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Manoir de la Gâtinière

Dossier IA86009407 réalisé en 2017

Fiche

Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéescour, garage, sous-sol
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonVals de Gartempe et Creuse - Pleumartin
HydrographiesCreuse
AdresseCommune : La Roche-Posay
Lieu-dit : La Gâtinière
Adresse : 6, 8 Cadastre : 1833 A 108, 109, 110, 112 ; 2017 AH 87, 240

Le manoir de la Gâtinière, anciennement appelé Gâstelinière ou Gâtelinière, existe au moins depuis le 14e siècle. En effet, en 1369, la ville de La Roche-Posay est reprise aux Anglais par Geoffroy de la Celle lors de la guerre de Cent Ans. Pour le récompenser de sa bravoure, le roi Charles V lui offre le manoir de la Gâstelinière. Le fief avait été confisqué à Guichard d'Angles qui s'était rallié aux Anglais. En 1392, le seigneur Hector de Marconnay demeure à la Gâstelinière. Sa famille en conserve la propriété plusieurs décennies puisqu'en 1467, il appartient à Guillaume d'Oyron, qui le tient de sa femme Françoise de Marconnay. En 1597, le manoir appartient à Françoise de Maillé, veuve de Bernard de la Carnaye.

Au 18e siècle, la famille Robin de la Pertière est propriétaire des lieux. La première mention de cette famille remonte à 1715, date où Louis Robin, seigneur de Nervault et la Gâtelinière est enterré à Saint-Martin de Posay-le-Vieil. En 1726, comme l'indiquait une date portée, la chapelle du manoir est reconstruite. La bénédiction du bâtiment, de la cloche et des ornements est exécutée par le curé de Posay-le-Vieil, un an plus tard. En 1738, François Robin de la Pertière fait faire le tabernacle qui est aujourd'hui dans le transept sud de l'église paroissiale de La Roche-Posay. En 1770, la fille du propriétaire, Irène-Marguerite Robin de la Pertière, épouse dans la chapelle du manoir Henri-Louis Viart, seigneur de la Mothe d'Usseau, les Mées et Rémilly. À la Révolution, la Gâtelinière appartient à leurs enfants, Charles Henri Viart, noble émigré, et sa sœur Catherine Julie Irène Viart.

Pendant la Terreur, selon la tradition locale, le père Pierre Coudrin, né à Coussay-les-Bois et fondateur de l'ordre de Picpus, aurait fait des messes clandestines dans la chapelle du manoir. En 1833, la partie nord du manoir est en ruines et les différents bâtiments sont partagés entre plusieurs propriétaires. En 1842, le manoir est vendu à la famille Georget-Rousseau, qui le revend en 1855 aux Saulnier, une famille importante de meuniers de la commune, qui possédait aussi les deux moulins du bourg et le moulin de Gâtineau. Ils conservent le manoir toute la seconde moitié du 19e siècle. Entre la fin du 19e et le début du 20e siècle, il est vendu à Édouard Lelièvre, entrepreneur tourangeau, qui fut maire de La Roche-Posay entre 1904 et 1912. Son beau-fils, Jean Héron, était encore propriétaire au début des années 1960.

Période(s)Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : maître d'oeuvre inconnu
Personnalité : Robin de la Pertière François
Robin de la Pertière François

seigneur de la Gâtinière à La Roche-Posay.


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propriétaire attribution par travaux historiques

Le lieu-dit de la Gâtinière est situé au nord du bourg de La Roche-Posay, entre la route départementale menant à Lésigny et la Creuse. Le manoir surplombe l’hippodrome de la commune placé dans un méandre de la rivière. La demeure est composée d'un ensemble de bâtiments, construits en moellons calcaire, repartis autour de deux cours.

La plus grande cour, au sud, est délimitée à l'ouest et au sud par un édifice à deux ailes se rejoignant en équerre et formant un plan en "L". L'élévation sud de cet édifice semble être la partie la plus ancienne de la demeure. Une porte piétonne et une porte cochère en plein cintre, ainsi qu'une fenêtre au linteau délardé en arc segmentaire permettent de dater cette façade du 17e ou du 18e siècle. Les autres ouvertures de cette élévation paraissent dater du 19e siècle.

La cour nord est la plus petite et la plus ouverte. Elle fut aménagée postérieurement à 1833, après la destruction de la partie nord du manoir. À l'ouest, le logis fait parti des bâtiments reconstruits au 19e siècle. Il s'agit de la partie la plus élevée de l'édifice, avec ses deux étages, et la seule dont la toiture est couverte d'ardoises. Le logis présente une façade ordonnancée en trois travées. Les oculi, situés au droit de la porte d'entrée, laissent deviner l'emplacement de l'escalier.

Le sous-sol est accessible au centre de la cour nord grâce à un escalier couvert par un toit à un versant supporté par des poteaux en bois

Murscalcaire moellon
Toitardoise, tuile plate
Plansplan régulier en L
Étagessous-sol, 2 étages carrés
Couverturestoit à longs pans croupe
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • An VII-1904: Biens communaux non bâtis.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 251 5
  • 1834-1963. Matrices du cadastre de La Roche-Posay, états de sections, tables des propriétaires, augmentations et diminutions.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 2935-2943, 4423-4427
Documents figurés
  • Plan cadastral de La Roche-Posay, 1833, Archives départementales de la Vienne.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4P 5581
Bibliographie
  • Beauchet-Filleau, Henri et Paul, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou : t. 2. Poitiers : Imprimerie Oudin et Cie, 1895.

  • Carré de Busserolle, J.-X., Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Tome III, Société archéologique de Touraine, 1880, Tours.

  • Frouin, R. Quelques glanes d'histoire rassemblées, La Roche-Posay.

  • Pouliot, Maurice ; Salvini, Joseph ; Villard, François. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Vienne, Série E supplément (Communes), Tome cinquième, Imprimerie P. Oudin, Poitiers, 1970.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (c) Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault - Maturi Paul
Maturi Paul

Chercheur associé à la Communauté de Communes des Vals de Gartempe et Creuse (2015-2016), puis à la Communauté d'Agglomération de Grand Châtellerault (2017-...).


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