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Manoir de Presle

Dossier IA17001743 réalisé en 2000

Fiche

  • Une vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • logement
    • grange
    • chai
    • hangar agricole
    • puits
    • pigeonnier
    • dépendance
    • cour
    • mur de clôture
    • portail
Destinationsferme
Parties constituantes non étudiéeslogement, grange, chai, hangar agricole, puits, pigeonnier, dépendance, cour, mur de clôture, portail
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
AdresseCommune : Villemorin
Lieu-dit : Presles
Cadastre : 1835 D1 258 ; 2016 D 137 913 959 961

Presle, autrefois Praile, est mentionné à partir du 16e siècle, époque à laquelle il appartient aux Cumont. Il subsiste de cette période une baie chanfreinée et un linteau en accolade visibles sur une dépendance remaniée, à droite du corps principal. Le domaine passe ensuite de famille en famille jusqu'à être vendu en 1754 à un marchand d'Aulnay, Abraham Arnaud, ce qui lui vaut sans doute de passer la Révolution sans encombre. Au début du 19e siècle, il est la propriété de Paul Arnaud DesRhues, ancien président trésorier de France. Un personnage qui a largement profité de la vente des biens nationaux sur la commune puisqu'il a acheté le domaine de Villemorin, l'ancienne église de Saint-Coutant le Petit, celle de Villemorin ainsi que son presbytère.

Le cadastre napoléonien de 1835 mentionne le corps principal, des servitudes formant un L autour de la cour principale, ainsi qu'une vaste grange à l'impressionnante charpente récemment démolie. Si le plan n'a guère changé, Paul Perthuis Lassale aurait fait reconstruire le logis dans le 3e quart du 19e siècle. La tradition veut qu'il ait été réédifié avec des éléments provenant du château de Grandfief (commune de Cherbonnières), reconstruit vers 1770 et détruit par un incendie en 1829. L'utilisation de remplois est très probable car les décors de la façade principale correspondent tout à fait au goût du 18e siècle, plus qu'à celui du 19e siècle. De plus, les gravures du château de Grandfief ne manquent pas de faire penser à Presle, bien qu'il ait possédé davantage de travées. La construction reste inachevée comme le révèle l'absence de symétrie et les ouvertures murées sur le mur-pignon gauche.

Du 18e siècle pourraient subsister le bâti à droite de la demeure ainsi que les dépendances. Le bâtiment adossé au logis, qui doit correspondre au logement des fermiers, possède également une base de construction ancienne mais il a probablement été surélevé et ses ouvertures ont été refaites dans le 3e quart du 19e siècle : on distingue encore les appuis des anciennes fenêtres de l'étage primitif, beaucoup plus bas que l'étage actuel. Une partie des servitudes ont été remaniées et un petit appentis a été accolé à la demeure dans la 2e moitié du 20e siècle.

Période(s)Principale : 16e siècle, 18e siècle, 3e quart 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle

Les bâtiments du domaine sont disposés autour d'une cour rectangulaire. Le corps principal abrite les habitations, ainsi que l'ancien pigeonnier remanié dans le prolongement droit, présentant une baie chanfreinée et un linteau en accolade sculpté d'un écu. Dans ce pigeonnier en partie détruit, on compte encore 700 trous de boulins.

La demeure proprement dite, orientée au nord-ouest, présente une façade en pierre de taille ornée d'un solin, d'un bandeau et d'une corniche, et possède des toitures en ardoise surmontées d'épis de faîtage. Elle est inachevée : des cinq travées prévues, seules quatre ont été réalisées. La partie centrale, à trois travées, est couverte d'un toit à longs et à croupes. La travée du milieu forme un léger avant-corps formant un petit ressaut dans la toiture : cette partie de la façade est mise en valeur par un traitement en bossages au rez-de-chaussée et des consoles sculptées avec décors de fleurs pendants supportant la corniche de la porte et celle sous le toit. La porte est en arc segmentaire et à encadrement mouluré, la fenêtre au-dessus est en anse de panier. Les deux travées de part et d'autre se composent de fenêtres à encadrements rectangulaires et à appuis moulurés à l'étage. Enfin, la travée la plus à droite, avec une porte en arc segmentaire, est couverte d'un toit en pavillon simple à l'avant et brisé à l'arrière. L'ensemble des baies est orné d'agrafes sculptées de cuirs découpés et de décors végétaux. A l'intérieur, on peut voir un escalier tournant en pierre avec une belle rampe en fer forgé doré.

Immédiatement à droite de la demeure est accolé un bâtiment plus petit correspondant sans doute à un logement de domestique, à deux travées. Les ouvertures du rez-de-chaussée sont en arc segmentaire et à appuis et agrafes saillants. Un solin et une corniche ornent la façade. A l'arrière est adossé en appentis un autre logement comprenant quatre travées et d'autres baies disposées sans travée. On y observe un solin, des baies à encadrement harpé, des appuis de fenêtres saillants et un oculus. Des dépendances y sont accolées et le bâti en retour a été totalement remanié. On y trouve également un four.

Autour de la cour, on trouve de nombreuses dépendances, anciennes écuries et chais, il existait également une distillerie. De part et d'autre du portail latéral de la cour, deux bâtiments possèdent chacun une porte en anse de panier : l'un d'eux est entièrement en pierre de taille et couvert d'un toit à longs pans et à croupes. Un autre portail à piliers donne accès au jardin. Dans la cour, une table en pierre serait peut-être l'autel d'une chapelle disparue (?). Deux piliers surmontés de vases sculptés sont visibles dans le jardin. Un puits à l'abandon se trouve à l'extérieur de la propriété actuelle. Une fontaine est également signalée près de la propriété sur le cadastre napoléonien de 1835.

Murscalcaire pierre de taille
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
toit en pavillon
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant en maçonnerie
Techniquessculpture
Représentationsornement architectural, agrafe, vase, écu, ornement végétal, fleur, ornement géométrique, cuir découpé
Précision représentations

Agrafes du logis sculptées de décors végétaux et consoles ornées de fleurs pendantes. Piliers de portail sculpté de vases. Linteau orné d'une accolade et d'un écu.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Association Promotion Patrimoine. Châteaux manoirs et logis. La Charente-Maritime. Patrimoine et Médias, 1993.

    p. 383
  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : éditions Patrimoines et médias, 2008.

    p. 96
  • Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime. Paris : Flohic, 2002.

    p. 148
  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély : Canton d'Aulnay, t. 2. Saint-Jean d'Angély : Brisson, 1970.

    p. 54
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Lescher Josiane - Barreau Pierrick