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Manoir

Dossier IA79000904 réalisé en 1985

Fiche

  • Elévation nord.
    Elévation nord.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • logement
    • forge
    • grange
    • écurie
    • hangar agricole
    • étang
Parties constituantes non étudiéeslogement, forge, grange, écurie, hangar agricole, étang
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Vitré
Lieu-dit : la Bessière
Cadastre : 1818 C2 49, 51 ; 1949 C1 26, 27

La première mention de la Bessière apparaît au 13e siècle dans les hommages d'Alphonse de France, comte de Poitiers. Hugues de la Touche en est le propriétaire. Le domaine passe ensuite à la famille de Saint-Gelais-Lusignan. En 1432, Tranchant de Saint-Gelais le lègue à ses neveux et il revint à Jean de Saint-Gelais. Du bâtiment du 15e siècle subsiste une tour d'escalier polygonale sur la façade nord du logis, tandis que sur la façade sud ont été conservées une bretèche et une meurtrière cruciforme. Les tours est et sud ont également des archères. La Bessière passe ensuite à différentes familles : les Chabanais, les Brémond d'Ars, les Payen, les Gourjault. Par alliance, à la veille de la Révolution, le domaine appartenait à Jean Marie Chevalier qui émigrera. Le domaine est vendu comme bien national en 1794. Le logis a été pratiquement reconstruit et agrandi à l'est entre 1882 et 1890 par son propriétaire Adrien Fauché demeurant à Paris.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le manoir est bâti sur une colline. En contrebas de la pente sud se trouve un étang. Deux bras d'un ruisseau, à l'ouest, et des bois, à l'est, délimitent l'ensemble. Les différents corps de bâtiments sont répartis autour d'une cour trapézoïdale dont le logis occupe la partie sud. Celui-ci est constitué d'un corps de bâtiment rectangulaire flanqué d'un pavillon à l'ouest et prolongé de deux travées à l'est, l'ensemble est couvert en ardoise. Un escalier secondaire, en bois, a été installé dans l'agrandissement est du logis. Les baies des lucarnes ont un décor trilobé inscrit dans un fronton triangulaire. La forge est couverte en tuile mécanique, la tour sud en zinc, les tours ouest et est en tuile plate et en ardoise. Tous les autres bâtiments sont couverts en tuile creuse sauf le hangar accolé à la grange et la dépendance à l'est de la forge qui ont des toits en tôle ondulée.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toitardoise, tuile creuse, tuile mécanique, zinc en couverture, tuile plate, tôle ondulée
Étagesétage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
escalier intérieur : escalier tournant en charpente
Techniquessculpture
peinture
Représentationsanimal fantastique ornement végétal armoiries
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Manoir de la Bessière :

    1 Situation

    Le manoir est bâti sur une colline, dont les versants nord, ouest et sud sont en pente accentuée. A l'est des champs prolongent la propriété. En contrebas de la pente sud, se trouve un étang. L'ensemble est entouré à l'ouest par deux bras du ruisseau le Lambon et à l'est par des bois.

    Le logis a sa façade sur cour au nord. Isolé des fermes avoisinantes, le domaine est situé en bordure de la commune de Chailles au nord et distant d'environ deux kilomètres du village de Vitré au sud. Il est accessible par la départementale 103.

    Actuellement le manoir a perdu sa fonction agricole ou d'élevage et sert de lieu de réunion pour les membres d'une association.

    2 Composition d'ensemble

    Les différents corps de bâtiments sont répartis autour d'une cour de forme trapézoïdale non fermée. Au sud, il y a le logis. Au nord se trouvent les anciennes écuries avec une tourelle à l'ouest et au nord-est. En retour des écuries, à l'ouest est située une ancienne dépendance actuellement transformée en habitation. A l'est se trouve une grange ; deux hangars sont accolés sur son élévation ouest. A l'angle sud-ouest de la cour il y a une forge avec une tour accolée au sud et prolongée par un logement au nord. En retour de la façade est de la forge se trouve une dépendance récente.

    L'étang au sud fait partie de la propriété. Dans la prairie à l'est se trouvent, au sud, deux massifs carrés d'environ cinq mètres de côté, maçonnés en petit appareil d'environ un mètre de haut et recouverts de broussailles.

    L'entrée se fait par un passage entre la dépendance nord et le logis. Elle est fermée par une barrière métallique.

    Le moulin à eau, sur le bras sud du Lambon, complétait autrefois l'ensemble.

    3 Matériaux

    Le matériau du gros oeuvre est le calcaire. Les élévations du logis, des logements secondaires et des dépendances sont en moellons enduits. La pierre de taille est utilisée pour les chaînes d'angles et les encadrements des baies. Pour le logis principal, le perron, les grandes lucarnes et l'échauguette sont également en pierre de taille ; les souches de ses cheminées sont en briques avec chaînage et bandeaux en pierre de taille. Les petites lucarnes sont en bois. Mis à part l'encadrement de la grande porte de l'écurie, près de la grange, toutes les baies des élévations nord et sud sont en ciment.

    Le logis principal est couvert d'ardoise, la forge de tuile mécanique, la tour sud de zinc, les tours ouest et est de tuile plate et d'ardoise. Tous les autres bâtiments sont couverts en tuile creuse, sauf le hangar accolé à la grange et la dépendance à l'est de la forge qui sont couverts de tôle ondulée.

    A Logis

    1 La structure

    Le logis, simple en profondeur, est constitué d'un sous-sol (caves sous une partie de l'édifice), d'un rez-de-chaussée (de plein pied sur la cour, surélevé de l'autre en raison de la différence du niveau du terrain), d'un étage carré et d'un étage de comble. Un mur de refend sépare le corps central des ailes gauche et droite. Deux autres murs de refend divisent le corps central. Toutes les autres séparations sont des cloisons.

    2 Les élévations

    L'élévation nord : le corps central est un mur gouttereau à trois travées inégales prolongé à gauche par une aile à deux travées, dans le même alignement et à droite par une aile en retour d'équerre à deux travées égales. Sur le corps central, entre la seconde et la troisième travée, se trouve une tour d'escalier hors-oeuvre à quatre pans.

    Quatre niveaux sont apparents : un sous-sol (baies au niveau du sol pour l'aile gauche), un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Toutes les fenêtres du rez-de-chaussée et de l'étage carré sont rectangulaires à appui saillant mouluré, encadrement mouluré en cavet, à linteau en accolade, mais de largeurs différentes. Les quatre fenêtres de l'aile droite ont des traverses en pierre, ainsi que la deuxième fenêtre de l'étage carré de l'aile gauche. La seconde fenêtre du rez-de-chaussée de cette même aile a un encadrement mouluré de facture différente. Les trois lucarnes pignon du corps central ont leur appui au niveau de la corniche. La lucarne de l'aile de droite est à fenêtre pendante. Elles sont toutes construites sur un même modèle : en pierre, à fronton triangulaire à crossette, la moulure de l'encadrement se terminant en motif trilobé et à appui saillant mouluré. Les deux lucarnes de l'aile gauche ont un encadrement et un fronton triangulaire en bois qui conserve le motif trilobé.

    La corniche est soutenue par des modillons moulurés. Entre la première et la seconde travées du corps central, un contrefort s'appuie sur toute la hauteur de l'élévation. En rez-de-chaussée, et précédant le contrefort, on distingue des traces d'une ouverture ancienne actuellement murée. Un collage apparaît entre l'aile gauche et le corps central.

    La tour d'escalier est éclairée sur les premier, second et quatrième pans par une petite fenêtre à encadrement mouluré, appui saillant et linteau en accolade. La fenêtre du quatrième pan est surmontée de trois corbeaux (vestiges d'un élément défensif ?). Le troisième pan est aveugle.

    La porte d'accès à la tour est rectangulaire à un seul vantail en bois. Son encadrement est souligné d'un décor de colonnettes, de pilastres à pinacles et d'un galbe en accolade dont le tympan est sculpté. Le décor de ce dernier représente un écu muet (martelé ?) surmonté d'un heaume et encadré par deux griffons ; il s'agirait des armes de la famille de Chabanais.

    L'élévation ouest : il s'agit d'un mur gouttereau à deux travées identiques. La lucarne est à fenêtre pendante et a le même décor que celle de la façade nord.

    L'élévation sud : le corps central présente sa façade à cinq travées sur le mur gouttereau. L'aile, en retour d'équerre à gauche, est à une travée et l'aile dans le même alignement à gauche, à deux travées. La porte d'accès du corps central est précédée d'un perron. Celui-ci se compose d'une première volée droite, d'un repos, d'une seconde volée droite en retour d'équerre et d'un palier. La rampe est ornée de quatre feuilles. Sous le palier se trouve l'entrée de la cave. La porte est en arc brisé à claveaux appareillés dont l'intrados est mouluré. Le passage d'accès à la cave est couvert en berceau brisé avec un empattement d'environ cinquante centimètres. La porte de la cave est rectangulaire. Entre la quatrième et la cinquième travée du corps central se trouve un contrefort. A la jonction du corps central et de l'aile droite est située une échauguette soutenue par trois consoles à fausses archères.

