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Manoir de la Maison Neuve

Dossier IA86009696 réalisé en 2018

Fiche

  • Élévation nord.
    Élévation nord.
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  • Parties constituantes

    • dépendance
    • portail
    • jardin
    • étang
    • mur de clôture
    • logement

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Destinationshôpital
Parties constituantes non étudiéesdépendance, portail, jardin, étang, mur de clôture, logement
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
AdresseCommune : Leigné-les-Bois
Lieu-dit : La Maison Neuve
Cadastre : 1833 G 96, 97, 99 ; 2017 BN 37

Le fief de la Maison Neuve est cité pour la première fois dès 1646 (Mayson neusve) dans les archives de la commanderie de la Foucaudière (commune de Senillé-Saint-Sauveur). Comme la plupart des fiefs de Leigné-les-Bois, il dépendait probablement de la baronnie de Monthoiron. Les registres paroissiaux de Leigné-les-Bois mentionnent la famille Du Montier en tant que propriétaires de la "Maisonneuve" à la fin du 17e et au début du 18e siècle. Cependant, de très nombreux manoirs de la Vienne s'appelant "la Maison Neuve", il n'est pas certain qu'il s'agisse de l'édifice présenté ici.

En 1833, le bâtiment appartient à un certain Charles Massé, aussi propriétaire des Potineaux à proximité du bourg. Il conserve la Maison Neuve jusqu'en 1841. À cette date, elle passe aux mains de Joseph Fortin, médecin à Châtellerault, qui fait reconstruire le logis entre 1842 et 1844. Il réalise ensuite un agrandissement de l'édifice en 1855.

Après son décès en 1862, son fils, Charles Fortin, hérite de la Maison Neuve. Né à Châtellerault en 1818, il est maire de Leigné-les-Bois entre 1871 et 1884, date de son décès. Fabricant de peaux mégissées et de gants à Paris, il gagne deux médailles d’or aux expositions universelles de Paris en 1867 et 1878. Avec son entreprise Fortin et Cie, il vend aussi de la laine, de l'eau-de-vie, du vin, du grain et des denrées du pays. Il est aussi juge consulaire au tribunal de commerce de Châtellerault de 1852 à 1860, et fait chevalier de la Légion d’honneur en 1878. À la Maison Neuve, Charles Fortin fait agrandir le logement à deux reprises, en 1868 et en 1875. Aux mêmes dates, sur une parcelle de vigne située au sud de l'habitation, il fait construire un logement et des dépendances pour loger le concierge.

Entre 1883 et 1897, la Maison Neuve appartient à un certain Émile Bernard, puis à Gilbert Bernard, probablement fils du précédent.

Au début du 20e siècle, la demeure appartient au général Jean Antoine Cottin. Général et commandeur de la Légion d'honneur, il est né à Lancrans dans l'Ain le 4 juillet 1826. Il meurt peu de temps avant la Première Guerre mondiale, le 13 avril 1914. Pendant ce conflit, jusqu'au 12 juillet 1915, la Maison Neuve accueille un hôpital temporaire de 21 lits.

En 1927, la demeure appartenait à un certain M. Delaveau.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates1855, daté par source
1868, daté par source
1875, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La Maison Neuve est située à un peu moins d'un kilomètre au sud du bourg de Leigné-les-Bois. La propriété est composée d'un grand logis, accompagné de plusieurs dépendances accolées à l'ouest de l'habitation.

Le logis est construit en calcaire et couvert d'ardoises. Il est composé d'un corps de bâtiment de plan rectangulaire, flanqué de deux pavillons en retour d'équerre vers le nord. Ces pavillons, maçonnés en pierre de taille calcaire, présentent des bandeaux de niveaux entre le rez-de-chaussée et l'étage. Sur l'élévation nord, les ouvertures du rez-de-chaussée sont couvertes d'arcs segmentaires et les fenêtres de l'étage de plates-bandes. Les fenêtres de l'élévation sud sont elles aussi couvertes de plates-bandes. Les lucarnes ajourant les combles sont couvertes d'arcs en plein cintre et flanquées d'ailerons à volutes. Les toits des pavillons sont décorés de crêtes de toit et d'épis de faîtage en zinc, surmontés de petites boules de verre.

