• inventaire topographique, Communauté d'Agglomération de Poitiers
Manoir dit logis de Bernagout ; ferme de Laporte
Copyright
  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel
  • (c) Communauté d'Agglomération de Poitiers

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'Agglomération de Poitiers
  • Hydrographies la Boivre
  • Commune Vouneuil-sous-Biard
  • Lieu-dit Bernagout
  • Cadastre 1831 F2 448, 475 à 479  ; 2004 F 396, 405
  • Dénominations
    manoir, ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    allée régulière, portail, cour, parc, jardin potager, clôture, colombier, logement, communs, buanderie, séchoir à tabac, grange, hangar, chai, four, porcherie, écurie, sellerie, chenil, étable, mare, lavoir, pont

Cet ancien fief relevant de la Chaise-de-Biard est mentionné dès 1324 sous le nom de Bernagou. Les archives de la ville de Poitiers, de l´abbaye Saint-Cyprien ou du chapitre cathédral de Poitiers mentionnent à plusieurs reprises le château et la ferme de Bernagoue, Brenegou, Bernigou puis Bernegoux ou le May sur Boivre. La carte de Cassini, au 18e siècle, indique la présence de Bernagout comme gentilhommière. Au 3e quart du 18e siècle, Philippe-François Legier, écuyer du roi et seigneur de la Roche, de la Mothe-de-Maillerais et de la Laurencière, en est le propriétaire. A sa mort en 1770, il lègue le domaine à sa fille Marie-Anne-Angélique. Celle-ci épouse Jean-Louis Aubineau d'Insay, écuyer du roi, seigneur de la Sigone et de la Roche, trésorier de France à Poitiers. Vendu en 1812, Bernagout passe à la famille du Patural puis, par mariage, à la famille de Touzalin. En 1865, M. du Patural fait installer un barrage sur le ruisseau des Fontaines pour faire mouvoir une machine hydraulique élevant l´eau à la hauteur de son habitation. A partir du 19e siècle, quatre fermes dépendent du manoir de Bernagout : Laporte qui jouxte le manoir, le Lac de Bernagout au bout de l'allée, la Droiterie à l'est et, plus tard, le Linot au sud-est. Ces fermes présentent des dispositions et des caractères architecturaux communs (hangars à piles cylindriques maçonnées, configuration des logements) qui semblent indiquer une intention particulière d'exploitation rationnelle. La comparaison entre les plans cadastraux de 1831 et de 2004 montre que la configuration générale, l'allée rectiligne, la plupart des bâtiments disposés autour des deux cours et le colombier sont conservés. Le logis, comme le colombier, semble avoir été édifié au 17e siècle (forme des lucarnes, baies à encadrement chanfreiné, décor). Les pavillons latéraux sont des adjonctions postérieures. Certains corps de bâtiment ont vraisemblablement été reconstruits ou agrandis, notamment celui qui est situé au sud-est de la cour. En outre, plusieurs ont été construit ex nihilo après 1831. Parmi ces constructions nouvelles, signalons le logement de la ferme de Laporte dont la façade antérieure semble dater du 2e quart du 19e siècle en raison de l'ordonnance générale. Toutefois, sa façade postérieure comporte un linteau de porte et un encadrement de fenêtre en accolade qui peuvent être des remplois. Un séquoia de taille importante, espèce introduite en Europe au milieu du 19e siècle, est planté dans le parc. L'aménagement du parterre de carré dans la cour antérieure date du 4e quart du 20e siècle. Des réfections ont été réalisées récemment.

Une longue allée rectiligne plantée de houx mène au domaine de Bernagout. Celui-ci, bordé par la Boivre au nord, est environné d´un vaste parc et de prairies. Le corps de bâtiment comprend un logis, plusieurs logements et des dépendances répartis sur trois cours. Le logis noble s´ouvre d´une part sur une cour antérieure ornée d´un parterre de carrés et d´autre part sur le parc qui occupe le sommet d´un coteau dominant la vallée de la Boivre. Les façades principales en gouttereau du logis noble, circonscrites par deux pavillons latéraux, sont enduites de crépis rose. Elles comprennent chacune cinq travées avec une porte centrale. Les lucarnes sur le versant comportent différents éléments décoratifs. La toiture en ardoise du logis noble et celle des pavillons latéraux possèdent une crête et des épis de faîtage en métal. Le logis noble est flanqué à l´ouest d´une aile en retour d´équerre construite en moellon enduit et couverte d´un toit à longs pans en tuile creuse. Cette partie comporte un étage en surcroît. Elle abrite un logement, les écuries, la sellerie, une remise et un séchoir à tabac. Le sol pavé, les stalles et les auges des écuries sont conservés. Le bâtiment sud-est bordant la cour principale est en moellon partiellement enduit, couvert de tuiles creuses. Surélevé, il possède aujourd´hui un étage carré. Sa façade antérieure en gouttereau comprend quatre travées. A proximité, se trouvent un bassin, un puits couvert d´un toit conique en métal et le jardin potager. Plus au sud, le colombier circulaire est ceinturé d´une corniche au niveau supérieur. Sa toiture est percée d´une lucarne d´envol à baie circulaire dont la partie supérieure est moulurée. A l´intérieur du colombier sont conservés le dallage du sol, les boulins et les perchoirs maçonnés, le poteau central avec sa potence ainsi que l´enrayure ancienne de la charpente. Le logis sud s´ouvre sur une seconde cour bordée au sud par une mare. Construit en moellon et dépourvu d´enduit, il a une toiture a longs pans en tuile creuse et comprend un étage en surcroît. Sa façade antérieure présente cinq baies, l´une d´elles étant murée. Les deux portes sont décentrées. La façade postérieure comporte un linteau de porte et un encadrement de fenêtre, tous deux en accolade. Le hangar sud est à piles maçonnées cylindriques sur ses deux murs gouttereaux. Le bâtiment nord-ouest donne sur une troisième cour. Construit en moellon et couvert essentiellement en tuile creuse, ce bâtiment est constitué de plusieurs parties jointives formant bloc. Il abrite notamment un chenil, un four, un second hangar à pile maçonnée cylindrique, une remise et des étables. Sur le côté est de cette cour sont répartis plusieurs bâtiments accolés : une grange, un troisième hangar à piles maçonnées cylindriques, des chais (cave voûtée) et des communs. Des toits à cochons sont disposés sur le côté nord de la cour. En contrebas, en bordure de la Boivre, est un lavoir en bois couvert de tôle, une pièce d´eau avec une île et un petit pont de bois.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
  • Jardins
    parterre de carrés
  • Typologies
    ferme à bâtiments séparés ; grange à façade en gouttereau ; hangar à piliers en pierre
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • volute
    • fronton
    • pot à feu
    • draperie
    • raisin
    • ruban
    • rose
    • fruit
    • ornement végétal
  • Précision représentations

    La façade antérieure du logis noble est ornée dans sa partie supérieure d´un fronton central semi-circulaire. Celui-ci est encadré par deux lucarnes rectangulaires pourvues d´ailerons en volutes et de fronton triangulaire avec amortissement sphérique. En outre, les deux lucarnes latérales circulaires ont des ailerons en volutes et un pot à feu en amortissement. Au centre du parterre de carré de la cour antérieure principale se trouve une pierre sculptée. Sur une base moulurée s'élève une partie bombée ornée de draperies froncées par des rubans à intervalles réguliers. Celle-ci est surmontée d'une couronne composée de fleurs (roses) et de fruits (raisins). Les piliers du portail principal ont des pots à feu en amortissement.

  • Statut de la propriété
    propriété privée