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Maison

Dossier IA19000240 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesjardin
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCollonges-la-Rouge - Meyssac
AdresseCommune : Collonges-la-Rouge
Cadastre : 1831 C1 178 ; 2007 AI 183

D´origine médiévale, cette maison a subi des transformations au cours des 15e-16e siècles et des 16e-17e siècles. Elle a également été en partie reconstruite au début du 20e siècle, notamment dans sa partie sud-est.

Nous n´avons aucune indication sur les familles qui ont occupé cette maison. Toutefois, d´après son appareil et son implantation sur le flanc est de l´enclos prieural, nous pouvons, comme le suggère d´ailleurs Gilles Séraphin ou encore Marguerite Guély, la classer parmi les maisons les plus anciennes du bourg.

Remploi provenant deCommune : Collonges-la-Rouge
Période(s)Principale : 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle
Secondaire : 20e siècle

Cette maison de plan rectangulaire régulier est positionnée en milieu d´îlot, en retrait par rapport à la rue qui relie la place de l´église à la rue de la Garde. Orientée nord-sud, cette maison dispose d´un jardin à l´est et d´une cour à l´ouest dans laquelle on remarque un petit bâtiment annexe, encore couvert de lauzes. Il servait autrefois de porcherie. L´ensemble est clôturé par un muret à chaperon en pierre plate.

Sur la toiture à longs pans, qui a été refaite dans sa partie sud, on retrouve des exemples des différents matériaux de couverture utilisés à Collonges-la-Rouge tout au long des siècles : la pierre plate (ici en écaille) dite lauze sur les coyaux, l´ardoise et la tuile mécanique. A noter également, au nord, un bel exemple de pignon couvert qui a conservé ses pierres en couverture. Les souches de cheminées, à mitre pour l´une d´entre elles, sont positionnées sur les pignons nord et sud. Le comble à surcroît est éclairé par une lucarne passante à fronton et est aéré par un outeau plat.

Cette maison est édifiée en pierre appareillée et en blocage de moellons de grès, sur une cave voûtée en berceau en anse-de-panier orientée nord-sud. On y accède par une porte située au niveau du pignon nord. La tradition orale rapporte que cette maison disposait de deux niveaux de cave, comme c´est le cas pour la maison dite, ancienne maison des sœurs (Cf. IA19000213). Malheureusement, la prospection sur le terrain n´a pas permis d´apporter d´éléments probants permettant d´étayer cette hypothèse.

La partie la plus ancienne de cette maison se résume à l´aile nord et à son pignon aveugle. Ce dernier est qualifié, par Pierre Garrigou-Grandchamp de mur bouclier du fait de la qualité et de l´épaisseur de la construction ainsi que de sa saillie à plus de 1,50 m au-dessus du faîte du toit. D´après lui, ce type de construction semble ici "plus déclaratif des intentions du propriétaire que destiné à protéger des bâtiments par ailleurs isolés et sans appareil défensif". Cependant, il n´est pas exclu que ce pignon ait pu faire partie de l´enceinte de l´enclos prieural. Dans, tous les cas, il est certain que ce pignon aveugle est un vestige de l´édifice originel.

La façade ouest de cette aile, très composite, a, quant à elle, subi de nombreux remaniements. Des traces d´un solin d´appareil en gradins, vestige d´un bâtiment disparu mais qui figure bien sur le plan du cadastre de 1831, sont encore visibles sur cette élévation. Les croisées et le fenestron en accolade que l´on distingue sur cette élévation ont été restaurés.

L´élévation est a également largement été remaniée et les baies restaurées. Elle est ajourée d´une porte-fenêtre donnant sur un perron et d´une travée d´ouvertures composée d´une porte et de deux baies, sur l´aile sud.

La partie sud-est de la maison a été partiellement reconstruite en moellon régulier. Elle présente aujourd'hui un pignon aveugle au sud.

A l´angle sud-ouest, subsistent les vestiges d´anciens murs de maison ainsi qu´un linteau de porte armorié qui a été abandonné là. En outre, bien qu´elles ne figurent pas sur le plan du cadastre de 1831, on sait que des constructions (maison ou enclos ?) étaient accolées à cette maison. La présence, au niveau de l´étage de soubassement de cette reconstruction, de deux grandes portes en arc brisé avec chanfrein en témoignent. L´une est ouverte dans un mur, actuellement dérasé, perpendiculaire au mur gouttereau ouest et l´autre est située sur ce mur gouttereau ouest. Cependant, il est difficile de dater ces vestiges car les portes en arc brisé ne sont pas toujours des marqueurs fiables en Bas-Limousin où l´arc brisé est adopté dès la fin de la période romane et est utilisé jusqu´au 15e siècle.

L´accès à cette maison se fait à l´ouest par un portail qui donne dans la cour. A l´intérieur de la maison, on note la présence d´une cheminée en arc segmentaire dans laquelle se trouve un potager double, résultat des dernières restaurations. En outre, sont conservés les vestiges d´un ancien escalier en vis dont il ne reste aujourd'hui que la marche de départ. Cet escalier, dont on ne sait s´il était logé dans une tour, permettait de distribuer les deux ailes nord et sud du bâtiment.

Cette maison pourrait être qualifiée de "résidence noble" car elle en conserve encore certaines caractéristiques comme sa fonction de résidence exclusive avec un rez-de-chaussée peu percé ne comportant aucun organe de commerce. De plus, il existait peut-être une tour d´escalier qui a pu être détruite bien avant la fin du 19e siècle. Même si ce ne sont, à ce jour, que des hypothèses il est possible de placer cette maison dans la typologie des "maisons salles" telles que les définit Pierre Garrigou-Grandchamp à savoir : "les salles sont une catégorie de maison bloc de plan allongé comportant rarement plus d´un étage, dont le premier niveau était en général seulement percé de fentes d´éclairage. Libres de toutes mitoyennetés, elles se développent sans contrainte et peuvent atteindre 15m de front". Il semble que cette maison réponde en partie à ces caractéristiques. Par ailleurs, elle est située près de celle des Vassignac avec qui elle formait sans doute sur une aire périphérique, pourquoi pas une cour seigneuriale ?

Mursgrès moellon
grès pierre de taille

Toitgrès en couverture, ardoise, tuile mécanique
Plansplan rectangulaire régulier
Étagessous-sol, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvrementsvoûte en berceau en anse-de-panier
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
Typologiesmaison de plan allongé
État de conservationrestauré
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • SERAPHIN, G., MELISSINOS, A., SIRYES, H. Plan de gestion du site classé Collonges-la-Rouge. Fichier immeubles. Etude réalisée sous la maîtrise d´ouvrage de la DIREN et de la commune de Collonges-la-Rouge, 2005.

    fiches 143 et 144 Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : non coté
  • COLLE-MADIES, Karine. Collonges-la-Rouge, clocher de l'église Saint-Martin. In CONGRES ARCHEOLOGIQUE DE FRANCE (163 ; 2005 ; Paris). Monuments de Corrèze. Paris : Société Française d'Archéologie, 2007.

    p. 17 et 50 Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : (19) 72 SOC
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville de Collonges-la-Rouge (c) Ville de Collonges-la-Rouge - Brahim-Giry Agnès
Brahim-Giry Agnès

Chercheur SRI Limousin (2007-2016) - Responsable de l'Unité Études et Ressources documentaires, site de Limoges (2016-2017 ) - Responsable de l'Unité Recherche-Photographie, Limoges-Poitiers (2017-


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