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Manoir dit château de Laleu

Dossier IA17012773 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

AppellationsChâteau de Laleu
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonRochelle faubourgs (La) - Rochelle (La)
AdresseCommune : La Rochelle
Lieu-dit : la Pallice, Laleu
Adresse : 1 avenue
Raymond-Poincaré
Cadastre : 2003 BK 164, 224

Selon la tradition, c'est au château de Laleu que le roi Louis XIII aura logé lors du siège de La Rochelle, avant que ne s´y déroule la soumission des députés rochelais le 29 octobre 1628. Il est possible toutefois que ces événements se soient plutôt déroulés à Monsidun, véritable siège, depuis 1623, de la seigneurie de Laleu. Extrait de Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : Patrimoines et Médias, 2008, p. 242 : "Cet édifice connu sous le nom de château de Laleu a été coupablement gratifié par différents érudits d'une histoire qui n'est pas la sienne, puisqu'ils y ont vu le siège de la seigneurie de Laleu (qui se trouvait en réalité à Monsidun), alors qu'il ne s'agissait que de la maison noble d'un simple vassal. Propriété au milieu du XVIIe siècle de Marie Sicault, veuve de Jacques Le Vacher, sieur de La Casse, qui transige en 1660 avec son suzerain à propos des droits qu'elle prétend détenir selon sa déclaration fournie en 1653, le logis est vendu en 1709 par Marianne Chavigneau, fille de Clément, conseilleur du roi en l'élection de La Rochelle, et de Marie Le Vacher, à François Béraud, directeur des carrosses et des messageries de La Rochelle. Saisi au préjudice des successeurs de ce dernier, il est adjugé en 1767 à Jacques Pollard, conseiller du roi au présidial de La Rochelle, dont les descendants en demeurent propriétaires jusqu'en 1851, date à laquelle Ambroise Pollard vend l'édifice à Antoine-Émile Béraud, agent de change près de la Bourse de La Rochelle. En 1891, le fils de l'acquéreur, Jean-Louis-Marie, cède le "château de Laleu" à Maurice-Jean-Baptiste Croisille qui le transmet à ses tantes avant qu'il ne revienne par voie de succession à la famille Debon. Contrairement à la tradition locale, cette ancienne maison de campagne n'est pas implantée dans une zone basse et verdoyante, mais en position dominante, à l'entrée d'un bourg de la périphérie de La Rochelle que l'urbanisation galopante a rattrapé. Probablement élevé après le siège de 1628, l'édifice se dresse sur le côté d'une cour rectangulaire à laquelle on accède après avoir franchi une grille en fer forgé soutenue par des piliers de refends. Il s'agit d'un corps de bâtiment rectangulaire pourvu de combles à surcroît éclairés par quelques fenêtres passantes couronnées par un fronton brisé, qui est coupé par un gros pavillon axial dans l'œuvre, couvert d'ardoises. Sous une apparence conventionnelle l'édifice s'affranchit de la règle établie, car le pavillon ne contient plus la cage d'escalier qui se trouve rejetée immédiatement au nord, au profit d'une pièce de réception. Ce changement a entraîné le percement de deux portes d'entrée sur la façade antérieure. L'une, couronnée d'un fronton triangulaire, indique l'accès à l'escalier tandis que l'autre, terminée par un fronton en arc segmentaire, marque la travée axiale du pavillon. Il en résultait un effet disgracieux qui a été en partie corrigé lorsqu'une autre porte à fronton triangulaire décorée d'initiales entrelacées a été ouverte au XIXe siècle au sud du pavillon, pour faire pendant à celle qui donne accès à la cage d'escalier".

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle

« Le château (.) est une solide construction, sans apparat, faite pour être habitée et non pour éblouir. Orienté est-ouest, il se compose d'un corps central, de deux étages plus une fenêtre prise dans le pignon du toit d'ardoise, encadré de deux ailes d'un étage chacune et couvertes de tuiles. Une pièce [se trouve] au second étage, dans le corps central d'où l'on pouvait voir, avec une longue-vue, la baie de La Rochelle et ainsi suivre le mouvement des navires dans le port (.). C'est ce corps central qui donne l'allure d'un château à cette demeure dont le style est difficile à préciser. La décoration extérieure est très simple. La fenêtre prise dans le pignon est, est décorée de feuillages et de fruits ; est-ce un discret rappel des fruits de la Terre Promise souvent placés sur leurs maisons par les fidèles de la R.P.R. (Religion Prétendue Réformée) ? Une fenêtre identique mais au motif floral plus simple s'ouvre à l'ouest. Dans la cour d'honneur, côté ouest, trois portes : celles-ci semblent du XVIIIème siècle par leurs rocailles, l'une d'elles porte le chiffre de madame de La Sablière, dame de Laleu de 1701 à 1750. Cette cour, de dimensions modestes, recouverte de gros pavés, est entourée d'un mur assez haut, percé d'une grille surmontée d'un beau "persil" en fer forgé, et d'une porte piétonne. Sous la cour, la cave du château [..]. Côté est, un petit parc prolongé d'un potager-verger, le tout clos d'un mur de pierres renforcé par de gros contreforts (.)". Texte extrait de : Louis Grima ; Laleu. Village aujourd'hui comme hier ; pp. 39-41. "Le château s'organise autour d'un pavillon central flanqué de 2 corps de bâtiments annexes. De conception austère, l'unique ornement de cette bâtisse réside dans l'emploi de pierre de taille disposée en bandeau autour des fenêtres, dans la présence de 3 frontons antiquisants agrémentant le rez-de-chaussée de la façade antérieure, et de lucarnes sculptées de volutes et d'acanthes qui couronnent le château. Les 3 frontons de forme triangulaire ou cintrée sont soutenus par des pilastres à chapiteau et entablement dorique, surhaussés par de hauts stylobates. Le château de Laleu peut être considéré comme une étape importante dans l'évolution typologique de la maison noble aunisienne de la 1ère moitié du XVIIe S., le pavillon central ne contenant plus la cage d'escalier, et devenant par conséquent un élément purement esthétique et symbolique." Texte extrait de : Châteaux, manoirs et logis ; La Charente-Maritime ; Association Promotion Patrimoine ; p. 41.

Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle - Cussey Yann