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Manoir, puis maison de maître

Dossier IA24001210 réalisé en 2010

Fiche

Genrede maître
AppellationsBeausoleil
Parties constituantes non étudiéesgrange, étable, chai, cuvage, logement
Dénominationsmanoir, maison
Aire d'étude et cantonMontpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
AdresseCommune : Saint-Sauveur-Lalande
Lieu-dit : Beausoleil
Cadastre : 1844 D2 237 ; 1997 AB 113

La carte de Belleyme, levée dans la seconde moitié du 18e siècle en Périgord, mentionne un fief au lieu-dit Beausoleil. Un domaine viticole s’étendait entre ce lieu et le bourg de Saint-Sauveur-Lalande, au sud. Selon le Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, un acte notarié y atteste la présence d’un "repaire noble" en 1792.

Un ensemble de bâtiments est représenté sur le plan cadastral napoléonien. Le plus important, de plan rectangulaire, figure probablement l’ancienne maison noble, tandis que les quatre édifices situés à l’ouest devaient être des bâtiments agricoles.

D'après une date portée, la demeure actuelle a été construite en 1898, pour les familles Joubert et Prud'homme dont les monogrammes ornent les souches des cheminées (ancres des tirants métalliques). Le corps de ferme a probablement été édifié en même temps que le château. En 2016, la propriété de plus de 10 ha, mise en vente aux enchères par la famille Prud’homme, était encore constituée de la demeure, du corps de ferme, du pigeonnier et des parc, verger et futaie.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1898, porte la date

Le lieu-dit Beausoleil est situé au nord de la commune de Saint-Sauveur-Lalande, entre les deux ruisseaux du Bournazeau et du Pazaillac qui se rejoignent à quelques centaines de mètres au nord du château. Le domaine comprend un étang portant également le nom de ce toponyme, situé dans le vallon du Pazaillac, à l’est.

Au nord-ouest de la demeure, se tient un vaste bâtiment de plan allongé abritant grange, étables, chai, pressoirs et logements réservés aux ouvriers agricoles.

L’édifice a probablement été construit en moellons, les murs étant recouverts d’un enduit rose - hormis la courte façade unissant les deux ailes à l’est, faite d’une alternance d’assises de briques et de pierre de taille. L’encadrement de certaines ouvertures est en pierre de taille, d’autres, de même que les angles du bâtiment, reçoivent un décor de brique et pierre alternées. La tourelle est ornée d’un appareil décoratif de briques rouges, jaunes et bleues, de même que la véranda, agrémentée de motifs géométriques (losanges). Le surcroît se pare également de briques jaunes et rouges disposées sur l’angle, formant des jeux d’ombre et de relief.

Les deux ailes sont couvertes de toits à longs pans et croupes en ardoise ; une demi-croupe abrite le mur sud-est, au sommet de laquelle se tient un épi de faîtage. La tourelle est coiffée d’un toit conique dont la charpente est soutenue par une corniche à modillons.

La maison de maître a été édifiée selon un plan en L. Elle est surélevée par un sous-sol partiellement enterré. Les deux ailes sont reliées par une travée centrale formant un étroit mur-pignon et par un porche de plan en quart-de-cercle, occupant l’angle rentrant du château, au rez-de-chaussée. Une tourelle d’angle flanque le bâtiment au sud-ouest. La demeure se compose d’un rez-de-chaussée, d'un étage carré et d'un surcroît.

Les élévations des façades encadrant le porche se composent chacune d’une travée, de même que la façade reliant les deux ailes. Celle-ci abrite également l’entrée principale faite d'une ouverture en arc plein cintre à clef moulurée. Le seuil orné d'une mosaïque porte l’inscription "SALVE".

La façade tournée vers l’ouest (aile nord), est rythmée par trois travées. Celle du centre est dotée d’un avant-corps à trois niveaux, coiffé d’un fronton-pignon portant la date de construction. Cet avant-corps accueille une autre entrée, accessible depuis le perron, abritée par un auvent en bâtière en bois couvert d’ardoises. Une fenêtre à meneau, dotée d’un vitrail, éclaire l'étage carré. Elle est délimitée, en haut, par un bandeau dont la partie qui surmonte la baie, en léger ressaut, forme la base d’un fronton triangulaire brisé accueillant l’allège en brique de la fenêtre du dessus. Cette dernière, en arc plein cintre, est également coiffée d’un fronton et dotée d’un garde-corps en ferronnerie. L’encadrement de cette baie est orné de motifs floraux en céramique. L’élévation occidentale comporte également, au nord, un oriel s'élevant du rez-de-chaussée à l'étage carré.

Une véranda garnie de vitraux et ornée de pointes de diamants en céramique est adossée à la façade méridionale. Elle est couverte d’une terrasse à la balustrade en brique et pierre et agrémentée de vases décoratifs en terre cuite.

La façade qui ferme l’aile nord comporte une unique travée, dont les portes-fenêtres ouvrent sur des balcons en bois. Un avant-toit, porté par les pannes débordantes de la charpente, les protège.

Deux travées rythment la façade qui clôt l’aile est. Dans cette dernière, les deux portes-fenêtres du premier étage carré donnent accès à un balcon sur poteaux en bois ouvragé. Au-dessus, la croupe du toit est munie d’une lucarne en pierre de taille à tympan en brique.

Si toutes les faces du bâtiment présentent un traitement différencié, elles possèdent aussi des caractéristiques communes qui contribuent à donner à l’ensemble une certaine homogénéité : un surcroît règne au-dessus des fenêtres du premier étage carré. Constitué d’assises de briques jaune et rouge, il est séparé de la partie inférieure par une corniche à larmier saillant. De fins poteaux à aisselier, ouvragés, disposés de place en place contre ce surcroît, portent la partie en surplomb du toit (coyau et gouttière).

Mursbrique
moellon enduit
pierre de taille
Toitardoise
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage en surcroît
Couverturesterrasse
toit à longs pans croupe
toit conique
demi-croupe
Escaliersescalier de distribution extérieur
Techniquescéramique
ferronnerie
maçonnerie
Représentationsfleur pointe de diamant vase
Précision représentations

Un appareil décoratif de briques jaunes, rouges et bleues, aux divers motifs géométrique, pare le surcroît, la tourelle d'angle et la véranda. Des motifs floraux et de pointes de diamant en céramique ornent les élévations. Des vases décoratifs en terre cuite agrémentent la balustrade de la terrasse située sur la véranda. Quelques éléments de ferronnerie complètent ce décor, tels que garde-corps, ancres des tirants sur les souches de cheminées (monogramme "JB" : familles Joubert et Prud'homme), épi de faîtage.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Office notarial Daniel Rabat. Cahier des conditions de vente aux enchères du château de Beausoleil, Saint-Sauveur-Lalande. Bergerac : 2016.

Documents figurés
  • Carte de Belleyme, planche n°21, 1762-1783.

  • A.D. Dordogne. Plan cadastral napoléonien de Saint-Sauveur-Lalande. Dessin et encre sur papier, 1844. Section Le Bourg, feuille A1.

  • BRGM. Carte géologique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Feuille 781. Orléans, IGN, 1984.

Bibliographie
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

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