2 1531 ; 2010 AM 31, 33, 34, 143, 144, 162

Un seigneur du lieu, Aimericus de Bois Guarnaut, est cité dès 1203 dans les manuscrits de Dom Fonteneau. De la fin du 14e siècle jusqu'au milieu du 18e siècle, le domaine de Boisgarnault appartient à la famille Izoré, qui détenait aussi le château de Jeu et de nombreuses terres à Vicq. Au 18e siècle, les métairies de Chantegros, Varennes, Monconseil et Fontaine dépendaient de Boisgarnault. Après la mort de Nicolas-Victor Izoré en 1757, le domaine passe aux mains de la famille de Gréaulme. Pendant la Révolution, Alexandre-Prosper de Gréaulme émigre et les terres de Boisgarnault, tout comme celles de Jeu et de la Brosse, sont vendues comme biens nationaux.

Les parties les plus anciennes du manoir de Boisgarnault datent probablement du 16e siècle : gros œuvre, baies à encadrement chanfreiné et volumes intérieurs du logis nord. A cette époque, le manoir comprenait déjà deux ailes perpendiculaires, avec probablement une tour d'escalier à vis à l'angle des deux corps de bâtiment. Trois portes au rez-de-chaussée et trois autres à l'étage communiquaient entre les deux ailes du logis et la tour d'escalier. Cette tour a disparu avant la réalisation du plan cadastral de 1827, remplacée par un escalier intérieur en bois dans chaque aile. Le logis présentait peut-être à l'angle nord-ouest une échauguette ou tourelle au niveau du second étage. Aujourd'hui à cet emplacement, un pan de mur coupe l'angle, comme pour obstruer le trou béant qui aurait résulté de la destruction de cette échauguette. En 1689, des maçons sont employés pour effectuer des réparations au manoir.

Au 19e siècle, le logis est remanié. L'aile ouest du logis est reconstruite, la chapelle et le logement de métayer sont aménagés et de nombreux encadrements d'ouvertures de l'aile nord du logis sont remplacés. La différence de traitement de ces encadrements suggère que ces modifications ont été effectuées en plusieurs étapes, lors de périodes différentes.

En 1828, le domaine appartient à Norbert Lhéritier. Selon les états de sections du cadastre de 1828, le logis comprend alors une porte cochère et 23 autres portes et fenêtres, ce qui semble correspondre au logis actuel. A cette date, la mare située au sud est désignée comme abreuvoir. Un jardin borde immédiatement le logis au nord et à l'ouest et quelques terres sont cultivées en vigne plus au nord.

En 1828, les fermes isolées de Varennes et Monconseil dépendaient encore de Bois-Garnault, ce qui ne semble plus être le cas des fermes de Chantegros et de Fontaine. La famille Lhéritier conserve le domaine jusque dans les années 1880. En 1866, Eugène Lhéritier, maire de Vicq-sur-Gartempe, y vit avec sa femme, sa mère, cinq domestiques, un cocher, une cuisinière, deux femmes de chambre et une bergère.

Période(s)Principale : 16e siècle , (?)
Principale : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le logis est composé de deux ailes perpendiculaires de hauteur inégale, l'une à trois niveaux au nord, l'autre à deux niveaux à l'ouest. L'aile nord est construite en moellon, en partie en pierre de Montin, et en pierre de taille pour les angles. Elle est surmontée d'un toit à longs pans et croupes couvert en tuile plate. L'angle nord-ouest, au second étage, présente un pan coupé, peut-être à l'emplacement d'une échauguette détruite. Sur l'élévation nord, deux portes, dont une à encadrement chanfreiné, ouvrent sur le rez-de-chaussée et trois fenêtres sont percées au premier étage, dont une présentant une feuillure. Une seule fenêtre subsiste au second étage, deux baies ayant été murées. Un four à pain, dont la bouche est à l'intérieur du logis, est accolé à cette élévation. De nombreuses ouvertures ont été murées aux étages de l'élévation sud qui ne présente qu'une fenêtre à chacun de ces deux niveaux. Le rez-de-chaussée est percé de deux portes. L'une, haute et large, est encadrée de piédroits dont la partie supérieure est chanfreinée. La seconde, qui était située autrefois à l'intérieur de la tour d'escalier, est plus petite, avec un encadrement chanfreiné. Entre ces deux ouvertures, une fenêtre présente un encadrement mouluré et un appui saillant. Dans l'angle des deux ailes, deux portes à encadrement chanfreiné sont transformées en fenêtre. Elles desservaient les ailes du logis depuis la tour d'escalier, de même que trois portes murées à l'étage. A l'intérieur, un grande pièce carrée, pavée de carreaux de terre cuite, occupe l'ouest du rez-de-chaussée. Elle est chauffée par une cheminée à hotte engagée. Deux petites ouvertures, dont les ébrasements sont importants, l'une très étroite à l'ouest, l'autre carrée au nord, éclairent la pièce. Au centre du bâtiment, un escalier tournant en bois dessert les étages.

L'aile ouest du logis ne présente que de larges baies à encadrement régulier et couvrement en plate-bande. Une lucarne en bois, décorée de denticules, est aménagée dans la toiture à longs pans couverte en tuile plate. A l'intérieur, un couloir borde l'élévation est et dessert les deux pièces du rez-de-chaussée. Accessibles par un escalier tournant en bois situé dans l'angle sud-ouest, les pièces de l'étage sont desservies par un couloir bordant l'élévation ouest, à l'opposé du couloir du rez-de-chaussée.

Les dépendances, couvertes en tuile plate, sont alignées au sud de l'aile ouest. Une chapelle, éclairée par deux fenêtres couvertes en plein cintre, était autrefois coiffée, selon les témoignages, d'un clocher à toit rhomboïdal couvert en ardoise. Un grand corps de bâtiment, de plan carré, comprend un logement secondaire et une grange. Une grange plus basse, accolée à la précédente, présente une porte couverte en anse de panier, peut-être une ancienne porte d'écurie, qui a été murée. Une grange-étable, couverte en ardoise, est située au nord-est du logis. Un muret, un portail à piliers et une grille métallique ferment la cour du logis et marquent la séparation entre le logis et la chapelle d'un côté, les bâtiments agricoles de l'autre.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile plate, ardoise
Étages2 étages carrés
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • États de sections des propriétés non bâties et bâties, sections A-F (1828).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 3460
  • Recensements de la population de la commune de Vicq-sur-Gartempe.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 8 M 3/356
Bibliographie
  • Ducluzeau, Robert. Histoire de Vicq-sur-Gartempe : Seigneurs et seigneuries à Vicq. 35 pages. Document non publié.

    p. 7-10
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 44 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
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