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Manoir du Grand-Fief-Bâtard

Dossier IA86009697 réalisé en 2018

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesdépendance, fossé, portail, mur de clôture, cour
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
AdresseCommune : Leigné-les-Bois
Lieu-dit : Le Grand-Fief-Bâtard
Cadastre : 1833 F 335 ; 2017 BH 70

Le Grand-Fief-Bâtard est mentionné pour la première fois en 1544 (Le fief Bastard) dans les archives de la commanderie de la Foucaudière (commune de Senillé-Saint-Sauveur).

Pendant l'Ancien Régime, le manoir dépendait de la baronnie de Monthoiron. Au 18e siècle, les seigneurs y installent la famille Brand, des métayers d'origine allemande, pour cultiver les terres et défricher les environs. Après la Révolution, la propriété est confisquée au baron Louis Nicolas de Pérusse des Cars et vendue en tant que bien national. Lors de la vente aux enchères du 29 juin 1794, Christian Steyns (parfois orthographié Steng), descendant d'une autre famille allemande installée à Leigné-les-Bois, s'en porte acquéreur pour 16000 livres. Dans les registres paroissiaux de 1793, il est signalé comme officier municipal de la toute nouvelle commune de Leigné-les-Bois.

Lors de la vente du Grand-Fief-Bâtard, les différents bâtiments sont décrits. La maison est alors constituée de deux ailes de bâtiment, comportant une chambre, deux antichambres, une dépendance et un grenier dans une aile, et une chambre, un four à pain, et plusieurs dépendances surmontées de greniers dans la seconde aile. L'ensemble est entouré de douves, franchissables par un pont en pierre vers le sud et une passerelle en bois vers le nord. La propriété comprend aussi une grande grange, deux grandes écuries, une étable pour les brebis, le tout couvert d'un fenil. Plusieurs arbres fruitiers, notamment quatre poiriers, sont aussi signalés sur l'acte de vente.

Sur le cadastre de 1833, le logis présente une forme carrée. Cet aspect ne correspondant pas à la description de la maison faite en 1794, elle a probablement été reconstruite entre 1794 et 1833. La famille Steyns conserve le Fief-Bâtard plusieurs décennies avant de le reconstruire une nouvelle fois en 1841, tout en conservant le plan carré du bâtiment visible sur le cadastre.

Le logis a ensuite été remanié à plusieurs reprises, probablement au cours du 19e ou du 20e siècle, pour lui donner son aspect actuel. Il a notamment été couvert d'un enduit en ciment à une époque récente. Les anciennes douves ont été comblées et le pont en pierre détruit entre 2007 et 2018. Les deux lucarnes conservées sur l'élévation sud restent des indices de l'ancienneté de la construction, et pourraient être antérieures au 19e siècle.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 19e siècle , (?)
Secondaire : 20e siècle , (?)
Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par source
Dates1841, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La propriété est située de part et d'autre de la limite communale entre Leigné-les-Bois et Chenevelles. Elle ne doit pas être confondue avec la ferme dite du Petit-Fief-Bâtard, située à 700 m au nord-est du manoir.

Le logis est construit sur trois niveaux en pierre calcaire enduite et couvert d'un toit à croupes en ardoises. Le bâtiment d'origine, de plan carré, a été agrandi par un appentis sur son élévation nord-ouest. Les combles sont éclairés grâce à deux lucarnes en pierre calcaire. Elles sont couvertes d'un linteau et surmontées d'un fronton triangulaire.

À quelques mètres du logis, une dépendance est couverte d'un toit à deux versants en tuiles plates. Sur son mur pignon sud, elle présente un appentis couvert de tuiles plates mécaniques et ajouré par un oculus.

De l'autre côté du chemin, vers le sud, une dépendance sert de grange. Elle est constituée de trois vaisseaux, chacun couvert de son propre toit indépendant. Elle présente deux portes charretières, l'une située sur le mur pignon central de l'élévation nord-est, et l'autre sur le mur gouttereau nord-ouest.

Murscalcaire moellon enduit (?)
Toitardoise, tuile plate, tuile mécanique
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans croupe
appentis
Escaliers
Typologiesferme à bâtiments séparés
Techniquessculpture
Représentationsfronton
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 86. 1 Q 340 : Actes de vente de domaines de toute origine.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 340
  • AD 86. 4 P 5471-5479, 1833 : Leigné-les-Bois, plans parcellaires.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 5471-5479
  • AM. non côté. Matrices des propriétés foncières de Leigné-les-Bois.

Bibliographie
  • Pouliot, Maurice ; Salvini, Joseph ; Villard, François. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Vienne, Série E supplément (Communes), Tome cinquième, Imprimerie P. Oudin, Poitiers, 1970.

    p. 150-165
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 166 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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