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Manoir dit logis de Bernagout ; ferme de Laporte

Dossier IA86003981 réalisé en 2005

Fiche

  • Logis, façade antérieure.
    Logis, façade antérieure.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • allée régulière
    • portail
    • cour
    • parc
    • jardin potager
    • clôture
    • colombier
    • logement
    • communs
    • buanderie
    • séchoir à tabac
    • grange
    • hangar
    • chai
    • four
    • porcherie
    • écurie
    • sellerie
    • chenil
    • étable
    • mare
    • lavoir
    • pont

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesallée régulière, portail, cour, parc, jardin potager, clôture, colombier, logement, communs, buanderie, séchoir à tabac, grange, hangar, chai, four, porcherie, écurie, sellerie, chenil, étable, mare, lavoir, pont
Dénominationsmanoir, ferme
Aire d'étude et cantonCommunauté d'Agglomération de Poitiers
Hydrographiesla Boivre
AdresseCommune : Vouneuil-sous-Biard
Lieu-dit : Bernagout
Cadastre : 1831 F2 448, 475 à 479 ; 2004 F 396, 405

Cet ancien fief relevant de la Chaise-de-Biard est mentionné dès 1324 sous le nom de Bernagou. Les archives de la ville de Poitiers, de l´abbaye Saint-Cyprien ou du chapitre cathédral de Poitiers mentionnent à plusieurs reprises le château et la ferme de Bernagoue, Brenegou, Bernigou puis Bernegoux ou le May sur Boivre. La carte de Cassini, au 18e siècle, indique la présence de Bernagout comme gentilhommière. Au 3e quart du 18e siècle, Philippe-François Legier, écuyer du roi et seigneur de la Roche, de la Mothe-de-Maillerais et de la Laurencière, en est le propriétaire. A sa mort en 1770, il lègue le domaine à sa fille Marie-Anne-Angélique. Celle-ci épouse Jean-Louis Aubineau d'Insay, écuyer du roi, seigneur de la Sigone et de la Roche, trésorier de France à Poitiers. Vendu en 1812, Bernagout passe à la famille du Patural puis, par mariage, à la famille de Touzalin. En 1865, M. du Patural fait installer un barrage sur le ruisseau des Fontaines pour faire mouvoir une machine hydraulique élevant l´eau à la hauteur de son habitation. A partir du 19e siècle, quatre fermes dépendent du manoir de Bernagout : Laporte qui jouxte le manoir, le Lac de Bernagout au bout de l'allée, la Droiterie à l'est et, plus tard, le Linot au sud-est. Ces fermes présentent des dispositions et des caractères architecturaux communs (hangars à piles cylindriques maçonnées, configuration des logements) qui semblent indiquer une intention particulière d'exploitation rationnelle. La comparaison entre les plans cadastraux de 1831 et de 2004 montre que la configuration générale, l'allée rectiligne, la plupart des bâtiments disposés autour des deux cours et le colombier sont conservés. Le logis, comme le colombier, semble avoir été édifié au 17e siècle (forme des lucarnes, baies à encadrement chanfreiné, décor). Les pavillons latéraux sont des adjonctions postérieures. Certains corps de bâtiment ont vraisemblablement été reconstruits ou agrandis, notamment celui qui est situé au sud-est de la cour. En outre, plusieurs ont été construit ex nihilo après 1831. Parmi ces constructions nouvelles, signalons le logement de la ferme de Laporte dont la façade antérieure semble dater du 2e quart du 19e siècle en raison de l'ordonnance générale. Toutefois, sa façade postérieure comporte un linteau de porte et un encadrement de fenêtre en accolade qui peuvent être des remplois. Un séquoia de taille importante, espèce introduite en Europe au milieu du 19e siècle, est planté dans le parc. L'aménagement du parterre de carré dans la cour antérieure date du 4e quart du 20e siècle. Des réfections ont été réalisées récemment.