    Quatre niveaux sont apparents : le sous-sol ; le rez-de-chaussée surélevé en raison de la pente du terrain ; un étage carré et un étage de comble. Les ouvertures de l'étage de soubassement sont constituées par une archère dont l'ouverture chanfreinée est pratiquée dans une dalle monolithe en forme de croix et la porte de la cave à linteau en arc segmentaire à claveaux appareillés et encadrement en cavet. A l'exception des baies de la première travée de l'aile droite, toutes les baies sont du même modèle : rectangulaire à appui saillant mouluré, linteau appareillé en accolade, encadrement à chaînage harpé et mouluré en cavet.

    La baie du rez-de-chaussée de la première travée de l'aile droite est plus étroite et à traverse en pierre. A l'aplomb de cette dernière, à l'étage carré, se trouve une fenêtre étroite à encadrement géométrique dans sa partie supérieure et moulurée. Les quatre lucarnes pignon du corps central ont leur appui au niveau de la corniche qu'elles interrompent. La lucarne de l'aile gauche est à fenêtre pendante. Elles sont du même modèle que les lucarnes de la façade nord : en pierre, à fronton triangulaire à cossettes, moulure de l'encadrement se terminant en motif trilobé et appui saillant mouluré. A l'aplomb de la seconde travée du corps centrale, du contrefort et au centre du versant de l'aile droite se trouvent trois lucarnes en bois, identiques à celles de l'aile gauche de la façade nord : encadrement et fronton triangulaire en bois à motif trilobé.

    La corniche est à modillons moulurés.

    Le collage entre le corps central et l'aile droite est marqué par une saillie et un chaînage.

    La chaîne d'angle de l'angle sud-est est harpée. Celles de l'aile gauche sont plus irrégulières.

    L'élévation est : il s'agit d'un mur gouttereau. L'entrée est accessible par un escalier droit. La porte à traverse en pierre et imposte vitrée est encadrée de deux petites fenêtres rectangulaires. A l'étage, à l'aplomb de la porte, est percée une fenêtre rectangulaire à appui saillant. La cave, de plein-pied est éclairée d'une fenêtre à encadrement géométrique dans sa partie supérieure. L'espace sous l'escalier a été aménagé en latrines.

    3 Les couvertures

    Le corps central est couvert en longs pans. Le pignon, visible à la jonction avec l'aile dans le même prolongement, est découvert. Cette aile est couverte en longs pans à croupe avec épi de faîtage en zinc. L'aile en retour est couverte en longs pans à croupe ; deux épis de faîtage en zinc ornent les angles de la ligne de fait.

    Les charpentes de l'aile droite et du corps central ne sont plus visibles car le comble a été aménagé. Aux dires des propriétaires, elles ne présentaient pas d'intérêt exceptionnel. Ceci semble être confirmé par la composition de la charpente de l'aile droite soutenue par trois fermes transversales, deux au niveau des croupes et une centrale. Elles sont en bois et de facture ordinaire. Les trois ont deux arbalétriers (du fait au sol), un poinçon et un faux entrait et deux contrefiches. Les deux fermes de croupe sont complétées par deux arêtiers et un arbalétrier de croupe. L'assemblage de présente aucun caractère particulier.

    4 La distribution intérieure

    L'accès au corps central se fait, au nord, par la tour d'escalier qui donne dans un couloir de distribution longitudinale, et au sud, par le perron qui donne dans un vestibule. Deux portes, à l'extrémité du couloir, mènent aux ailes gauche et droite. Ce couloir est lambrissé de bas en haut sur le côté des pièces et tapissé côté cour. Il est éclairé de deux fenêtres à gauche et d'une fenêtre à droite. La première pièce, à gauche, a un sol en plancher et un plafond à deux poutres (d'est en ouest). La retombée du plafond, en plâtre, est moulurée ainsi que les angles des poutres. Cette pièce est éclairée d'une fenêtre au sud, largement ébrasée. Sur le mur est se trouve une cheminée engagée en pierre et dont le manteau est orné d'un blason. Dans le mur ouest, deux placards ont été aménagés. La seconde pièce est accessible du couloir et du vestibule. Elle est éclairée par une fenêtre au sud. Le sol est en plancher, le plafond est soutenu par deux poutres transversales du nord au sud. La mouluration de la retombée du plafond et des poutres est identique à celle de la pièce précédente. Sur le mur est, le plafond est soutenu par un modillon à gauche et trois à droite. Sur le même mur est située une grande cheminée en pierre, engagée. Son manteau est orné d'une peinture.

    Le vestibule a un sol en plancher et un plafond en plâtre. Une double porte mène à la pièce de droite. Le sol de celle-ci est en plancher et son plafond est soutenu par cinq poutres du nord au sud. A la retombée du plafond, à l'est et à l'ouest, il y a cinq modillons. Sur le mur ouest, se trouve une cheminée engagée en marbre. La pièce est garnie de lambris de demi-revêtement. Une porte, à gauche de la cheminée, mène à la pièce de l'aile droite. Toutes les pièces du corps central ont perdu leur fonction initiale. Ainsi que le couloir, elles sont en cours d'aménagements.

    L'aile droite est accessible par une porte dans le couloir qui mène à un dégagement desservant les latrines au nord, à une petite pièce à l'ouest et à la bibliothèque au sud. La pièce à l'ouest, au sol en plancher et au plafond en plâtre, est éclairée par une fenêtre dans les murs ouest et nord. Sur le mur sud se trouve une cheminée engagée, en marbre, sans décor ni moulure. A droite de la cheminée une porte mène à un réduit. La bibliothèque est éclairée au sud par une fenêtre largement ébrasée. Le sol est en plancher et le plafond est soutenu par une poutre d'est en ouest. Sur le mur est se trouve une cheminée adossée, en marbre, sans décor ni moulure. La bibliothèque communique avec la pièce de droite du corps central par une porte dans le mur est. Une porte dans le mur ouest donne dans un débarras à l'ouest qui est séparé du réduit précédemment cité par une cloison qui s'appuie au centre de la fenêtre ouest.

    Une porte, à l'extrémité gauche du couloir, communique avec l'aile gauche. Celle-ci est composée d'un couloir contenant un escalier qui dessert les étages et l'étage de soubassement, une petite pièce donnant au sud et une cuisine prolongée au nord par deux petites pièces. L'escalier est en bois. La petite pièce lui faisant face a un sol en carreaux de terre cuite. Elle est traversée d'est en ouest par un conduit de cheminée. La cuisine a un sol en carreaux hexagonaux en terre cuite et un plafond en plâtre. Elle est éclairée au sud par une fenêtre. Entre celle-ci et le mur est, se trouve un potager en pierre à six feux, dont le dessus et l'entourage sont garnis de carreaux de céramique blancs à décor bleu.

    Sur le mur nord il y a une cheminée engagée en pierre peinte. A droite de celle-ci, est située une petite pièce sur le mur nord de laquelle s'appuie un évier en pierre creusé dans une dalle monolithe. Le sol est en plancher et le plafond est en plâtre. Une petite fenêtre est percée dans le mur est. A gauche se trouve une seconde petite pièce, éclairée au nord par une fenêtre, et dont le sol est carrelé et le plafond plâtré.

    L'étage carré, selon les propriétaires, a la même distribution que le rez-de-chaussée (couloir longitudinal au nord). Une salle d'eau a été aménagée sur le palier de l'escalier. Sur le mur est de cette dernière apparaissent trois consoles de l'échauguette visible sur l'élévation sud. Ce qui confirme que la construction de l'aile gauche du logis date d'une campagne de travaux postérieure à celle du corps central.

    L'étage de comble a été compartimenté en petites pièces, distribuées elles aussi par un couloir au nord.

    La tour d'escalier, à pans coupés, au nord, contient un escalier en vis sans noyau dans une cage circulaire. Celle-ci est éclairée, à des niveaux différents, par trois petites baies. Celle située à l'aplomb de la porte d'entrée a conservé un coussiège en pierre. Au rez-de-chaussée de la tour, en face de l'entrée, un escalier dessert la cave. Il est en pierre et composé d'une volée de trois marches entre-murs, d'abord droites, puis, trois tournantes à droite, et dix droites à nouveau. Il débouche dans une cave située sous le vestibule du logis. Celle-ci est également accessible par le passage situé sous le perron. Quatre marches (deux en pierre et deux en ciment), entre le passage et le niveau du sol, permettent d'accéder à la cave. Le sol est en terre battue et le plafond en plancher. De part et d'autre de cette pièce se trouvent deux autres petites salles. L'accès à celle située à l'ouest se fait par une porte en plein cintre à claveaux appareillés, un passage droit couvert en plein cintre avec une imposte saillante et une seconde porte. La salle est couverte en berceau brisé et le sol est en ciment. Une baie largement ébrasée l'éclaire au sud.

    La pièce de gauche est accessible par une porte rectangulaire à linteau en bois. Le sol est en terre battue et le plafond en plancher. A l'ouest affleure le rocher.

    La cave, de plein-pied, située sous l'aile gauche, est accessible soit par l'escalier partant du rez-de-chaussée, soit directement par l'élévation sud. Cette cave est compartimentée par des cloisons en bois. Mis à part une partie carrelée, le sol est en terre battue et le plafond en plancher. La pièce, au sud, est éclairée par une fenêtre dans le mur est. Cette pièce aurait servi de buanderie, mais il ne reste aucun vestige de cette fonction.

