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Manoir dit le Logis d'Ardennes ou Château-Robert

Dossier IA17012451 réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale.
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  • Parties constituantes

    • portail
    • cour
    • mur de clôture
    • dépendance
    • jardin

Dossiers de synthèse

Logis d'Ardennes.

Texte extrait de : Association Promotion du Patrimoine ; Châteaux, manoirs et logis « La Charente-Maritime » ; APP. ; Niort ; 1993 ; p. 61.

« Le logis d´Ardennes relevait à foi et hommage lige de la vicomté de Fronsac, avec quelques terres aux alentours, à la limite de St-Eloi et de Rompsay. Une déclaration faite au Roi, le 27 mars 1539, apprend qu´Ardennes appartenait à cette date à Catherine Moulinier, fille de Guillaume, épouse de Guillaume Favereau, avocat à La Rochelle. La seigneurie avait droit de moyenne et de basse justice. De 1561 à 1606 au moins, elle appartint à la famille Barbot dont deux membres, tous deux prénommés Jacques, furent maires de La Rochelle. Par un décret de la cour ordinaire de la sénéchaussée de La Rochelle, du 12 mars 1663, elle fut adjugé à René Cottereau, docteur en médecine de l´université de Poitiers. Il mourut peu de temps après, laissant pour héritier Hilaire Bontemps, conseiller du Roi au siège présidial de La Rochelle, qui vendit Ardennes, en 1669, à Louis Billaud, greffier au présidial de La Rochelle. Les petites filles de ce dernier, filles de Simon Billaud, juge et magistrat au présidial de La Rochelle, Renée Billaud, épouse d´André Rougier, conseiller du Roi et son lieutenant au siège de l´élection de La Rochelle, et Thérèse Billaud, demoiselle, vendirent la seigneurie à Jean Denis jeune, architecte et négociant à La Rochelle, pour une rente de 425 livres formant un capital de 8500 livres, en 1748. Après la mort de Jean Denis, architecte reconnu à La Rochelle, dont le père avait fourni les plans de l´ancienne bourse de La Rochelle, ses enfants, Jean-Etienne-Louis Denis, négociant demeurant à la Lousianne, David-Casimir Denis, demeurant à Basse-Terre, et Louise Denis, demoiselle, vendirent la propriété à un négociant, Pierre-Paul Donnéadieu qui semble avoir tenu le fief jusqu´en 1793. Il fut, à cette époque, l´un des 176 co-acquéreurs de l´église des Récollets, à La Rochelle, pour en faire un temple. Cependant, dès 1772, il avait mis en vente la belle maison d´Ardennes, située au village du Haut-Rompsay avec un pavillon « à coupe à impériale », décrite dans une annonce de vente parue dans les Affiches de La Rochelle, du 29 mai de cette année. Le logis d´Ardennes, situé entre cour et jardin, est une construction typique des environs de la Rochelle, s´organisant autour d´un haut pavillon central couvert d´ardoises, qui avait peut-être été doté d´une toiture à l´impériale à l´origine, si l´on en croit l´annonce de vente faite en 1772. Presque toutes les baies, légèrement cintrées, ont été reprises au XVIIIème siècle, vraisemblablement par Jean Denis qui avait trouvé la maison en mauvais état. Il est d´ailleurs intéressant de noter que celui-ci respecta les proportions de l´édifice antérieur, héritées du début du XVIIème siècle, preuve de l´attachement des notables rochelais à un modèle de maison noble qu´ils affectionnaient tout particulièrement. » J.P. B./ F. C.

Précision dénominationLogis d'Ardennes
Parties constituantes non étudiéesportail, cour, mur de clôture, dépendance, jardin
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCommunauté d'Agglomération de La Rochelle
AdresseCommune : Périgny
Lieu-dit : Rompsay
Adresse : 222, 224 avenue du, Cimetière , 1 chemins des
Fauvettes
Cadastre : 2003 AA 10, 11, 12

Sur le cadastre napoléonien, on peut constater que cette propriété recouvrait tout l'ilôt, qui bien qu'en partie loti depuis, reste clairement délimité par le mur de clôture d'origine. D'après la Commission historique de Périgny, l'ensemble portait autrefois le nom de Château-Robert.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Bien qu'ayant subi un certain nombre de remaniements, l'ensemble a conservé la cohérence de son plan d'origine entre cour et jardin. Le corps de logis principal à quatres travées, implanté en fond de cour, est flanqué de deux séries de dépendances en retour d'équerre. La partie centrale est constituée d'une tour couverte en ardoise, dotée d'une lucarne et d'un épi de faîtage. La cour est fermée par un imposant portail en ferronnerie et à piliers maçonnés ; moellon ; enduit ; pierre de taille ; tuile creuse ; ardoise ; ensemble sur cour plan en U.

Mursenduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse, ardoise
Typologiesensemble sur cour plan en U
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle - Cussey Yann