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Manoir de la Grand Maison

Dossier IA86009695 réalisé en 2018

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesmur de clôture, portail, cour, grange, puits, logement, croix de chemin, grotte de Lourdes
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Châtellerault-3
AdresseCommune : Leigné-les-Bois
Lieu-dit : La Grand Maison
Cadastre : 1833 G 115 ; 2017 AT 271, 272, 273, 274, 275

D'après la tradition orale, l'un des bâtiments aurait porté des arcs en accolades datables du début du 16e siècle. Ces traces ont aujourd'hui disparu. Cette construction est située au nord de la parcelle et bâtie perpendiculairement au corps de logis principal.

En ce qui concerne les sources écrites, le manoir de la Grand Maison est signalé en 1747 dans les archives de la commanderie de la Foucaudière à Saint-Sauveur. Le corps de logis principal, avec ses fenêtres couvertes d'arcs segmentaires et ses anciennes lucarnes, aujourd'hui détruites, pourrait dater du 17e ou du 18e siècle. Les deux cheminées conservées dans le bâtiment datent elles aussi du 18e siècle. Les registres paroissiaux de Leigné-les-Bois mentionnent à plusieurs reprises la famille Massé de Brenusson, puis la famille Constant, en tant que propriétaires de "la Grand' Maison" aux 17e et 18e siècles. Cependant, il n'est pas certain qu'il s'agisse du manoir situé à Leigné-les-Bois car de très nombreux fiefs de la Vienne s’appellent aussi "Grand Maison".

À partir de 1833, au moins, et jusqu'à la fin des années 1860, les bâtiments appartiennent à Joseph Roffay (ou Roiffay selon les sources), qui habite les lieux. La propriété passe ensuite successivement à Edmond Roiffay puis Jérôme Roiffay, tous deux résidant à Châtellerault. À partir de 1874 ou 1875, la Grand Maison appartient à la veuve d'un certain Jean François Mangin. À cette date, elle fait agrandir le logement. Ernest Mangin, avocat à Châtellerault, hérite du bien en 1893. Jules Marie Rivailles, receveur de l'enregistrement à Surgères (Charente-Maritime), est propriétaire à partir de 1896.

Entre la fin du 19e et le début du 20e siècle, une communauté de sœurs, les Ancelles du Saint-Sacrement, s'installent à la Grand Maison. La mère supérieure, Marie Serreau, native de Leigné-les-Bois, est signalée comme propriétaire des lieux. Ces religieuses dispensent des soins aux habitants du village et habitent la Grand Maison durant plus d'un demi-siècle. Elles sont au nombre de cinq en 1906 et treize en 1936. C'est probablement pendant cette période que la cloche fut installée sur le toit du corps de logis principal.

Durant les années 1920 ou 1930, une maison est construite dans l'alignement du corps de logis, vers le nord. Le pavillon sud est aussi surélevé au cours du 20e siècle. Le corps de logis principal a aussi été en partie restauré à cette époque. Les contours de baies ont été refaits, tout en gardant des arcs segmentaires en couverture. Les lucarnes de l'élévation nord-ouest ont probablement été détruites pendant ces travaux. Dans la seconde moitié du 20e ou au début du 21e siècle, l'ancienne construction gothique est remaniée et toute trace de construction médiévale disparaît alors. Une véranda a aussi été ajoutée à l'élévation nord-ouest.

Période(s)Principale : 17e siècle, 18e siècle , (?)
Secondaire : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 2e quart 20e siècle , (?)
Secondaire : 20e siècle , (?)
Dates1874, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le manoir de la Grand Maison est situé à une centaine de mètres au sud-est du bourg de Leigné-les-Bois.

Il comprend plusieurs bâtiments répartis autour d'une cour. Le corps de logis principal est prolongé vers le sud par un pavillon à étage. Vers le nord, il est prolongé par un pavillon de plain-pied et par une habitation à étage, construite dans les années 1920 ou 1930. Fermant la cour au nord, et séparée de celle-ci par un muret, un bâtiment de plain-pied est couvert de tuiles plates. D'après la tradition orale, il présentait des traces de construction médiévale, notamment des arcs en accolades. Une grange couverte d'un toit à croupes est située du côté sud de la cour. Un petit logement est situé au nord-est de la maison construite pendant l'entre-deux-guerres. L'ensemble de la propriété est délimité par un mur de clôture, ouvert à l'ouest par un portail donnant sur la cour. Une autre entrée se trouve vers le nord, au niveau de la route reliant le bourg de Leigné-les-Bois à La Roche-Posay.

À proximité de l'entrée nord, une croix monumentale en béton, portant un Christ en métal, laisse deviner la destination religieuse du bâtiment dans la première moitié du 20e siècle. À sa droite, dans une petite grotte en rocaille, une statue de la Vierge évoque l'apparition de Lourdes.

Le corps de logis principal est construit en calcaire et couvert d'un toit à croupes en tuiles plates. Autrefois utilisée par les sœurs Ancelles, une petite cloche est toujours visible au niveau du faîte de la toiture. Les ouvertures des élévations sont ordonnancées en travées. Elles sont couvertes d'arcs segmentaires vers le sud-est et d'arcs segmentaires à clés saillantes vers le nord-ouest. Sur cette élévation, la porte principale est protégée par une véranda, accessible par un escalier extérieur. La porte est ajourée par une imposte à petits carreaux.

À l'intérieur, le petit vestibule donne accès à l'escalier tournant en bois, montant jusqu'aux combles. D'après la forme de ses balustres, il pourrait dater du 17e ou du 18e siècle. Au rez-de-chaussée, le salon est chauffé grâce à une cheminée qui daterait du 18e siècle. Elle présente un manteau à arc chantourné et un décor de fleurons et de denticules en partie supérieure de la hotte. Le carrelage est en alternance de tommettes en terre cuite et de dalles de pierre noire en forme de losange.

Le sol de l'étage est couvert de tommettes. La cheminée du salon pourrait aussi dater du 18e siècle. Elle présente un manteau formant un arc en accolade.

L'ancienne statue en métal de saint Michel, autrefois située sur l'élévation nord-ouest, au-dessus de la porte principale, est aujourd'hui conservée dans l'habitation. Datable du 19e ou du 20e siècle, elle prend place dans une niche, couverte d'un linteau délardé formant un arc segmentaire.

Murscalcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toittuile plate, ardoise, tuile plate mécanique
Plansplan rectangulaire régulier
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans brisés
toit à longs pans demi-croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Techniquessculpture

Représentationsdenticule, fleuron, saint Michel, Vierge, Christ en croix
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 86. 9 E 151 3 - 15 : Leigné-les-Bois, registres d'état civil - La Commune.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 9 E 151 3 - 15
  • AD 86. 4 P 5471-5479, 1833 : Leigné-les-Bois, plans parcellaires.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 5471-5479
  • AM. non côté. Matrices des propriétés foncières de Leigné-les-Bois.

Bibliographie
  • Pouliot, Maurice ; Salvini, Joseph ; Villard, François. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Vienne, Série E supplément (Communes), Tome cinquième, Imprimerie P. Oudin, Poitiers, 1970.

    p. 150-165
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 197 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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