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Manoir, ferme, couvent

Dossier IA79000982 réalisé en 2001

Fiche

Dossiers de synthèse

Genrede bénédictines
Appellationsmonastère de l'Annonciation
Destinationscouvent
Parties constituantes non étudiéescour, logement, grange, écurie, remise, four, buanderie, puits, cimetière
Dénominationsmanoir, ferme, couvent
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Prailles
Lieu-dit : Pied-Foulard
Cadastre : 1818 D 477 à 495 ; 1975 AS 38 à 47, 59

Le lieu-dit Pied Foulard et une métairie de ce nom apparaissent dans les sources au milieu du 16e siècle. Le logis figure sur l'ancien cadastre, il aurait été construit pour Anne Chalmot, d'une famille protestante d'échevins de Niort, seigneurs de Pied Foulard. Elle épousa en 1676 Josias d'Auzy. Dans le premier quart du 18e siècle, leurs enfants y habitaient. Le domaine est resté la propriété de la famille d'Auzy jusqu'au début du 19e siècle. Vers 1818, à l'époque de l'établissement de l'ancien plan cadastral, le nom de Dauzy a été rayé et remplacé par celui de Louis Mougon, demeurant à la Bessière à Vitré. A cette époque le logis était imposé pour dix ouvertures. Le cimetière privé figuré sur l'ancien plan cadastral est probablement celui de la famille d'Auzy. Les descendants de Louis Mougon y ont vécu pendant tout le 19e siècle. Plusieurs membres de cette famille reposent dans un autre cimetière privé, situé plus à l'est. En 1996, une communauté de bénédictines, fondée à Poitiers en 1617, installée à Saint-Julien-l'Ars (Vienne) depuis 1962, a acquis la propriété. Après des travaux de restauration, d'appropriation et de cosntruction sur un projet de l'architecte Denis Thoumin, les moniales s'y sont installées en 1999.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Thoumin Denis architecte attribution par source
Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant en maçonnerie
Typologiesgrange à façade en pignon
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Le Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres de Bélisaire Ledain indique 1540 comme la plus ancienne mention du nom de Pied-Foulard.

    En 1562, les minutes de Pillot, notaire à Saint-Maixent, ont conservé plusieurs baux à ferme, consentis par Antoine Mourelon, écuyer, seigneur de la Rivière, agissant comme tuteur de Pierre et Jacquette Vasselot, de différentes métairies et terres, dont Piedfoulard.

    A partir de la fin du 16e siècle, une branche de la famille Chalmot, une famille protestante, portait le titre de seigneur de Puyfoulard : Jacques I ; son fils Paul, sénéchal de l'abbaye de Saint-Maixent, puis échevin de Niort en 1620, 1638 ; son fils Jacques II, ministre à Cherveux et à Saint-Gelais jusqu'en 1676 ; son fils Jacques III, qui assista en 1676 au mariage de sa soeur Anne avec Josias d'Auzy. A cette époque, Jacques III et plusieurs membres de sa famille ont quitté la France pour la Hollande.

    Or, en 1630, Pierre Allard, notaire de la châtellenie de Sainte-Néomaye, y demeurait.

    Au 18e siècle, le domaine appartenait à la famille d'Auzy de la branche des Granges.

    En 1722, Gabriel (né en 1691) et ses soeurs Angélique (née en1685) et Bénigne (née en 1687), enfants de Josias (né en 1646) et d'Anne Chalmot, y demeuraient. Mais en 1726, Gabriel avait déménagé au logis de Crouzon, dans la paroisse voisine de Beaussais, et à partir de 1730, il habita à Saint-Christophe-sur-Roc chez Louis Vasselot, son beau-frère. C'est là qu'il avait épousé Marie-Julie Grelier. Plusieurs de leurs enfants y sont nés. Mais leur fils Charles-Gabriel naquit à Prailles le 8 novembre 1743.

    Son fils, Antoine-Louis-Bienvenu d'Auzy de Pied Foulard (né en 1732) demeurait en 1791 à Saint-Maixent. En 1789, Louis-Benjamin, fils de ce dernier, seigneur de Pied Foulard, fut du nombre des électeurs de la noblesse du Poitou convoqués pour élire les députés.

    Vers 1817, 1818, lorsque l'on a établi l'ancien plan cadastral, le nom de Dauzy a été rayé et remplacé par celui de Louis Mougon, à la Bessière, sur l'état des sections. C'est donc vers cette époque que le domaine a été vendu. Le logis était alors imposé pour 10 ouvertures. Le cimetière privé qui est figuré sur l'ancien plan cadastral (1818 D 491), est probablement celui de la famille d'Auzy.

    Les descendants de Louis Mougon y ont vécu pendant tout le 19e siècle. Plusieurs membres de cette famille reposent dans un cimetière privé, matérialisé sur le plan cadastral de 1975 (AS 39), mais plus à l'est.

    En 1996, une communauté de bénédictines (fondée à Poitiers en 1617), installée depuis 1962 à Saint-Julien-l'Ars (Vienne), a acquis la propriété. Après des travaux de restauration et d'appropriétation, les moniales s'y sont installées en 1999.

    Les premiers bâtiments de cette ferme datent probablement du milieu du 16e siècle. Nous ne savons pas si quelques membres de la famille Chalmot s'y sont installés. Le notaire Pierre Allard, n'était peut-être qu'un fermier. Y a-t-il des vestiges de cette époque ?

