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Maison

Dossier IA19000237 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCollonges-la-Rouge - Meyssac
AdresseCommune : Collonges-la-Rouge
Cadastre : 1831 C1 179, 180, 182, 184 ; 2007 AI 136

L´origine de cette maison serait médiévale. En effet, située à la limité sud de l´ancien enclos prieural, elle devait sans doute faire partie des bâtiments de l´ancien prieuré.

D´après les éléments rapportés par Paul Bial dans sa monographie sur Collonges (1896), cette maison aurait appartenu à la famille de Vassignac. Partant de là, il conclut que cette maison est la maison d´origine de cette famille. C´est grâce aux recherches aux Archives nationales d´Ernest Rupin, archéologue français, (1845-1909) que Paul Bial a pu étayer son hypothèse. En effet, on sait que Gédéon 1er, dernier seigneur de Vassignac, a vendu à Isaac de Canolle de Royère, sa maison noble de Collonges, le patronage d´une chapelle dans l´église paroissiale et son droit de routage (impôt qui pèse sur chaque charge de vin sortant de la paroisse). Ernest Rupin situe cette maison au sud de l´église, attenante à la sacristie. Cette mitoyenneté entre la maison et la sacristie permettait un accès facile à la chapelle des Vassignac située dans la quatrième travée sud de l´église paroissiale.

C´est d´ailleurs, dans cette chapelle, que Gédéon 1er, qui avait opté pour la religion réformée, faisait faire le prêche. Il faisait entrer les fidèles réformés par une porte privée, donnant dans la cour de sa maison. Il est attesté que des prêches protestants ont eu lieu dans cette maison, même après sa vente aux Canolle de Royère. En effet, un procès-verbal, datant de 1661, est dressé contre Pierre Borie, ministre protestant. Ce dernier est accusé d´avoir prêché en la maison des Canolle malgré l´arrêté du parlement de Bordeaux de 1640 qui, justement, interdit la tenue de prêche dans des annexes. Il donc fort probable que cette maison ait appartenu aux seigneurs de Vassignac. D´ailleurs, les parties les plus anciennes, encore en élévation, remontent au tout début du 15e siècle, période durant laquelle des Vassignac sont seigneurs de la vicomté de Turenne (1400-1677).

Entre 1875 et 1890, une partie de cette maison (cf. plan du cadastre de 1831, section C1 n°82) était utilisée comme école des garçons (cf. notice n°IA19000203 et annexe 1). Aujourd'hui complètement détruit, ce corps de bâtiment était accolé au mur gouttereau sud de l´église paroissiale.

Très remaniée au cours des siècles, cette maison a été agrandie en 1805 et 1829.

Remploi provenant deCommune : Collonges-la-Rouge
Période(s)Principale : 15e siècle , daté par source
Principale : 16e siècle , daté par source
Secondaire : 17e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 19e siècle , porte la date
Dates1805, porte la date
1829, porte la date

Cette maison, en rez-de-chaussée surélevé, de plan régulier en L, est implantée en milieu d´ilot. Le toit à croupes est couvert d´ardoises. Sur la toiture, on distingue deux souches de cheminée à mitre, l´une sur le versant est, l´autre sur le versant nord-ouest. On remarque également une série de lucarnes rentrantes. Cette maison est principalement construite en moellon de grès équarri et de calcaire appareillé. Elle est agrémentée d´une cour et d´un jardin clôturées par un mur en pierre, à chaperon triangulaire, avec un portail inscrit entre deux piliers. Très remaniée au cours des siècles, cette maison présente des élévations très composites.

Les seuls vestiges de l´origine médiévale de cette maison se traduisent par la présence, sur l'élévation nord, d´une porte et de deux arcades murées en arc brisé et d´une petite fenêtre à feuillures.

L´élévation ouest, qui a sans doute été une entrée principale, dispose d´un perron en pierre avec une porte (15e-16e siècles) surmontée d´un arc en accolade, reposant sur des culots sculptés, encadré de deux écus aux armes des Vassignac. A noter également sur cette élévation ouest la présence d´un caisson de latrines double. Ce corps de bâtiment est sans doute le plus ancien. Il est construit sur une cave voûtée en berceau en moellon de grès équarri, orientée nord-sud, dans laquelle on accède par une porte extérieure d´origine, située au sud.