    B Les dépendances

    Les écuries : elles ont été complètement remaniées. Les baies des élévations sud et nord sont en ciment, celles du nord sont garnies d'un barreau en fer forgé. Seule la porte droite de l'élévation sud a été conservée ; son couronnement forme un arc à claveaux. Ces écuries sont encadrées de deux tourelles circulaires. Celle au nord a conservé sa charpente à double enrayure. Les deux tourelles sont éclairées de deux oculus circulaires, percés dans des dalles monolithes, superposées. La tourelle ouest se trouve à la jonction des écuries et de la petite dépendance, son entrée a été remaniée intérieurement.

    La dépendance ouest : elle a été transformée intérieurement en habitation. Elle a conservé une petite baie chanfreinée sur l'élévation ouest.

    La grange : c'est un bâtiment rectangulaire dont la partie nord est imbriquée dans les écuries. Le pignon nord est percée d'une porte rectangulaire. Le pignon sud est aveugle. L'élévation ouest, qui est un mur gouttereau, est percée d'une grande porte charretière et d'une porte piétonne en plein cintre. Au-dessus de la porte charretière se trouve une fenêtre rectangulaire encadrée de deux rangées de trous à pigeons. Tous les encadrements sont en pierre de taille, sauf pour deux fenêtres rectangulaires, percées à gauche de la porte charretière, dont l'encadrement est en ciment. Sur l'élévation est, un hangar récent est accolé. Cette élévation est percée d'une porte en anse de panier, avec un encadrement chanfreiné et impostes saillantes et dont le revers est à arrière-voussure.

    Intérieurement, c'est une vaste salle au sol en terre battue, compartimentée à mi-hauteur au nord pour former une écurie. Le toit est à longs pans, à pignon découvert au sud.

    Sur l'élévation est de la grange, outre le hangar récent, un second hangar est placé perpendiculairement. Il est soutenu par trois piliers en bois sur lesquels retombent trois fermes simples portant le toit à longs pans.

    La forge : il s'agit d'un bâtiment rectangulaire, composé d'un rez-de-chaussée et d'un grenier, situé face à l'élévation est du logis. Il abrite une forge en ciment qui aurait remplacé une forge plus ancienne. L'élévation ouest est un mur gouttereau percé d'une porte centrale encadrée de deux fenêtres. Ces baies sont rectangulaires. Les fenêtres sont à feuillures et volets en bois. La porte a un encadrement en pierre mouluré dont le linteau, en bois, conserve la même moulure. L'élévation ouest est percée d'une porte rectangulaire surmontée d'un lucarne à fenêtre pendante. Le pignon sud, accolé à une tourelle, est percé d'un oculus circulaire. Intérieurement le bâtiment est composé de trois pièces : la première, accessible par la porte est et éclairée par une fenêtre, a un sol en terre battue. A l'angle sud-ouest se trouve la porte d'entrée de la tourelle. La pièce et la tourelle servent de remise. La seconde pièce attenante contient la forge. Le sol est en ciment et le plafond est en plancher. La partie gauche, accessible par une porte sur le mur nord et dont le sol est en ciment, sert de débarras. Le toit est à longs pans.

    Au rez-de-chaussée de la tourelle, deux meurtrières encadrent une archère. A l'aplomb de l'archère, à un niveau supérieur, est percée une petite baie. La toiture est polygonale.

    Au mur nord de la forge est accolé un logis secondaire. C'est un bâtiment rectangulaire composé d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée et d'un étage carré. Le mur nord-est, qui est un mur gouttereau, est percé en rez-de-chaussée par une porte surmontée d'un arc de décharge en brique, une fenêtre, une porte et une autre fenêtre. A l'aplomb de la première fenêtre, à l'étage, est percée une fenêtre. Sous la seconde fenêtre, au niveau du sol, a été aménagé un jour-de-terre. Le mur pignon nord-ouest est percé d'une porte à imposte vitrée, d'une fenêtre en rez-de-chaussée et de trois fenêtres à l'étage. Le mur gouttereau sud-ouest est éclairé par deux fenêtres, une porte, précédée de deux marches en ciment, une fenêtre en rez-de-chaussée et une fenêtre à l'aplomb de la porte, à l'étage. Toutes les ouvertures sont rectangulaires, à encadrement harpé, linteau monolithe et appui saillant pour les fenêtres. Le toit est à longs pans à pignon couvert.

    Du logis ancien (15e siècle ?) ne subsistent que l'escalier hors-oeuvre de l'élévation nord et les caves du corps central.

    D'une première campagne de travaux (dernier quart du 19e siècle - 1880 ?) daterait la reconstruction du corps central et de l'aile droite du logis. De cette période, semblent dater les tourelles, la forge, la grange et les écuries.

    L'aile gauche du logis a fait l'objet d'une troisième campagne de travaux (début 20e siècle ?). De cette période peut dater le logis secondaire.

    Les transformations des écuries sont beaucoup plus récentes.

  • Les seigneurs de la Bessière depuis le milieu du Moyen âge :

    Hugues de la Touche, du temps d'Alphonse de Poitiers (seconde moitié du 13e siècle).

    La famille de Saint-Gelais-Lusignan : blason "écartelé, aux un et quatre d'azur à la croix alaisée d'argent ; aux deux et trois, burelé d'argent et d'azur, au lion de gu brochant sur le burell".

    Jean de Saint-Gelais en 1435. Sa fille Marie épousa en 1442 Aymar de Chabanais, chevalier, seigneur de Comporté (décédé en 1474) : blason d'argent à deux lions léopardés de gu couronnés d'azur. Leur petit-fils Jean, seigneur de Comporté, épousa en 1517 Florence de Saint-Georges : blason d'argent à la croix de gu ; écartelé d'argent à la croix alaisée de gu aux un et quatre, aux deux et trois d'argent à trois fasces ondées de gu. Leur fille Marie-Renée épousa en 1541 Louis d'Albin de Valsergues, lieutenant général de l'artillerie de France : blason de gu au lion d'or. Leur fille Louise épousa en 1559 Charles de Brémond d'Ars, gentilhomme de la chambre du roi : blason d'azur à l'aigle éployé d'or.

    En 1572, Jean Payen acquit le domaine.

    En 1627, Charles de Gourjault, seigneur de Panièvre, aurait acquis la succession vacante de Charles Payen, fils de Jean ; puis son fils Claude est dit y demeurer en 1678 lorsqu'il affermait la borderie de la Touche.

    En 1698, la seigneurie de la Bessière, de trois cens livres de rente, à la succession vacante du sieur Gourjaut, sieur de la Bessière. Néanmoins, Claude-Perside Gourjault, petite-fille de Charles, nièce de Claude, veuve et non commune de biens de Charles Gourjault, seigneur de la Berlière, "ayant interest à la conservation dudit logis" fit faire en 1714 un état des lieux de cette maison noble "en très mauvais estat et presque ruiné depuis plusieurs années sans qu'il y soit fait aucunes réparations" : blason de gu au croissant d'argent.

    En 1719, acquisition de la maison noble, terre et seigneurie de la Bessière et autres biens moyennant 32.000 livres, par Olivier Gourjault, chevalier seigneur de Mauprié, la Bessière et autres places, demeurant en son château de Mauprié, paroisse de Pranzay, de Lusignan, des créanciers de Claude Gourjault. Le 19 novembre 1723, il fit faire un était des lieux ; il mourut en décembre 1733.

    Le 28 décembre 1734, Charles Gourjault, fondé de procuration de dame Elisabeth Lauvergnat, veuve de messire Olivier Gourjault, afferma le domaine de la Bessière, suivi le 22 avril 1735 d'un état des lieux.

    En 1760, madame d'Availles (Françoise-Hélène-Elisabeth Gourjault, dame de la Bessière, fille d'Olivier, chevalier, seigneur de Mauprié et d'Elisabeth Lauvergnat, épouse (1753) de Jean-François Chevalier, seigneur d'Availles).

    En 1789, Jean-Marie Chevalier, seigneur des Essarts, de Châteauneuf et de la Bessière, fils de Jean, époux de Françoise-Angélique de la Barre, fille d'Olivier et de Henriette-Elisabeth-Madeleine Gourjault, soeur de Françoise-Hélène-Elisabeth.

    Le 15 ventose an II, le domaine est adjugé à Michel-Joseph Leblois, accusateur public du département des Deux-Sèvres, demeurant à Niort ; lors de l'établissement de l'ancien plan cadastral, en 1817, la "veuve" Leblois en est la propriétaire. A cette époque le logis est imposé pour 18 ouvertures et il y a deux portes charretières.

    Vers 1830, Josué-Marie de Clervaux acquit la propriété ; il est décédé à La Rochelle en 1848 : blason : "de gu à la croix pattée et alaisée de vair".

    Les descendants de Josue-Marie de Clervaux restent propriétaires du domaine jusque vers 1885. Les matrices cadastrales ont inscrit la reconstruction du logement du moulin en 1866 au nom de Clervaux, ainsi que le château et le moulin dans le registre des propriétés bâties en 1882. Une fille de Josué-Marie épousa en 1826 Léon Guyot du Repaire, ancien officier de la Garde royale, qui aurait hérité de la propriété. Les recensements de 1872 à 1900 ne mentionnent que le couple de fermiers et leurs enfants.

    Entre 1882 et 1890, Adrien Fauché à Paris devient le propriétaire. C'est lui qui a fait restaurer et agrandir le château. Les matrices indiquent une nouvelle construction en 1890, imposée pour 7 ouvertures, puis un accroissement de construction en 1891 ; c'est alors que le nombre d'ouvertures imposées passa à 61. En 1901 et 1906, les recensements mentionnent un régisseur et sa femme.

    Si l'on peut connaître avec précision les propriétaires, au moins depuis le milieu du 17e siècle, en revanche, nous n'avons pas trouvé des renseignements sur l'édifice avant la première moitié du 18e siècle. Les états des lieux de 1714, 1723 et 1735, ainsi que les baux à ferme de 1720 et 1734 prouvent qu'à cette époque le château était affermé et que les propriétaires s'y réservaient juste une chambre.

    Si la nièce de Claude Gourjault avait "intérêt" à la conservation du logis qui était en très mauvais état en 1714, le nouveau propriétaire, Olivier Gourjault, seigneur de Mauprié, a surtout fait faire des réparations dans les dépendances après son achat de cette seigneurie, ainsi qu'à la couverture du logis. D'après la visite de 1723 il a fait rétablir le fournil, les couvertures de la grange et de plusieurs écuries.

    Lors de la visite de 1714 il restait encore du vitrage dans les croisées, preuve que le logis avait été habité par son propriétaire dans la seconde moitié du 17e siècle. En 1723, il ne reste plus de vitrage dans les croisées. A l'étage, les portes des chambres principales étaient "à panneaux", c'est à dire d'une facture plus soignée que les portes ordinaires. On a installé quelques cloisons.

    Entre 1723 et 1735, la comparaison des deux états des lieux ne permet que de relever quelques menus travaux d'entretien, une nouvelle porte à l'écurie joignant le fournil,

    Nous ne connaissons aucun des propriétaires présumés des 15e et 16e siècles qui ont réellement résidé dans le logis. Le corps du logis a néanmoins conservé certains éléments de cette époque :

    La porte d'accès à la tour d'escalier au nord ; la porte est rectangulaire à un seul vantail en bois ; son encadrement est souligné d'un décor de colonnettes, de pilastres à pinacles et d'un gâble en accolade dont le tympan est sculpté ; ce dernier représente un écu muet, surmonté d'un heaume et encadré par deux tenants en forme de griffons.

    La tour d'escalier, à pans coupés, au nord, qui contient un escalier en vis sans noyau dans une cage circulaire, éclairée à des niveaux différents par trois petites baies à encadrement mouluré, appui saillant et linteau en accolade ; la baie du quatrième pan, au-dessus de la porte d'entrée, est surmontée de trois corbeaux, vestiges possibles d'un élément défensif ; celle située à l'aplomb de la porte d'entrée a conservé un coussiège en pierre. Il faut remarquer que les états des lieux de la première moitié du XVIIIe siècle ne mentionnent que deux baies dans cette tour d'escalier.

  • Bail à ferme du domaine de la Bessière, du 28 décembre 1734 :

    "C'est à sçavoir le château de la Bessière, situé en la paroisse de Vitré aveq touttes et chescunes ces apartenances, despandances consistant en bastiments de maison, grange, escurye, toit, jardin, guerenne, bois, prez, cens et rante ..., et généralement sans aucune rezerve de ce que avoit à coutume jouir et jouit encore ... Pierre Nocquet, collon desdits lieux ; se rezerve ledit seigneur bailleur une chambre quy a acoutumée d'estre rezervée ...

    A la charge auxdits preneurs d'entretenir les bastiments de couverture, ceux quy sont à tuille courbe seullement et quant à ceux quy sont à tuille plate, ils ne seront nullement pour le conte desdits preneurs ...

    Plantera par chescuns ans deux douzenne d'arbres fruitiers dans les lieux les plus commodes dudit logis de la Bessière, comme noyer, prunier, poumier et serizier ...".

  • Procès-verbal du château de la Bessière, du 3 avril 1714 :

    "... Premierement la porte de la principalle entrée dudit logis est double soutenue de trois ardivelles, trois gonds, garnye de gros cloux avec une srrure platte sans clef, deux verrouils et un locquet, le tout en assé bon estat, ladite porte uzée par le bas.

    La porte de la salle est double soutenue de deux ardivelles, deux gonds avec deux gros verrouils, un locquet, en bon estat ; la fenestre de ladite salle est garnye de quatre cadre, six ussets, le tout bien attaché et garny de fiches, locquets et tarjettes, sans vitres que seullement environ quinze vitres quy son au hault de ladite fenestre en mauvais estat, les deux contrevans de ladite fenestre sont en bon estat ; le plancher de laditte salle est en mauvais estat estant disjoint et bourbé en plusieurs endroits, convient de le refaire tout a neuf.

    La porte de la chambre quy est a costé de ladite salle est simple attachée seullement de deux fiches en mauvais estat ; la croizée de ladite chambre est garnye de quatre cadre et six ussets sans vitres ny contrevants, en mauvais estat ; la cheminée est en bon estat, au hault de laquelle il y a un chevron traversant poury quy est soutenu par le moyen d'un pied debout sans quoy ledit chevron et partye du planchier tomberoient en ruine ; ladite chambre est planchée et les planches sont assés bonnes fors du costé du mur le plus pres de la cour quy est en mauvais estat.

    Plus visitté une petite chambre quy est a costé de celle cy-dessus, autrefois quy estoit la chambre des servantes et a present est un poulailler en tres mauvais estat aussy bien que la croisée quy est garnye de cadre et ussets ainsy que les preceddantes sans vitres ; la porte de ladite chambre est soutenue de deux ardivelles et gonds en bon estat y ayant aussy un locquet de fert.

    De ladite chambre nous sommes transportez dans une autre petite chambre ou cabinet quy a veue sur l'étang, les murs de laquelle menassent ruine estant fendus en plusieurs endroits, les porte pour entrer en ladite chambre et fenestre sont fort uzée et en très mauvais estat y ayant a ladite fenestre cinq grilles de fer ; le plancher est en estat passable disjoint et bourbé en quelques endroits.

    De la nous sommes transportez dans la cuisine, la porte entre ladite cuisine et la salle est en estat passable et celle de la cour est telle que telle soutenue de deux ardivelles et gonds ; la fenestre du costé de la cour est en tres mauvais estat, il y a trois grilles de fert ; les deux petites fenestres du costé de l'estang sont en assé bon estat ; le potager et la cheminée en estat passable.

    De ladite cuisine nous sommes transportez à l'entrée de la cave, la porte est fermant a deux en estat passable y manquant un bois sur lequel les deux battans appuyoient.

    L'escallier dudit logis en mauvais estat cranponné de fert en plusieurs endroits ; la premiere fenestre est aussy en mauvais estat.

    Dudit escallier nous sommes entrez dans une gallerye pour visitter les chambre haulte, la porte quy est entre ledit escaliier et gallerye est en mauvais estat.

    La porte de la chambre la plus esloignée dudit escallier est en bon estat ; le planché est plus de demy uzé ; la croizée est en mauvais estat sans vitre qu'aux fenestres du hault ou il manque neanmoins plusieurs carreaux ; la cheminée est en bon estat ; le lambris de ladite chambre est en tres mauvais estat aussy bien que la porte par ou l'on entre de ladite chambre dans une autre.

    La porte de la seconde chambre et le membru est en bon estat ; le planchier est bourbé et troué en deux endroits et le reste en estat passable ; la croizée dans ses fenestres et femures est en très mauvais estat et toutte en ruine sans contrevants ny vitres que seullement huict ou dix carreaux a une des fenestres du hault.

    La porte de la troisième chambre haulte est en tres mauvais estat ; le chanchier, cheminée et croizée entièrement ruinez.

    Au bout de laquelle chambre est une autre petite chambre ou cabinet quy est en tres mauvais estat sur le point de tomber en ruine, les murs estant separez et fendus en trois endroits.

    Contre lequel cabinet est un retour quy est aussy ruiné, deplanché et en mauvais estat.

    Dudit lieu nous sommes transporté dans les greniers dudit logis et remarqué qu'ils sont aussy en très mauvais estat, sur lesquels il n'y auroit aucune surté a marcher estant pouris, percez et deplanchez en plusieurs endroits.

    Dudit lieu nous sommes descendus a la petite porte de la cour quy est du costé de l'estang laquelle est soutenue d'un ardivelle avec deux gonds en mauvais estat.

    Plus visitté ledit estang et chaussée quy se sont trouvez entierement desolez et ruinez.

    Dudit lieu nous nous sommes transporté dans le fourniou au bout duquel est une tour toutte ruinez sans couvertures, chevrons ny cherpente ; les murs dudit fourniou, la cherpente et chevrons sont aussy en mauvais estat, et sy la poutre ou mestresse piece de ladite cherpente n'estoit soutenue par le moyen d'un pied debout, elle tomberoit par terre aussy bien que le mur du costé de la cour ; les fours et cheminée sont en mauvais estat et menace ruine.

    L'estable quy est au bout dudit four est en assé bon estat fors le murs du costé de la cour quy menace ruine.

    La porte du jardin est en mauvais estat soutenue de deux ardivelles et gonds ; les murs dudit jardin sont renversez en plusieurs endroits.

    Les deux petites tours quy sont au bout dudit jardin, l'une desquelles est sans porte ny couverture, et l'autre est aussy en mauvais estat.

    La porte dudit jardin pour sortir et aller dans le bois est rompue et en très mauvais estat.

    Dudit lieu nous sommes retournez dans la cour dudit logis et visitté l'escallier en pierre quy est proche de la porte dudit jardin, lequel menace ruine, lequel est separé et quitte le mur depuis le hault jusqu'en bas de la largeur d'un pied ; la porte au desus dudit escallier est en estat passable.

    Plus visitté la porte de l'escurye quy est telle que tel ; la fenestre de ladite escurye, les creches et rasteaux sont en tres mauvais estat ; le plancher au desus de ladite escurye est tout degarny d'aisse et ruiné.

    Plus visitté la petite porte de la grange quy est en bon estat ; les grandes portes de ladite grange sont a bourdonneaux neuves, fermant a deux et en bon estat ; ladite grange est aussy en bon estat.

    Au bout de laquelle il y a une tour quy est en mauvais estat et sans couverture.

    Les toits quy sont proche de ladite grange son en estat passable et les deux toits aux cochon sont en mauvais estat, a l'un desquels la porte n'est point attaché et a l'autre le mur est tombé au hault de quatre a cinq pieds de largeur et d'auteur.

    Les grandes portes de la cour sont fermant a deux en bon estat manquant cependant une aisse au milieu desdites portes ; la petite porte de ladite cour est aussy en bon estat.

    Plus visitté la tour ou coulombier quy est proche desdites porte, la vouste de ladite tour est en mauvais estat soutenue par le moyen de plusieurs bois et pieds debout sans quoy elle seroit ou risque de tomber et le mur du costé de la prairye est tombé par terre plus de moitiyé...".

  • Procès-verbal de visite du château de La Bessière, du 22 avril 1735 :

    "... Premierement que le portal et principalle entrée de la court est a bourdonneau ouvrans a deux fois garny de touttes cest bande et ferrure necessaires a la rezerve de sept gros cloux qu'ils y manque, sans ferrure, clef ny verrouil et ils y a une barre traversante avec un gros cloux de fert au millieux.

    La petitte porte a costé en bon estat soutenue de deux ardivelle et gond, un verrouil par derriere et un loquet a pougnée par le devant.

    La porte dudit logis de La Bessiere est soutenue par trois gond, trois ardivelle, deux verrouil, une serz ure plate et un locquet a pouce sans clef, ladite porte est en assez bon estat.

    La fermeture de la porte de la salle est en bon estat garnye de deux ardivelle et deux gond, deux verrouil et un loquet a pouce ; le planché de ladite salle est fort uzé ayant bezoin d'estre refait a neuf en plusieurs endroits ; dans laquelle salle c'est trouvé une vieille armoire sant clef ny serrure fermant de deux targette ; les fermure de la croizée de ladite salle quy regarde sur l'estangt sont touttes ruynée en leurs bois sant pouvoir servir ayant touttes leurs targette et fiche, a la rezerve d'une targette qu'ils y manque, n'y ayant aucune vitre auditte croizée ; les contrevant sont hosté ny en ayant aucuns ayant seullement quatre ardivelle et. quatre gond, manquant auditte croizée un tenon pour tenir la croizée et un pour arester les contrevans.

    La fermure de la porte quy va de ladite salle en une chambre a main droitte fort uzée soutenue de deux fiche fermant d'une targette et d'un locquet de bois ; le planché de ladite chambre est uzé autours des murs ; la cheminée est garnye de bois pinturé ; les fermures de la fenestre de ladite chambre sont de six vollets avecq leurs chassis a verre, le tout fort ruynée dont ils y a un vollet quy est otez et poury entierement et la traverse hostée ; touttes les ferrure y sont, a la rezerve de deux targette qu'ils y manque ; il n'y a point de contrevant ayant seullement deux gond dant le murs ; il n'y a aucunnes vitre auditte croizée.

    La porte de ladite chamhre pour al1er au lieu est en estat passable soutenue de deux gond et deux gatte ferma de deux targette et un locquet.

    La porte de la chambre ronde en bon estat garnyes de deux ardivelle, deux gond, une serrure et sa clef ; le planché est en maichand estat, il y a une getitte trape sans estre attachée ; a la fenestre de ladite chambre il y a cinq grillon de fert, deux gond dans le murs san.s aucuns contrevans ; les fermure du chassis sont touttes ruynée ayant cest ferrure sans aucunnes vitres ; dant le murs de ladite chambre il y a une armoire fermant a clef.

    La fermeture de la porte pour aller de la chambre du rnillieux a l'antychambre quy a veuhe sur la court en bon estat soutenue par cest ardivelle et gond ayant un verrouil et un renard ; les fermure de la f'enestre de ladite hantichambre sont en tres maichand estat sans acune vitre.

    La fermeture de la porte quy de ladite salle entre en la cuisine est uzée soutenue de cest deux ardivelle et gond, trois verrouil et un locquet a pousse sans serrure ny clef ; dant ladite cuisine il y a un bois de lit vieux et uzé et de vieille armoire sans fermure ny ferrure ensamble une met sant couvercle, le tout de peu de valleurs quy sont de ladite maison ; le pavé de laditte cuisine est fort mauvais et levé en plusieurs endroit ; la fermeture de trois petitte fenestre quy sont dant ladite cuisine sont bonne, a la rezerve de celles quy est vers la court quy est fort uzée garnye de leurs ferrure ; au deux costé de la cheminée il y a deux petitte fenestre quy ont leurs fermures en bon estat. La fermure de la porte pour sortir de ladite cuizine dans la court est fort uzée garnye de cest gond et ardivelle, deux verrouil, un locquet, une serrure plate et sa clef.

    La fermeture de l'entrée de la cave est ouvrante a deux battans soutenue de deux gond, deux ardivelle et deux patte, deux targette et un loquet, l'une desditte porte est destachée ; audit degré il y a une petitte fenestre la fermeture de laquelle est assez bonne et soubz laditte fenestre un pied debout pour apuyer le degré, et la fenestre quy est au hau dudit degré est sant fermeture seulement un petit grillon de fert dant le murs.

    La fermeture de la premiere porte quy est audit degré pour entrer au chambre haute est bonne a paneau soutenue de deux gond et deux pomelle fermant d'un verrouil et une serrure sant clef.

    La fermeture de la porte pour entrer dant la grande chambre est a paneau avecq un chassis garnis de deux fiche, un loquet a pouce, une serrure et sa clef ; a laditte chambre il y a cinq vollet, les traverse d'ant bas sont hostée, lesdits vollest et chassis en mauvais estat sans auvans ny vitre auquels vollest y manque quatre fiche et la fermure d'ant bas est cassée ; le planché de ladite chambre est en maichant estat ; le manbreu quy separe ladite chambre d'une petite vanelle est fort uzée et menace ruyne et la fermure de la porte quy est sur la chambre a madame est a paneau assez en bon estat garnye de trois fiches, une serrure a bosse, sa clef et un loquet, un chassis dessus ; la fermure de la fenestre de ladite chambre sont en tres mauvais estat y manquant un vollet et cest ferrure sans aucunes vitre.

    La premiere fermure de ladite cbambre pour entrer dant l'antychambre quy est sur la chambre ronde est bonne, il y a un loquet, une targette, deux patte et deux gond.

    La fermure de la porte guy entre dant ladite chambre ronde est assez bonne soutenue de deux gond et deux patte sans autre ferrure ; la fenestre de ladite chambr ayant sa veuhe sur l'estangt ne vault rien ny ayant aucunes ferrure.

    La fermeture de la porte quy est sur la poullaillerye est toutte ruinée sans aucunne ferrure, la fenestre est sant fermeture.

    La fermeture de la porte de la grande chambre pour entrer dans la chambre quy est sur la cuizine est a paneau soutenue de deux gond et deux patte fermant d'un renard, un petit locquet sans autre ferrure ; les fenestre de ladite chambre vis a vis la fontenne sont touttes ruynée et hors d'est de pouvoir servir sans vitre ny contrevans.

    La fermeture de la porte des lieu communs est garnye seullement d'un gond, deux patte et un loquet ; le planché de ladite chambre est fort uzé et a bezoin d'estre relevé a neuf ; les fenestre de l'allée quy a veuhe sur la court est uzée y manquant une targette.

    La porte au bout du degré pour entrer dans les grenier est soutenue de deux gond et deux ardivelle, une serrure a bosse sant clef, un verrouil, un vallet a boucle ; le planché des grenier est tout ruyné et hors d'estat de servir ; la quy est au bout du degré du grenier quy regarde sur la court est bort d'estat de servir ayant, sa ferrure a la rezerve d'une targette n'ayant ny vitre ny contre vans.

    La porte de la despance comme l'ont dessand a la cave est soutenue d'un gond, deux ardivelle, un verrouil sant autre ferrure ; la fenestre de ladite despance quy a sa veuhe sur l'estangt est soutenue par deux ardivelle, deux gond, un verrouil et deux grillon de fert dans le murs.

    La fenestre quy est au bas dudit escallier quy regarde vers l'estangt est sant fermeture ayant un petit grillon dant le murs.

    La fermeture d'un petit endroit a mettre le salouer est toutte ruynée estans destachée ayant deux gond et deux ardivelle cassée.

    La fermeture de la, porte de la cave voutée est en assez bon estat soutenue de deux ardivelle et gond ; dant laquelle cave il y a deux tin de neuf pied de longt ; la petitte fenestre regardent, sur l'estangt fort uzée soutenue de deux gond et deux ardivelle, un verrouil et au millieux de laquelle fenestre il y a un petit uset sans fermure seullement un grillon de fert dant le murs.

    La porte du fourniou est en assez bon estat soutenue de deux ardivelle et gond fermant par le devant d'un renard ; la fenestre quy regarde sur la court est soutenue de cest ardivelle et gond fermant d'un verrouil par derriere sant autre ferrure ; l'autre petitte fenestre est sant fermeture ; le carreau dudit fourt est en estat passable ; le petit fourt a costé du grand fourt est hors d'estat de servir.

    La porte de la tours est sant fermeture.

    Le fourt est sant garniture.

    La petitte porte quy entre sur le fourt est destachée et ruynée ayant seullement deux ardivelle et deux gond.

    La porte de l'escurye joignant le fourniou est en bon estat soutenue par deux ardivelle et deux gond sans autre ferrure ; la fenestre de ladite escurye est en assé bon estat soutenue d.'un gond et deux ardivelle ; les creche en assez bon estat sans ratellier ny entre deux.

    La porte d'une autre escurye tout pres celle cy dessus est uzée en sont bois soutenue de deux ardivelle et gond fermant d'une targette et un renard sant boucle ; les creche en assez bon estat sant ratellier ; la fenestre du costé de la cour est soutenue de deux ardivelle et gond, un uset au millieux sans ferrure q'un verrouil ; l'estage quy est dant laditte escurye servant autrefois de grenier garny de tous les sollivaux seullement, la porte et la fenestre dudit grenier sont en bon estat garnye de leurs ferrure a la rezerve d'un ardivelle quy manque a la porte.

    Les grande porte de la grange sont uzée en leurs bois garnye de leurs goullard, quatre ardivelle double avecq une barre tournante et la cheville de fert ; la fenestre quy est sur laditte porte est sant fermeture ; la petitte porte est uzée en sont bois soutenue par deux ardivelle et gond fermant avecq un renard de fert.

    La tour au proche laditte grange est sans fermure ny a la porte ny a la fenestre et icelle tous sant cherpante ny couverture...

    La porte du toit au berbis est uzée en sont bois soutenue de deux ardivelle et gond fermant d'un loquet sans pougnée ; dant lequel toit il y a quatre fenestre en bon estat garnye de chescune deux ardivelle et gond, a la rezerve d'une qu'il y manque un gond n'ayant d'autre ferrure.

    La porte d'une petitte escurye proche ledit toit en assez bon estat soutenue par deux ardivelle et gond fermant d'un renard ; la creche de ladite escurye est en maichant estat sans ratellier ; les deux f'enestr e du costé du chemain ssont garnye de leurs gond et ardivelle, celle d'ant bas fermant d'un verrouil et deux grillon de fert dant le murs.

    La porte d'un autre escurye proche celle cy dessus est sant fermure, la creche en assez bon estat sans rateaux ; les deux fenestre du costé du chemain sont soutenue de chescune deux ardivelle et gond, celle d'ant bas ayant deux grillon de fert sant autre ferrure ; au bout de laquelle escurye il y a une porte quy sort vers le chemain dont la fermeture est uzée gar nye de cest ardivelle et gond ayant deux verrouil.

    La porte du toit au poulle est garnye de cest ardivelle et gond, une serrure à bosce sont verrouil sant clef ; dant lequel toit il y a un oieul de boucg et deux fenestre, celle du bas sant fermeture et celle du hault a sa fermure soutenue par cest ardivelle et gond ; dant lequel toit...

    La porte d'un autre enplacement joignant le coulombier est sans fermeture, il y a seullement un gond dant le murs.

    Les deux porte du toit au cochon, l'une est sant, fermeture et l'autre soutenue par deux gond et ardivelle, les deux fenestre desdits toit sont soutenue par leurs ardivelle et gond sans autre ferrure.

    La porte du coulombier est en bon estat garnye de cest gond et ardivelle et sa serrure a bosse et sa clef n'y ayant que tres peu de pigeon audit coulombier. La porte du bas du coulombier est fort uzée soutenue par cest ardivelle et gond fermant d'une corde par le devant.

    Le degré de pierre quy est le longt du pignon de l'escurye proche le jardin est ruyné. La porte du jardin est uzée en sont bois...

    Le bois de la fermeture du portal de l'allée est uzé soutenue de quatre gond, quatre bande, un autre gond dant le murs sans bande, et au millieu de laquelle porte est une porte coupée soutenue par cest gond et ardivelle fermant d'unt loquet, a laquelle porte il y a deux anneau propre a mettre vallest, lesquels vallest sont dant la salle.

    Les deux tourasse du jardin sont sant fermeture, a la rezerve de la fermeture d'une d'ant hault quy est susepandue par deux ardivelle et gond sant autre ferrure.

    La porte de la court quy sort vers la fontaine est uzée en sont bois soutenue par deux ardivelle et gond sant autre ferrure.

    Le jardin est fermé de muraille avecq deux breche.

    Tous les bastiments quy sont a tuille creuze sont en bon estat de la couverture, a la rezerve de trois ou quatre jouvne de recouvreur qu'il convient enployer sur partye des bastiments...".

  • Confrontation des procès-verbaux de visite du château de La Bessière, des 3 avril 1714, 19 novembre 1723 et 22 avril 1735 :

    Logis, rez-de-chaussée :

    "1714 : Premierement la porte de la principalle entrée dudit logis... le tout en assé bon estat, ladite porte uzée par le bas.

    1723 : La porte dudit logis de la Bessière... laditte porte est uzé dans son bois par le bas.

    1714 : La porte de la salle est double... en bon estat ; la fenestre de ladite salle est garnye de quatre quatre cadre, six ussets... sans vitres que seullement environ quinze vitres quy son au hault de ladite fenestre en mauvais estat, les deux contrevans de ladite fenestre sont en bon estat ; le plancher (plafond) de ladite salle est en mauvais estat estant disjoint et bourbé en plusieurs endroits, convient de le refaire tout à neuf.

    1723, 1735 : La fermure de la porte pour entrer dans la salle est en bon estat... ; le planché de laditte salle est fort uzé ayant besouin d'estre refait à neuf en plusieurs endroits...

    1723 : Les fermures du couroir de laditte salle qui regarde sur l'étang (vers le sud) sont en assé bon estat...

    1735 : Les fermures de la croizée de ladite salle quy regarde sur l'estang sont touttes ruynées en leurs bois sans pouvoir servir... ny ayant aucune vitre auditte croizée

    1714 : La porte de la chambre quy est à costé de ladite salle... ; la croizée de ladite chambre est garnye de quatre cadre et six ussets sans vitres ny contrevants, en mauvais estat ; la cheminée est en bon estat, au hault de laquelle il y a un chevron traversant poury quy est soutenu par le moyen d'un pied debout sans quoy ledit chevron et partye du planchier tomberoient en ruine ; ladite chambre est planchée et les planches sont assés bonnes fors (sauf) du costé du mur le plus près de la cour quy est en mauvais estat.

    1723, 1735 : La fermure de la porte qui de laditte salle entre dans une chambre à main droitte est fort uzée... ; le plancher de laditte chambre assé bon, fort uzé autour des murs ; la cheminée est garnie de bois pinturé ; près la corniche de laquelle il y a un lissoir soutenant trois soliveaux du planché d'en hault, lequel lissoir est cassé et soutenu par un pied debout et le plancher quy est sur lesdits soliveaux est tout poury ; les fermures de la fenestre de ladite chambre sont de six vollets avec leurs chassis à verre les deux plus bas fort uzez et la traverse ostée... et il n'i a point du tout de vitres.

    1714 : Plus visitté une petite chambre quy est à costé de celle cy dessus, autrefois quy estoit la chambre des servantes et à present est un pouillailler en très mauvais estat aussy bien que la croisée quy est garnye de cadre et ussets ainsy que les preceddantes sans vitres ; la porte de ladite chambre... en bon estat ...

    1723, 1735 : La fermure de la porte de laditte chambre pour aller aux lieux est en estat passable...

    1714 : De ladite chambre nous sommes transportez dans une autre petite chambre ou cabinet quy a veue sur l'estang, les murs de laquelle menassent ruine estant fendus en plusieurs endroits, les porte pour entrer en ladite chambre et fenestre sont fort uzée et en très mauvais estat y ayant à ladite fenestre cinq grilles de fert ; le plancher est en estat passable disjoint et bourbé en quelques endroits.

    1723, 1735 : La porte pour entrer dans la chambre ronde est en bon estat ... ; le plancher d'icelle est assé bon... ; à la fenestre de laditte chambre il y a cinq grillons de fert...

    1735 : Le planché est en mauvais estat, il y a une petite trappe sans estre attachée ; à la fenestre...

    1714 : De là nous sommes transportez dans la cuisine, la porte entre ladite cuisine et la salle est en estat passable et celle de la cour est telle que telle... ; la fenestre du costé de la cour est en très mauvais estat, il y a trois grilles de fert ; les deux petites fenestres du costé de l'estang sont en assé bon estat ; le potager et la cbeminée en estat passable.

    1723, 1735 : La fermure de la porte pour aller de la chambre du milieu à l'antichambre qui a veue sur la cour est bonne... ; les fermures de la fenestre de ladite antichambre ne vallent rien.

    1723, 1735 : La fermure de la porte qui de laditte salle entre en la cuisine est uzée... ; le pavé de laditte cuisine est fort mauvais et levé en plusieurs endroits ; la fermure des trois petittes fenestres qui sont de laditte cuisine sont bonnes, à la réserve de celle qui est vers la cour ... ; aux deux costez de la cheminée... ; la fermure de la porte pour sortir de laditte cuisine dans la cour est fort uzée aiant esté racommodée par le bas...

    1714 : De ladite cuisine nous sommes transportez a l'entrée de la cave, la porte est fermant à deux en estat passable y manquant un bois sur lequel les deux battans appuyoient.

    1723, 1735 : La fermure de l'entrée de la cave est ouvrante à deux battants...

    1714 : L'escallier dudit logis en mauvais estat cranponné de fert en plusieurs endroits ; la première fenestre dudit escallier est sans vitre ny autre fermure ; la segonde fenestre est aussy en mauvais estat.

    1723, 1735 : Audit degré il y a une petitte fenestre, la fermure de laquelle est assé bonne... ; et la fenestre qui est au hault dudit degré est sans fermure...".

    Logis, étage :

    "1714 : Dudit escallier nous sommes entrez dans une gallerye pour visitter les chambre haulte, la porte quy est entre ledit escallier et gallerye est en mauvais estat.

    1735 : La fermeture de la première porte quy est audit degré pour entrer au chambre haute est bonne, à paneau...

    1714 : La porte de la chambre la plus esloignée dudit escallier est en bon estat ; le planché est plus de demy uzé ; la croizée est en mauvais estat sans vitre qu'aux fenestres du hault où il manque neanmoins plusieurs carreaux ; la cheminée est en bon estat ; le lambris de ladite chambre est en très mauvais estat aussy bien que la porte par où l'on entre de ladite chambre dans une autre.

    1723, 1735 : La fermure de la porte pour entrer dans la grande chambre est à paneaux... ; à laditte chambre il y a cinq vollets, les traverses d'en bas ostée, lesdits vollets et chassis en mauvais estat sans auvant ni vitres...

    Le membru qui sépare laditte chambre d'une petitte venelle est fort uzée et menace ruine.

    1714 : La porte de la segonde chambre et le menbru est en bon estat ; le planchier est bourbé et troué en deux endroits et le reste en estat gassable ; la croizée dans ses fenestres et fermures est en très mauvais estat et toutte en ruine sans contrevants ny vitres que seullement huict ou dix carreaux a une des fenestres du hault.

    1723, 1735 : Et la fermure de la porte de la chambre qui est sur la chambre à madame est à paneaux, assé en bon estat... ; les fermures de la fenestre de ladite chambre sont en fort mauvais estat y manquant un vollet et ses ferrures, sans auvant ni vitres.

    1714 : La porte de la troisiesme chambre haulte est en très mauvais estat ; le planchier, cheminée et croizée entièrement ruinez.

    Au bout de laquelle chambre est une autre petite chambre ou cabinet quy est en très mauvais estat estant sur le point de tomber en ruine, les murs estant separez et fendus en trois endroits. Contre lequel cabinet est un retour quy est aussy ruiné, deplanché et en mauvais estat. 1723, 1735 : La première fermure de ladite chambre pour entrer dans l'antichambre qui est sur la chambre ronde est bonne...

    La fermure de la porte qui entre dans ladite chambre ronde est assé bonne... ; la fenestre de laditte chambre aiant sa veue sur l'étang ne vault rien... ; le coin de la cheminée de ladite chambre vers ledit estang a une grande crevace au mur lequel menace ruine...

    L'autre chambre à costé de laditte chambre ronde à main gauche est entièrement ruiné dans son plancher...

    1735 : La fermeture de la porte quy est sur la poullaillerye est toutte ruynée...

    1723, 1735 : La fermure de la porte de la grande chambre pour entrer dans la chambre qui est sur la cuisine est à paneaux... ; les fenaistres de laditte chambre vis à vis la fontaine sont fort usée, sans vitre ni auvants.

    1723 : La fermure de la porte des lieux communs... ; le plancher de ladite chambre est fort uzé... ; la fermure de la porte pour sortir dans la cour est bonne...

    La chambre de dessus ladite chambre menace ruine en plusieurs endroits faulte de couverture... ; les fenestre de l'allée qui ont veue sur la cour sont fort uzée...

    Les fermetures de la fenestre qui regarde sur le portal...

    1714 : Dudit lieu nous sommes transporté dans les greniers dudit logis et remarqué qu'ils sont aussy en très mauvais estat, sur lesquels il n'y auroit aucune surté à marcher estant pouris, percez et deplanchez en plusieurs endroits.

    1723 : Le plancher des greniers est ruiné et hors de tout service ; la couverture, latte et chevrons aussy en très mauvais estat ... et comme ledit fermier n'étoit point tenu de ladite couverture a esté reconnu que le seigneur de Mauprié la entièrement fait rétablir depuis qu'il est en pocession dudit château de la Baissière.

    1735 : La porte au bout du degré pour entrer dans les greniers... ; le planché des greniers est tout ruyné et hors d'estat de servir ; la fenestre quy est au bout du degré du grenier quy regarde sur la court est hors d'estat de servir...

    1714 : Dudit lieu nous sommes descendus a la petite porte de la cour quy est du costé de l'estang laquelle est soutenue d'un ardivelle avec deux gonds en mauvais estat.

    1723, 1735 : La porte de la depance comme l'on dessend à la cave... ; la fenestre de ladite depence qui a sa veue sur l'étang... ; la fenestre qui est au bas dudit escalier qui regarde sur l'étang... ; et la fermure d'un petit endroit à mettre salouer est en mauvais estat...

    La fermure de la porte de la cave voûtée est en assé bon estat... ; dans laquelle cave ...une petitte fenestre regardant sur l'étang fort uzée...

    1714 : Plus visitté ledit estang et chaussée quy se sont trouvez entierement desolez et ruinez.

    1714 : Dudit lieu nous nous sommes transporté dans le fourniou au bout duquel est une tour toutte ruinez sans couvertures, chevrons ny cherpente ; les murs dudit fourniou, la cherpente et chevrons sont aussy en mauvais estat, et sy la poutre ou mestresse piece de ladite cherpente n'estoit soutenue par le moyen d'un pied debout, elle tomberoit par terre aussy bien que le mur du costé de la cour ; les fours et cheminée sont en mauvais estat et menace ruine.

    1723 : La porte du fourniou estoit aussy sans fermeture et la cherpente toute ruinée et renversée ce que ledit seigneur de Mauprier a depuis fait rétablir ; la fenaistre... ; le carreau dudit four a besoin d'estre relevé et le petit four qui est aussi hors d'estat de servir et les cheminées sans couverture menaçant ruine, ce que ledit seigneur de Mauprier a aussy fait rétablir...

    1735 : La porte du fourniou est en assez bon estat... ; la fenestre quy regarde sur la court... ; le carreau du fourt est en estat passable ; le petit fourt à costé du grand fourt est hors d'estat de servir.

    1723 : La tour joignant au fourniou estoit aussy entièrement ruinée dans sa cherpente, latte et couverture.

    1735 : La porte de la tour est sans fermeture.

    1714 : L'estable quy est au bout dudit four est en assé bon estat fors le murs du costé de la cour quy menace ruine.

    1723 : La porte de l'écurie joignant ledit fourniou est en mauvais estat...

    1735 : La porte de l'écurye joignant le fourniou est en bon estat...

    1714 : Plus visitté la porte de l'escurye quy est telle que tel ; la fenestre de ladite escurye, les creches et rasteaux sont en très mauvais estat ; le plancher au desus de ladite escurye est tout degarny d'aisse et ruiné.

    1723 : La porte d'une autre écurie tout proche celle cy dessus... ; la fenestre du costé de la cour... ; et l'étage quy est sur ladite écurye servant autrefois de grenier est entièrement ruiné ; dans la cour entre les deux écuries il y a une échelle de bois de vingt trois rollons... ; la couverture de ladite écurie estoit ausy en mauvais état et a été depuis rétablie.

    1735 : La porte et la fenestre dudit grenier sont en bon estat...

    1714 : La porte du jardin est en mauvais estat... ; les murs dudit jardin sont renversez en plusieurs endroits. Les deux petites tours quy sont au bout dudit jardin, l'une desquelles est sans porte ny couverture, et l'autre est aussy en mauvais estat. La porte dudit jardin pour sortir et aller dans le bois est rompue et en tres mauvais estat.

    1723 : Le jardin est inculte et tous les arbres d'icelluy sont sur leur retour et presque morts... ; le bois de la fermure du portal de l'allée... ; les deux tourasses quy sont aux deux costez du jardin... la couverture et cherpente sont entièrement ruinez.