Remploi
Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 16e siècle , (?)
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Secondaire : limite 20e siècle 21e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Une longue allée rectiligne plantée de houx mène au domaine de Bernagout. Celui-ci, bordé par la Boivre au nord, est environné d´un vaste parc et de prairies. Le corps de bâtiment comprend un logis, plusieurs logements et des dépendances répartis sur trois cours. Le logis noble s´ouvre d´une part sur une cour antérieure ornée d´un parterre de carrés et d´autre part sur le parc qui occupe le sommet d´un coteau dominant la vallée de la Boivre. Les façades principales en gouttereau du logis noble, circonscrites par deux pavillons latéraux, sont enduites de crépis rose. Elles comprennent chacune cinq travées avec une porte centrale. Les lucarnes sur le versant comportent différents éléments décoratifs. La toiture en ardoise du logis noble et celle des pavillons latéraux possèdent une crête et des épis de faîtage en métal. Le logis noble est flanqué à l´ouest d´une aile en retour d´équerre construite en moellon enduit et couverte d´un toit à longs pans en tuile creuse. Cette partie comporte un étage en surcroît. Elle abrite un logement, les écuries, la sellerie, une remise et un séchoir à tabac. Le sol pavé, les stalles et les auges des écuries sont conservés. Le bâtiment sud-est bordant la cour principale est en moellon partiellement enduit, couvert de tuiles creuses. Surélevé, il possède aujourd´hui un étage carré. Sa façade antérieure en gouttereau comprend quatre travées. A proximité, se trouvent un bassin, un puits couvert d´un toit conique en métal et le jardin potager. Plus au sud, le colombier circulaire est ceinturé d´une corniche au niveau supérieur. Sa toiture est percée d´une lucarne d´envol à baie circulaire dont la partie supérieure est moulurée. A l´intérieur du colombier sont conservés le dallage du sol, les boulins et les perchoirs maçonnés, le poteau central avec sa potence ainsi que l´enrayure ancienne de la charpente. Le logis sud s´ouvre sur une seconde cour bordée au sud par une mare. Construit en moellon et dépourvu d´enduit, il a une toiture a longs pans en tuile creuse et comprend un étage en surcroît. Sa façade antérieure présente cinq baies, l´une d´elles étant murée. Les deux portes sont décentrées. La façade postérieure comporte un linteau de porte et un encadrement de fenêtre, tous deux en accolade. Le hangar sud est à piles maçonnées cylindriques sur ses deux murs gouttereaux. Le bâtiment nord-ouest donne sur une troisième cour. Construit en moellon et couvert essentiellement en tuile creuse, ce bâtiment est constitué de plusieurs parties jointives formant bloc. Il abrite notamment un chenil, un four, un second hangar à pile maçonnée cylindrique, une remise et des étables. Sur le côté est de cette cour sont répartis plusieurs bâtiments accolés : une grange, un troisième hangar à piles maçonnées cylindriques, des chais (cave voûtée) et des communs. Des toits à cochons sont disposés sur le côté nord de la cour. En contrebas, en bordure de la Boivre, est un lavoir en bois couvert de tôle, une pièce d´eau avec une île et un petit pont de bois.

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Jardinsparterre de carrés
Typologiesferme à bâtiments séparés ; grange à façade en gouttereau ; hangar à piliers en pierre
Techniquessculpture
Représentationsvolute fronton pot à feu draperie raisin ruban rose fruit ornement végétal
Précision représentations

La façade antérieure du logis noble est ornée dans sa partie supérieure d´un fronton central semi-circulaire. Celui-ci est encadré par deux lucarnes rectangulaires pourvues d´ailerons en volutes et de fronton triangulaire avec amortissement sphérique. En outre, les deux lucarnes latérales circulaires ont des ailerons en volutes et un pot à feu en amortissement. Au centre du parterre de carré de la cour antérieure principale se trouve une pierre sculptée. Sur une base moulurée s'élève une partie bombée ornée de draperies froncées par des rubans à intervalles réguliers. Celle-ci est surmontée d'une couronne composée de fleurs (roses) et de fruits (raisins). Les piliers du portail principal ont des pots à feu en amortissement.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • A. Privées. Acte du 31 octobre 1978 par maître Joseph Ménard, notaire à Poitiers.

    Désignation des biens et immeubles : (...)

    Article six : Une propriété située à Bernagout commune de Vouneuil-sous-Biard, consistant en :

    Une maison d'habitation comprenant : au rez-de-chaussée, couloir, office, salle à manger, deux salons et une chambre ; au premier étage, six chambres dont trois avec cabinet de toilette ; grenier au-dessus.

    Bâtiment en retour d'équerre comprenant cuisine, débarras et trois pièces ; garage avec grenier au-dessus.

    Cours, terrains d'agrément, vigne, jardin, verger, pièce d'eau, terres et prés naturels. (...).

    Article sept : Le bois de Bernagout (...).

    Article huit : La ferme de Laporte de Bernagout située commune de Vouneuil-sous-Biard, comprenant bâtiments d'habitation et d'exploitation, cour, jardin, terres labourables et près naturels (...).

    Article neuf : La ferme du Linot, située commune de Vouneuil-sous-Biard, comprenant bâtiments d'habitation et d'exploitation, cour, jardin, vigne, terres labourables et prés naturels (...).

    Article dix : La ferme du Lac de Bernagout située commune de Vouneuil-sous-Biard, comprenant bâtiments d'habitation et d'exploitation, cour, jardin, mare, terres labourables et pré (...).

    Article onze : La ferme de la Droitière, située commune de Vouneuil-sous-Biard, comprenant bâtiments d'habitation et d'exploitation, cour, jardin, terres labourables et prés naturels (...).

  • Châteaux, manoirs et logis. La Vienne. Association Promotion Patrimoine (Niort, Deux-Sèvres), dir. collection Philippe Floris, Pascal Talon. Niort : Patrimoines et médias, 1995, p. 253.

    Le fief de Bernagout relevait de La Chaise-de-Biard. L'existence du lieu est attestée dès le début du XIVe siècle. On le retrouve nommé "Le May de Boivre" au milieu du XVIIIe siècle, mais la carte de Cassini lui attribue le toponyme qu'il porte encore de nos jours. Nous ne connaissons pas les noms des propriétaires qui se sont succédé à Bernagout.

    Le château actuel présente un bel agencement des volumes. Il consiste en un long corps de logis rectangulaire pourvu d'une toiture à croupes couverte d'ardoises. Ses deux façades présentent deux niveaux apparents et un sous le toit. Les murs sont vraisemblablement construits en moellons appareillés et crépis, et les encadrements des ouvertures en pierre de taille. Cinq travées de baies régulières ouvrent le bâtiment à la lumière. Le niveau sous les combles dispose, pour sa part, de quatre lucarnes ornées d'acrotères en boule. Deux d'entre elles sont surmontées d'un fronton triangulaire et de piédroits à volutes. La porte d'entrée, contenue dans la travée centrale, est moulurée. Les ouvertures ont un appui saillant. Au milieu de la toiture, au-dessus de la travée centrale, est un fronton semi-hémisphérique. De part et d'autre de ce corps de bâtiment, sont appuyés deux pavillons rectangulaires en retour d'équerre. Ces deux pavillons sont dotés d'une toiture à croupes couverte d'ardoise et présentent également deux niveaux apparents, les combles n'étant pas éclairés. Dans l'angle formé par le corps principal et l'un des pavillons, se trouve une tourelle carrée, couverte à l'identique, en demi hors oeuvre. Une aile en retour d'équerre, plus basse et couverte de tuiles, à usage de dépendances, présente une porte en plein cintre. L'ensemble forme une cour à laquelle on accède par un large portail situé dans l'axe de la porte d'entrée du château.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Vienne : 4 P 4813.

  • A. D. Vienne : Série 7 S 45 Police des eaux, ruisseau des Fontaines, Vouneuil-sous-Biard (19 août 1864, lettre du baron du Patural, maire, demandant au préfet de lui accorder l´autorisation de prise d´eau pour établir sur « un canal d´eaux de Fontaine et de dérivation d´une partie de la rivière de la Boivre passant au bas de mon habitation de campagne, une machine hydraulique (un bélier sans doute) à l´effet de faire monter l´eau pour les besoins journaliers de cette habitation et de mon faire valoir ». Copie du plan cadastral jointe. 21 avril 1869, lettre du baron du Patural, demandant au préfet le renouvellement de l´autorisation de barrage sur le canal).

  • A. D. Vienne : 7 S 99 (Etablissement d´un barrage sur le ruisseau des Fontaines pour faire mouvoir une machine hydraulique élevant l´eau à la hauteur de son habitation, M. du Patural pétitionnaire. 8 avril 1865, procès-verbal de visite des lieux par Parlier, ingénieur des Ponts et chaussées, également signé : baron du Patural).

  • A. Privées : 31 octobre 1978. Donation/Partage par Monsieur et Madame de Touzalin à leurs trois enfants. Etude de maître Joseph Ménard, notaire à Poiters.

  • 21 juin 1865, Etablissement d´un barrage. Plan général. Parlier, ingénieur des Ponts et Chaussées. Calque. 21 juin 1865, Etablissement d´un barrage. Profils en long et en travers. Parlier, ingénieur des Ponts et Chaussées. Calque (A. D. Vienne : 7 S 99).

Bibliographie
  • Châteaux, manoirs et logis. La Vienne. Association Promotion Patrimoine (Niort, Deux-Sèvres), dir. collection Philippe Floris, Pascal Talon. Niort : Patrimoines et médias, 1995.

    p. 253
  • Mantrant, Barillo. Nomenclature des localités du département de la Vienne, Nom des principaux habitants. Poitiers. 1883, 1884.

    p. 61
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 32 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
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