L´élévation postérieure sud, sur jardin, fait nettement apparaître les traces de l´agrandissement de cette maison par l´ajout d´un second corps de bâtiment. Les chronogrammes 1805 et 1829, inscrits sur le linteau de la porte-fenêtre sud-ouest, datent cette extension qui a été l´occasion de créer une terrasse surmontée d´une treille. Cette façade sud est intéressante dans la mesure où elle donne une bonne lecture des modifications successives subies par cette maison. En effet, on peut y voir deux anciennes croisées chanfreinées du 17e siècle qui côtoient deux fenêtres et porte-fenêtres percées au 19e siècle. L´agrandissement est marqué à l´intérieur par une marche, formée par quatre pierres plates en calcaire, qui sépare les deux corps de bâtiment.

Aujourd'hui, l´entrée se fait par un escalier droit en maçonnerie, perpendiculaire à l´élévation est. Sur cette élévation, on remarque des traces de badigeons de chaux blanche autour des encadrements de baies. Les angles de ces baies sont constitués de pierres appareillées.

Dans la pièce principale du logis, une cheminée incorporée en pierre de taille de grès rouge témoigne de la noblesse de cette maison. Le manteau de la cheminée repose sur des piédroits en demi-fût de colonne couronnés de chapiteaux sculptés de petites volutes.

Une bassière, dite aussi souillarde, est installée dans la seconde pièce (celle de l´extension). Accolée au mur gouttereau occidental de la salle commune, elle renferme un potager.

Mursgrès moellon
calcaire pierre de taille
Toitardoise
Plansplan régulier en L
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvrementsvoûte en berceau
Couverturestoit à longs pans croupe
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Typologiesmaison en rez-de-chaussée surélevé
État de conservationremanié, restauré
Techniquessculpture
Représentationsarmoiries chronogramme volute
Précision représentations

Ecu de gauche portant les armes de la famille des Vassignac : d'azur à la bande d'argent.

Ecu de droite à bordure à bande. Chronogrammes : 1805, 1829.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Description de la maison par Paul Bial

    Paul Bial donne une description de l´organisation de cette maison telle qu´elle existait encore à la fin du 19e siècle. Cette description correspond au plan du cadastre de 1831 (cf. le tracé schématique sur l´extrait du cadastre de 1831). En effet, cette maison était composée de quatre corps de bâtiments disposés autour d´une cour attenante à l´église. Le bâtiment principal était orienté au sud (1831 C1 184), le second à l´ouest (C1 179-180), le troisième lui était perpendiculaire, le quatrième était attenant à la sacristie. Il ne reste aujourd'hui qu´un seul corps de bâtiment, celui orienté au sud qui a été agrandi vers le sud en 1853.

    Une partie de ces corps de bâtiments existait encore au tout début du 20e siècle ; des photos de 1911-1915 en témoignent.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN. Série TT : 237 : Religionnaires fugitifs, Protestants de Turenne [s.d.]..

    Archives nationales, Paris : TT : 237
Bibliographie
  • SERAPHIN, G., MELISSINOS, A., SIRYES, H. Plan de gestion du site classé Collonges-la-Rouge. Fichier immeubles. Etude réalisée sous la maîtrise d´ouvrage de la DIREN et de la commune de Collonges-la-Rouge, 2005.

    fiche n°47 Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : non coté
Périodiques
  • BIAL, Paul. Leodunum ou le Puy de Vézy. Monographie de Collonges (Corrèze). Bulletin de la société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, 1896.

    p. 17-19 Archives départementales de la Corrèze, Tulle : br 4719
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville de Collonges-la-Rouge (c) Ville de Collonges-la-Rouge - Brahim-Giry Agnès
Brahim-Giry Agnès

Chercheur SRI Limousin (2007-2016) - Responsable de l'Unité Études et Ressources documentaires, site de Limoges (2016-2017 ) - Responsable de l'Unité Recherche-Photographie, Limoges-Poitiers (2017-


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