Entre les deux pavillons, un espace vitré devait autrefois servir de jardin d'hiver. Le sol est couvert de carreaux de ciment polychromes, décorés de fleurons, d'étoiles et de rinceaux.

À l'intérieur du corps de logis principal, le salon est muni d'une cheminée en marbre. Dans le pavillon occidental, un autre salon est accessible depuis l'ancien jardin d'hiver. Il présente une cheminée en marbre, couverte d'un arc chantourné. Le trumeau porte un miroir dont le cadre en bois est doré et sculpté de feuilles. En partie haute, un décor peint prend place dans un cadre rond, flanqué de guirlandes de fleurs en bois doré.

L'escalier tournant du logis est muni d'une rampe métallique couverte d'une main courante en bois. À l'étage, plusieurs chambres sont dotées de cheminées. L'une d'entre elles porte un tableau sur son trumeau. Cette copie d'un original de William Bouguereau a probablement été réalisée au début du 20e siècle par Ernest Pidoux.

Vers l'ouest du logis, une ancienne habitation devait loger les gens de maisons. Elle présente une cheminée en pierre et un potager. Dans ce bâtiment, un escalier tournant en bois permet d'accéder aux combles. Les dépendances sont accolées à cet ancien logement. Une partie du bâtiment servait d'étable. Comme pour le logement, les combles servaient de grenier.

Dans le jardin situé au nord de la propriété, plusieurs arbres remarquables sont visibles. À quelques dizaines du mètre du logis, un bosquet a été planté à l'emplacement de l'ancien logis de la Maison Neuve, détruit en 1842 par Joseph Fortin. Plusieurs pierres de taille de l'ancienne construction sont encore visibles entre les arbres. Vers la limite nord du jardin, un étang est alimenté par une source couverte par une rocaille.

Murscalcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toittuile plate, ardoise
Plansplan symétrique en U
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
toit en pavillon
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
Techniquessculpture
menuiserie
peinture
Représentationsguirlande, feuille, fleur, paysage, personnage profane, Vierge à l'Enfant, saint Jean-baptiste, fleuron, étoile, rinceau
Précision représentations

Le décor peint de la cheminée du salon du pavillon occidental est signé "Suzanne". Il représente un couple, habillé en costume du 16e et du 18e siècle, se promenant dans un décor boisé au bord d'un cours d'eau. En second plan, on peut voir les ruines d'un château.

Le tableau accroché sur le trumeau d'une cheminée de l'étage est une copie d'un original peint en 1875 par William Bouguereau. La copie est réalisée par Ernest Pidoux, probablement au début du 20e siècle. Elle représente la Vierge nimbée et trônante, tenant l'Enfant Jésus sur son genou. Ce dernier embrasse saint Jean-Baptiste, enfant, qui se tient debout sa gauche.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 86. 9 E 79 23 - 483 : Châtellerault, registres d'état civil - La Commune.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 9 E 79 23 - 483
  • AD 86. 4 P 5471-5479, 1833 : Leigné-les-Bois, plans parcellaires.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 5471-5479
  • AM. non côté. Matrices des propriétés foncières de Leigné-les-Bois.

Bibliographie
  • Ministère de l'Agriculture et du Commerce, Exposition universelle internationale de 1878 à Paris, catalogue officiel : listes des récompenses; Imprimerie Nationale, Paris, 1878.

    p. 201 Bibliothèque nationale de France, Paris
  • Pouliot, Maurice ; Salvini, Joseph ; Villard, François. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Vienne, Série E supplément (Communes), Tome cinquième, Imprimerie P. Oudin, Poitiers, 1970.

    p. 150-165
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 245 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
  • Simmat, Gérard, Juchault, Pierre, Dubout, Jean-Paul. Le Pays des Vals de Gartempe. Joué-lès-Tours : Alan Sutton, 2000. 126 p., ill. (Mémoire en Images). ISBN 2-84253-512-X.

    p. 47
Multimedia
  • Site internet de la base de données Léonor (membres de la légion d'honneur).

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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