Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
  • Commune Thonac
  • Lieu-dit
  • Cadastre 1813 D1 59, 63 et 64 Plusieurs bâtiments étaient alors à l'emplacement de la maison actuelle. ; 2019 0D 797
  • Dénominations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin d'agrément

En 1813, lors de la levée du plan cadastral ancien de la commune, le site est occupé par plusieurs bâtiments appartenant à Alexandre Laborde-Delbos (cf. IA24004372) : une imposante grange-étable (n° 59) au sud d'une cour (n° 60), une maison (n° 61) au nord de la même cour et, à l'est de cet ensemble, une autre grange à laquelle était adossé un pigeonnier (n° 63). Toutefois, cette petite propriété, qui faisait alors partie d'un ensemble bien plus conséquent (cf. IA24004372), est démembrée à partir de 1825 par Laborde-Delbos qui la vend à cette date à Joseph Bonnet (de La Chapoulie), qui s'en dessaisit à son tour en 1841, excepté les deux parcelles situées le plus à l'est, la cour (n° 62), la grange et le pigeonnier (n° 63), qui reviennent à Bernard Delbos. Celui-ci démolit les bâtiments en place plus tard, en 1877, pour bâtir une "construction nouvelle" (matrice cadastrale) : il s'agit de la partie orientale de la maison actuelle. Cependant, la maison doit son aspect général assurément à une campagne de travaux ultérieure, campagne qui consista à la construction du corps de logis occidental et au rhabillage de la partie orientale et vraisemblablement intervenue au tournant du XXe siècle si l'on en juge par ses critères internes : chambranle rectangulaire des portes et fenêtres, plate-bandes clavées régulièrement, chaînes d'angle harpées tout aussi régulièrement, pierres calcaires blanches importées et débitées mécaniquement. Ces critères ne sont d'ailleurs pas très éloignés d'une autre maison de sortie du bourg, celle-ci située à l'ouest (cf. IA24004387).

La maison de plan massé est composée de deux corps de logis de plan rectangulaire orientés nord-sud, adossés et disposés parallèlement mais décalés l'un par rapport à l'autre, de sorte que l'un fait saillie au nord (celui de l'est) et l'autre au sud (celui de l'ouest). En outre, celui de l'est est plus haut d'un étage carré et moins profond que celui de l'ouest. Hors ces différences de disposition, de dimension et de volume, les deux corps partagent la même mise en œuvre : ils sont bâtis en moellons couverts d'un enduit pour les murs et en pierre de taille calcaire blanche importées et débitées mécaniquement pour les parties vives (cadres des fenêtres et des portes, chaînes d'angle) ; les chambranles des baies sont rectangulaires, à plates-bandes clavées régulièrement ; les chaînes d'angle sont harpées régulièrement ; les toits sont à longs pans et à croupes couverts en tuile plate mécanique. Le corps de logis occidental est doté au sud d'un avant-corps couvert en terrasse à hauteur du premier étage afin de constituer un balcon bordé d'une balustrade à une porte-fenêtre percée de ce côté : elle ouvre sur le paysage de la vallée de la Vézère.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile plate mécanique
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Matrice cadastrale, registre des augmentations et diminutions de Thonac, 1820-1914.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 63 P 938
    Pages 20, 26 et 138

Documents figurés

  • Plan cadastral ancien de la commune de Thonac, 1813.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 3 P3 6119 à 3 P 3 6125
    Section D, 1ère feuille
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel