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  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vals de Gartempe et Creuse - Pleumartin
  • Commune Vicq-sur-Gartempe
  • Lieu-dit la Forest
  • Cadastre 1827 H2 2812  ; 2010 AL 264 à 266
  • Dénominations
    manoir
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, écurie, remise, buanderie, four à pain

Le domaine appartenait au 17e siècle à la famille de La Bussière, qui détenait également le château de Jutreau à Saint-Pierre-de-Maillé. Selon la tradition orale, qui serait peut-être basée sur des documents d'archives, le manoir aurait été construit en 1610 à l'emplacement d'une ancienne chapelle et un château disparu aurait été situé dans un bois à l'ouest du manoir actuel. Ces informations ne sont pas vérifiables, mais le gros œuvre du logis actuel pourrait effectivement dater du début du 17e siècle. Les angles construits en moellons irréguliers pourraient dater de cette période, ainsi que certains éléments de l'écurie. Sur le plan cadastral de 1827, le logis, l'écurie et le jardin clôturé de murs à l'ouest figurent avec un plan identique. Des dépendances figurant sur ce plan à l'est du logis ont aujourd'hui disparu. En 1828, le domaine appartient à la famille Parent et comprend une porte cochère et treize autres portes et fenêtres, ce qui est inférieur au nombre actuel d'ouvertures. Vers 1850, Louis Robin fait l'acquisition du domaine qui est alors occupé par un colon, Louis Coquelin. Le comte Ernest de Bardin, originaire de la Gironde, achète le manoir dans les années 1860. Selon les matrices cadastrales, une maison, un pavillon et une buanderie sont construits en 1868 par Ernest de Bardin. Le manoir n'a probablement pas été reconstruit, mais plutôt remanié, avec le percement d'ouvertures identiques sur les deux élévations principales. Les deux dépendances construites à cette date sont probablement la remise accolée au sud et le petit bâtiment isolé à l'est. L'écurie a également été remaniée, probablement à la fin du 19e siècle. Sur les photographies du début du 20e siècle, un petit campanile aujourd'hui disparu est visible au-dessus du toit. A partir de la fin du 19e siècle, le domaine devient la propriété de la famille Bordier qui possédait aussi la maison construite en pierre de taille sur la place de Vicq.

Le logis est un bâtiment de plan rectangulaire, construit en moellon de calcaire, partiellement en pierre de Montin. Il est composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un comble coiffé d'un toit à longs pans et croupes couvert en tuile plate. Les angles sont construits avec de gros moellons irréguliers. L'élévation côté cour, à l'est, est organisée en quatre travées d'ouvertures. Toutes les baies ont un encadrement en pierre de taille et une couverture en arc segmentaire, dont la clé est saillante. Trois pleins de travées sont en pierre de taille, le quatrième étant recouvert d'enduit. Trois lucarnes en bois, décorées de denticules, sont ouvertes dans le comble. L'élévation ouest, côté jardin, présente cinq travées d'ouvertures identiques à celles de l'élévation est. Deux petites baies sont également percées entre deux travées : une en forme de losange pour l'évier au rez-de-chaussée et une à encadrement en bois sur le palier de l'escalier à l'étage. Deux épis de faîtage en zinc ornés de motifs floraux dominent la toiture du logis. Depuis l'est, un vestibule permet l'accès à l'intérieur du logis. Il ouvre sur une pièce centrale assez étroite, munie d'une niche concave. Un escalier en bois, perpendiculaire aux élévations principales, monte à l'étage depuis le vestibule. Une grande pièce au sud, qui ne communique qu'avec la pièce centrale, est chauffée par une cheminée dont le trumeau est décoré de pilastres, de guirlandes et d'un pot à fleurs. La partie nord du rez-de-chaussée est occupée par la cuisine à l'ouest et une autre pièce au sud. Le logis est encadré par deux dépendances, une remise au sud et une grange au nord. Au nord-est, l'écurie présente sur sa façade une porte à encadrement en pierre de Montin couverte en plein cintre, encadrée par deux fenêtres en forme de demi-cercle. Une petite baie à encadrement chanfreiné a été murée. Au-dessus, une lucarne à devant en pierre a un linteau chanfreiné. Le mur pignon nord-est, visiblement remanié, présente une pierre en remploi portant l'inscription : République 1848. Un four à pain est situé sous un toit isolé au nord-ouest. Dans la cour à l'est du logis, une dépendance munie d'une cheminée, peut-être l'ancienne buanderie, est couverte en ardoise et construite en brique pour le gros œuvre, en pierre de taille pour les angles. Un grand jardin rectangulaire entouré de murs s'étend à l'ouest du logis.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • brique
  • Toits
    tuile plate, ardoise
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Inscriptions : République 1848