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Manoir des Lignes

Dossier IA86009694 réalisé en 2018

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesdépendance, grange, étable, hangar, puits, cour, four à pain
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
AdresseCommune : Leigné-les-Bois
Lieu-dit : Les Lignes
Cadastre : 1833 G 109 ; 2017 AT 165

Le manoir des Lignes (parfois appelé La Ligne), dépendait de la baronnie de Monthoiron. Il est cité dès 1530 dans des fonds d'archives privées issus de la collection Labbé, conservé aux archives départementales de la Vienne. Plusieurs éléments du logis, encore visibles aujourd'hui, pourraient dater de cette époque, comme l'escalier en vis et les fenêtres à coussièges. À cette époque, il appartient à un certain Antoine Pourdenier. Un autre propriétaire, René Prud'homme, est signalé en tant que seigneur des Lignes en 1627, 1636, 1650 et 1652. Dans l'église Saint-Rémi de Leigné-les-Bois, une "chapelle des Lignes" est aussi mentionnée et devait dépendre du manoir du même nom. Le logis pourrait avoir été agrandi à cette époque. En effet, il présente une extension vers le sud, couverte par un toit à croupe et dépourvue de chaînages d'angle.

À partir du 18e siècle, plusieurs membres de la famille du Puy (ou Dupuy) sont inhumés dans cette chapelle des Lignes de l'église Saint-Rémi. Il est probable qu'ils furent propriétaires du manoir des Lignes après la famille Prud'homme. En 1774, la terre des Lignes est reconnue pour son fort rendement et la qualité de ses cultures. En effet, il est dit qu'on y trouve les blés les plus beaux de tout le canton.

À la Révolution, le manoir appartient à un certain M. Douainse. Les bâtiments sont alors confisqués et revendus aux enchères le 3 juillet 1794 au citoyen Louis Boisnard Charbonneau, marchand à Châtellerault. La propriété est alors décrite en détail : elle comprend un logement pour le "colon", comprenant deux chambres et une antichambre. Au-dessus se trouvent deux greniers et une "chambre de maître", qui constitue l'étage noble du manoir. Une grange en état de délabrement avancé est aussi signalée. À gauche de l’entrée du manoir se trouvent des étables pour les bœufs et les brebis, le tout surmonté par un fenil. Trois « toits », mot qui désigne une petite étable, sont situés à droite de l’entrée. L’accès principal au manoir prend place sous un pigeonnier-porche, qui a aujourd’hui disparu. Dans la petite cour se trouvent aussi un puits et un four à pain. Plusieurs parcelles de terres sont aussi vendues avec les bâtiments, notamment un verger situé dans une parcelle entourée de murs.

À partir de 1833, au moins, et jusqu’en 1859, la propriété appartient à la veuve de René Ouvrard, résidant à Leigné-les-Bois. Après cette date, c’est Louis Périvier, habitant de Pleumartin, qui est propriétaire des lieux jusqu’en 1882. Le logis a probablement été remanié à plusieurs reprises au 19e siècle, notamment au niveau des ouvertures.

Période(s)Principale : limite 15e siècle 16e siècle , (?)
Principale : 17e siècle , (?)
Secondaire : 19e siècle , (?)
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le manoir des Lignes est situé à quelques centaines de mètres au sud-est du bourg de Leigné-les-Bois. La propriété comprend un logis, deux granges, une étable, un four à pain et un puits.

Le logis, construit en calcaire et couvert de tuiles plates, est orienté vers l'est. Il est composé de trois parties : un appentis vers le sud, un logement couvert d'un toit à croupe au centre, et un second logement vers le nord, couvert d'un toit à deux versants. Cette dernière partie est probablement la plus ancienne car elle présente des ouvertures aux encadrements chanfreinés. Sur le linteau d'une d'entre elles, un blason portant une tour a été sculpté.

À l'intérieur de la partie nord du logis, une cheminée de la fin du 15e ou du début du 16e siècle servait à chauffer le rez-de-chaussée. Elle présente des piédroits adossés au mur de refend. Du côté nord du logis, une petite remise est accessible par une porte couverte d'un arc segmentaire à clé saillante. Elle pourrait dater du 17e ou du 18e siècle.

L'escalier en vis est situé dans cette partie du logis. L'étage noble présente deux fenêtres à coussièges, l'une sur le mur oriental et l'autre sur le mur occidental. La cheminée est appuyée contre le mur pignon. Elle est très similaire à celle du rez-de-chaussée.

Le four à pain prend place sous un auvent accolé au pignon nord du logis. Quant au puits, il est situé dans la cour, devant l'élévation orientale. Construit en moellons de pierres calcaire, il est couvert d'un toit à un pan en tuiles plates. Les deux granges et les étables sont toutes construites en calcaire et couvertes de tuiles plates. Elles sont situées en face du logis, de part et d'autre de l'entrée principale de la propriété.

Murscalcaire moellon
Toittuile plate
Plansplan rectangulaire régulier
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Couverturestoit à longs pans croupe
appentis
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Techniquessculpture
Représentationsblason
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • Affiches du Poitou, 2 juin 1774.

    p. 94
  • Pouliot, Maurice ; Salvini, Joseph ; Villard, François. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Vienne, Série E supplément (Communes), Tome cinquième, Imprimerie P. Oudin, Poitiers, 1970.

    p. 150-165
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 230 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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