    1714 : Dudit lieu nous sommes retournez dans la cour dudit logis et visitté l'escallier en pierre quy est proche de la porte dudit jardin, lequel menace ruine, lequel est separé et quitte le mur depuis le hault jusqu'en bas de la largeur d'un pied ; la porte au desus dudit escallier est en estat passable.

    1723 : Le degré de pierre le long du pignon de l'écurye proche la porte du jardin...

    1714 : Plus visitté la petite porte de la grange quy est en bon estat ; les grandes portes de ladite grange sont a bourdonnaux neuves, fermant a deux et en bon estat ; ladite grange est aussy en bon estat. Au bout de laquelle il y a une tour quy est en mauvais estat et sans couverture.

    1723 : Les grandes portes de la grange... en bon état... ; la petite porte est uzée... La tourace proche ladite grange est... sans cherpente ny couverture... La couverture de ladite grange étoit ausy en mauvais état et quy a été depuis rétablie.

    1735 : Les grandes portes de la grange sont uzées en leur bois... ; la petitte porte est uzée en son bois... ; la tourace proche laditte grange est sans fermure..., sans cherpante ny couverture.

    1723 : Au coin de la cour proche ladite grange s'est trouvé une porte rompue et uzée...

    1714 : Les toits quy sont proche de ladite grange son en estat passable et les deux toits aux cochon sont en mauvais estat, à l'un desquels la porte n'est point attaché et à l'autre le mur est tombé au hault de quatre à cinq pieds de largeur et d'hauteur.

    1723 : La porte du toit aux moutons...

    1735 : La porte du toit aux brebis...

    1723, 1735 : La porte d'une petite écurye proche ledit toit... ; les deux fenestres du costé du chemin... La porte d'une autre écurye proche celle cy dessus... au bout de laquelle écurye il y a une porte pour sortir vers le chemin... et la couverture en bon estat ayant esté rétablie par ledit sieur de Mauprié.

    La porte du toit aux poulles... dans lequel toit il y a un oeil de bouc et deux fenestres...

    La porte d'un autre petit emplacement joignant le coulombier...

    La porte du toit aux cochons...

    La porte d'un autre toit à gauche...

    1714 : Les grandes portes de la cour sont fermant à deux (battants) en bon estat manquant cependant une aisse (planche) au milieu desdites portes ; la petite porte de ladite cour est aussy en bon estat.

    1723, 1735 : Premièrement que le portal et principalle entrée... à la réserve de sept gros clous quy y manque ainsy q'une aise au milieu... ; la petitte porte à costé en bon estat...

    1714 : Plus visitté la tour ou coulombier quy est proche desdites portes, la vouste de ladite tour est en mauvais estat soutenue par le moyen de plusieurs bois et pieds debout sans quoy elle seroit on risque de tomber et le mur du costé de la prairye est tombé par terre plus de moityé...

    1723, 1735 : La porte du coullombier est en bon état...

    1735 : Le degré de pierre quy est le long du pignon de l'escurye proche le jardin et ruyné...

    La porte du jardin est uzée...

    Le jardin est inculte et tous les arbres d'icelluy sont sur leur retour...

    Le bois de la fermeture du portal de l'allée est uzé...

    Les deux tourasse du jardin sont sans fermeture...

    La porte de la cour quy sort vers la fontaine est uzée...

    Le jardin est fermé de muraille avecq deux brèches.

    Tous les bastiments quy sont à tuille creuze sont en bon estat de la couverture...".

  • Chronologie des mutations de propriété :

    1678 : Claude Gourjault, chevalier, seigneur de la Bessière, y demeurant.

    1698 : "La seigneurie de la Bessière, de trois cens livres de rente, à la succession vacante du sieur Gourjaut, sieur de la Bessière".

    3 avril 1714 : Perside Gourjault, veuve et non commune de messire Charles Gourjault, chevalier seigneur de la Bessière, Conzay et autres lieux, demeurant à Crouzon, paroisse de Beaussais.

    30 juin 1719 : acquisition de la maison noble, terre et seigneurie de la Bessière et autres biens moyennant 32.000 livres, par Olivier Gourjault, chevalier seigneur de Mauprié, la Bessière et autres places, demeurant en son château de Mauprié, paroisse de Pranzay, de Lusignan. Le 19 novembre 1723, il fait faire un était des lieux ; il mourut en décembre 1733.

    22 avril 1735 : Messire Charles Gourjault, chevalier seigneur de Cerné, Conzay, la Bessière et autres places, demeurant en son logis noble de Conzay, paroisse de Thorigné, fondé de procuration de dame Elisabeth Lauvergnat, veuve de messire Olivier Gourjault, fait faire un état des lieux.

    1760 : Madame d'Availles (Françoise-Hélène-Elisabeth Gourjault, dame de la Bessière, fille d'Olivier, chevalier, seigneur de Mauprié et d'Elisabeth Lauvergnat, épouse (1753) de Jean-François Chevalier, seigneur d'Availles).

    1789 : Jean-Marie Chevalier, seigneur des Essarts, de Châteauneuf et de la Bessière, fils de Jean, époux de Françoise-Angélique de la Barre, fille d'Olivier et de Henriette-Elisabeth-Madeleine Gourjault, soeur de Françoise-Hélène-Elisabeth.

    15 ventose an II : adjugé à Michel-Joseph Leblois, accusateur public du département des Deux-Sèvres, demeurant à Niort.

    Vers 1830 : Josué-Marie de Clervaux ; il est décédé à La Rochelle en 1848.

    Vers 1885-1926 : Adrien Fauché.

  • Mutations de propriété :

    Parcelle C 43 : la Terrasse, pâtis : propriété de Leblois.

    Parcelle C 44 : la Terrasse, pâtis : propriété de Leblois.

    Parcelle C 45 : la Tour, tour : propriété de Leblois.

    Parcelle C 46 : la Tour, tour : propriété de Leblois.

    Parcelle C 48 : la Bessière, jardin : propriété de Leblois.

    Parcelle C 49 : la Bessière, bâtiment, cour : propriété de Leblois.

    Parcelle C 50 : Parterre, jardin : propriété de Leblois.

    Parcelle C 51 : Parterre, logis : propriété de Leblois.

    Parcelle C 54 : le Gardeau, jardin : propriété de Leblois.

    Parcelle C 56 : Etang, étang : propriété de Leblois.

    Parcelle C 101 : du Moulin, pré : propriété de Leblois.

    Parcelle C 102 : du Four, jardin : propriété de Leblois.

    Parcelle C 103 : de la Maison, jardin : propriété de Leblois.

    Parcelle C 104 : de la Bessière, moulin : propriété de Leblois.

    Parcelle C 105 : de la Bessière, maison, bâtiment, cour : propriété de Leblois.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 1542. 15 février 1678 : ferme, par messire Claude Gourjault, chevalier, seigneur de la Bessière, y demeurant, à Jean Majault, journalier, de la borderie située à la Tousche, paroisse de Vitré.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 3724. 6 novembre 1598 : acte de prise de possession de la chapelle de la Vexière.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10300. 22 avril 1735 : procès-verbal de visite à la requête de dame Elisabeth Lauvergnat, veuve de feu Olivier Gourjault, seigneur de Mauprié, la Bessière et autres places.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10382, folio 69. 3 avril 1714 : procès-verbal de visite à la requête de dame Perside Gourjault, veuve non commune de biens de Charles Gourjault, chevalier, seigneur de la Berlière, Conzay et autres lieux, demeurant à Crouzon, paroisse de Beaussais.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10387, folio 172. 19 novembre 1723 : procès-verbal de visite à la requête d'Olivier Gourjault, chevalier, seigneur de Mauprié, la Bessière et autres lieux.

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 59. 5 mars 1794 (15 ventôse an II) : procès-verbal d'adjudication de biens confisqués sur Jean-Marie Chevalier Des Essarts de La Courdadière, émigré ; ils consistent dans une maison ci-devant appelée le logis de la Bessière... consistant en plusieurs chambres basses, hautes et grenier par dessus, grange, écurie, étables, toits, cour renfermée de murs, enfin tout ce qui compose ladite maison... adjudicataire Michel Joseph Leblois, accusateur public du département des Deux-Sèvres, demeurant à Niort, pour 14.000 livres.

Bibliographie
  • Association promotion patrimoine (Niort). Châteaux, manoirs et logis. Les Deux-Sèvres / dir. Philippe Floris, Pascal Talon. Niort : Ed. A.P.P., 1991.

    p. 317
  • Poignat, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres (volume 2). Le pays mellois. Niort : Ed. du Terroir, 1982.

    p. 155
  • Boisrond, René de Saint-Léger de. Mémoires, 1675-1690. Recueil de la Commission des Arts de la Charente-Inférieure, t. 9, 1888.

    p. 415
  • Hipault, Octave-Auguste. Les logis de Bessière et de Pied-Foulard. Bull. soc. hist. scient. des Deux-Sèvres, t. 8, 1939-1949.

    p. 342-343
  • Rivierre, Jean. La vie des protestants du Poitou après la Révocation (1685-1700). Bull. soc. hist. scient. des Deux-Sèvres, 2e s., t. 9, 1976.

    p. 48
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