    La petite notice du livre Châteaux, manoirs et logis des Deux-Sèvres indique que le logis fut reconstruit en 1773 pour Josias d'Auzy et Anne Chalmot, son épouse.

    Si le logis a été reconstruit par ce couple, ces travaux ont eu lieu dans le quatrième quart du 17e siècle, après 1676, année de leur mariage. Dans le premier quart du 18e siècle, leurs enfants, Gabriel, Angélique et Bénigne y demeuraient. Gabriel avait quitté cette demeure en 1726, mais il y était probablement revenu en 1743, année où son fils Charles-Gabriel naquit à Prailles.

    On peut remarquer que parmi les terres dépendant de cette ancienne ferme, il n'y a pas de garenne.

  • Fonds agricole de la ferme de Pied Foulard, en 1818 :

    Parcelle D 477 : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 478 : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 479 : Champ de la vigne : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 480 : la Grande Clairette : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 481 : la Petite Clairette : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 482 : la Châtaigneraie : châtaigneraie : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 483 : l'Aire à ? : verger, terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 484 : la Grande chaume : pâtis : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 485 : Pied Foulard : bâtiment : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 486 : Pied Foulard : maison, bâtiment, cour (10 ouvertures) : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 487 : le Rompis : terre, pré : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 488 : la Cour aux genets : inculte, pâtis : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 489 : la Vieille fruitière : verger, pâtis : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 490 : la Vieille fruitière : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 491 : le Cimetière : pâtis : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 492 : le Bas jardin : jardin : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 493 : le Jardin : jardin : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 494 : la Futaie : futaie : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 495 : le Vieux jardin : terre : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

    Parcelle D 497 : la Fruitière de la porte : verger, pâtis : propriété de Jacques Fleuret, à Grandry à Aigonnay.

    Parcelle D 498 : Métairie de la porte : maison, bâtiment, cour : propriété de Jacques Fleuret, à Grandry à Aigonnay.

    Parcelle D 499 : la Chaume : pâtis : propriété de Jacques Fleuret, à Grandry à Aigonnay.

    Parcelle D 500 : la Chaume : pâtis : propriété de Jacques Fleuret, à Grandry à Aigonnay.

    Parcelle D 501 : le jardin : jardin : propriété de Jacques Fleuret, à Grandry à Aigonnay.

    Parcelle D 502 : Champ de l'aire : terre : propriété de Jacques Fleuret, à Grandry à Aigonnay.

    Parcelle D 503 à 506 : terres et pâtis : propriété de Louis Mougon, à la Bessière.

  • Extrait des recensements, 1872 à 1906 :

    Mougon Pierre-Claude, propriétaire né à Vitré, âgé de 57 ans en 1872.

    Berlouin Louise, femme du précédent, née à Beaussais, âgée de 50 ans en 1872.

    Mougon Florimond, fils aîné des précédents, né à Prailles, âgé de 28 ans en 1872.

    Mougon Pierre, deuxième fils de Pierre-Claude et Louise, né à Prailles en 1845, âgé de 27 ans en 1872 et enterré dans le cimetière privé protestant.

    Berlouin Marie, femme du précédent, née à Goux en 1842 et enterrée dans le cimetière privé protestant.

    Mougon Pierre-Emile, fils des précédents, né à Prailles en 1871, âgé de 1 an en 1872 et enterré au cimetière privé protestant.

    Simon Marie, femme de du précédent, née à Thorigné en 1875 et enterrée au cimetière privé protestant.

  • Extrait des recensements, 1872 à 1906 : ferme de Piedfoulard, dite "Métairie de la porte" :

    Fleuret François, propriétaire-cultivateur, né à Prailles, âgé de 52 ans en 1872.

    Papot Marie, femme du précédent, née à Vitré, âgée de 45 ans en 1872.

    Fleuret Marie, fille aînée des précédents, née à Prailles, âgée de 18 ans en 1872.

    Fleuret Pierre, fermier à la Gaucherie, fils aîné de François et Marie, né à Prailles, âgé de 21 ans en 1872.

    Fleuret François, deuxième fils de François et Marie, né à Prailles, âgé de 16 ans en 1872.

    Fleuret Françoise, deuxième fille de François et Marie, née à Prailles en 1859, âgée de 13 ans en 1872.

    Ingrand Eugène, cultivateur, patron, né à Avon en 1867, âgé de 34 ans en 1901.

    Texier Alida, belle-fille (fille d'un premier mariage de Françoise Fleuret ?), née à Exoudun en 1887, âgée de 13 ans en 1901.

  • Métairies appartenant au manoir de Pied-Foulard :

    Métairie de la Guerrière, 2 novembre 1723 : propriété de Charles-Claude Danché.

    Métairie de la Grande Resierre, 4 avril 1725 : propriété de Jacques Manceau.

    Métairie du Clouzeau, 16 avril 1725 : propriété de Elie Magneron, garde-étalon, y demeurant.

Références documentaires

Documents figurés
  • Ensemble de plans de 1996 et 1997, par Denis Thoumin (archives privées).

Bibliographie
  • Hipault, Octave-Auguste. Les logis de Bessière et de Pied-Foulard. Bull. soc. hist. scient. des Deux-Sèvres, t. 8, 1939-1949.

    p. 342-343
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Liège Aurélie - Pon Charlotte