Logo ={0} - Retour à l'accueil

Manoir dit Château de Biard actuellement maison

Dossier IA79014580 réalisé en 2019

Fiche

AppellationsManoir de Biard
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéescour, douves, grange, écurie, dépendance
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Thouarsais - Saint-Varent
AdresseCommune : Glénay
Lieu-dit : Biard
Adresse : 20 route
du Champ Fleuri
Cadastre : 1830 D 1517, 1522 ; 2017 OD 968, 1278, 1333

Le manoir seigneurial de Biard est connu depuis le 14e siècle, lorsqu'il est la propriété de Philippe de Biard. Il est possible que l’édifice ait été construit à l’emplacement de l'ancienne maison de maître de la villa antique de Biard.

L’emprise du manoir médiéval daterait du 14e siècle. Il était défendu par des douves et ses quatre tours, et était accessible par un pont-levis situé au sud. Au 17e siècle, des transformations sont apportées sur les façades. En 1743, une chapelle dédiée à Saint-Pierre est aménagée dans la tour sud-ouest. Elle a été détruite à une date indéterminée. Au 19e siècle, de grandes transformations ont été réalisées notamment sur la façade nord du logis et sur la façade ouest de l’aile ouest. Des baies ont été agrandies pour apporter plus de lumières dans les pièces ; d'autres ont été supprimées.

Le manoir était entouré de douves qui ont été comblées progressivement, mais le pont-levis a continué à être utilisé. Sur le cadastre napoléonien, seules les parties sud et ouest étaient en eau. Au centre de la cour se trouvait un point d’eau. Aujourd’hui, les vestiges de ces douves sont encore présentes en partie ouest.

Au début du 19e siècle, des communs sont ajoutés au sud du manoir. La partie sud-ouest est détruite à la fin du 19e siècle redonnant au manoir son accès d’origine.

Période(s)Principale : 14e siècle, 17e siècle , daté par source
Secondaire : 2e quart 18e siècle, 19e siècle , daté par source

Ce manoir de plan en U est composé d’un logis en fond de cour et accosté de deux ailes en retour d'angle comportant des dépendances. Trois tours circulaires flanquent les angles nord-ouest, nord-est et sud-est de l’édifice. Le manoir s’élève sur deux niveaux et est couvert d’une toiture à deux pans en tuile creuse. Seules les tours nord-ouest et nord-est conservent leurs élévations et leur toiture polygonale.

Le logis de plan rectangulaire en moellon de grès apparent est percé de grandes baies de différentes tailles. Le rez-de-chaussée est ajouré d'une succession de six portes à encadrement en granite et équipées de menuiseries à petits carreaux. L’étage est percé de quatre fenêtres à encadrement en calcaire et appuis en béton. Un jour en granite chanfreiné se situe au centre de la façade. La partie nord-est de la façade est en retrait et percée d’une fenêtre à l’étage. Un escalier en béton donne accès à l’aile est.

La façade arrière donnant sur le potager est en moellon enduit. La partie nord-ouest du rez-de-chaussée est percée de trois portes dont seule la porte centrale n’a pas été murée avec un appareil en pierre et/ou brique apparente. Des percements en béton ajourent le reste du niveau. A l’étage cinq fenêtres identiques en granite avec clef de linteau saillante se succèdent.

L’aile est sur cour est en blocage de moellon granite ; les baies sont chanfreinées. Dans cette aile se trouvent les deux granges comme en témoignent la succession de deux portes charretières entrecoupées de portes piétonnes en arc en plein-cintre; l'une d'entre-elles est surmontée d'un œil de bœuf. Sur la partie supérieure de la façade, la présence de pierres d'envols associées à treize trous de boulins indiquent qu'il y avait dans le comble un pigeonnier.

L’aile ouest en moellon, partiellement enduite, a été très remaniée. Le rez-de-chaussée est percé de deux portes charretières à linteau droit en bois et consolidé par un enduit ciment. Un jour en granite chanfreiné subsiste au-dessus de la porte sud. A l’étage, la travée sud conserve une partie de sa fenêtre d’origine en granite sculpté qui devait être identique à celle surmontant la porte charretière nord.

La tour nord-est accolée au pignon du logis est enduite et conserve des croisées chanfreinées en granite et des mâchicoulis. Celle du nord-ouest est renforcée par des contreforts et percées de trois grandes fenêtres. La tour sud-est accolée au pignon de l’aile est, a été arasée.

Les communs situés en partie sud forment un long bâtiment rectangulaire. Ils présentent des ouvertures en brique et un décor en génoise cour sur la partie supérieure de la façade sur rue.

Mursgrès moellon
grès moellon enduit
granite pierre de taille
Toittuile creuse
Plansplan régulier en U
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
toit polygonal
Escaliersescalier intérieur
Techniques
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 79. Série W ; 1908 W 29. Plan révisé de Glénay, 1939.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 1908 W 29
  • AD Deux-Sèvres. Série P ; 3P : 105. Cadastre napoléonien de 1830, commune de Glénay.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3P 105
Bibliographie
  • Gallais, Henri. Glénay, son vieux château, son église fortifiée depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Niort, 1936.

    p. 55- 100 Médiathèque, Thouars : Fonds Poitevin n°125
  • POIGNAT, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres. Le pays thouarsais. [vol. 6], Thouars, Argenton-Château, Airvault, Saint-Varent. Niort : Editions du Terroir, 1985.

    p. 363-364 Médiathèque, Thouars : 909.4 POI
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes du Thouarsais (c) Communauté de communes du Thouarsais - Douski Laëtitia
Douski Laëtitia

Chargée d’Études à la Communauté de communes du Thouarsais de 2019 à


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.