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Maison, puis presbytère, actuellement mairie

Dossier IA24004381 inclus dans Village de Thonac réalisé en 2013

Fiche

Genrecommunal
Destinationspresbytère, mairie
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonVallée de la Vézère - Montignac
AdresseCommune : Thonac
Lieu-dit : Cadastre : 1813 D1 34 ; 2019 0D 211

Le bâtiment actuel, dans sa partie nord, remonte sans doute à la seconde moitié du XVIe siècle : petites fenêtres à chanfrein droit formant ébrasement dans le mur-pignon, cheminée en pierre de taille à piédroits à pans coupés, plafonds à poutres et solives, placard mural en meuble d'attache, appui de fenêtre en quart de rond, moellon avec remplois de pierres rubéfiées en sont les principales caractéristiques.

Assurément, cette première maison a été agrandie vers le sud dans la seconde moitié du XVIIIe siècle lors d'une importante campagne de travaux qui se distingue essentiellement par les nombreuses portes et fenêtres à linteau délardé en arc segmentaire, certaines à chambranle, et au toit unifié et continu ; se remarque également le balcon situé au nord-ouest, au premier étage, en fer à entrelacs qui porte sur une console en pierre à volutes (du XIXe siècle) et sur le vestige d'un mur de clôture comprenant un évier en pierre en meuble d'attache (un remploi ?) à hauteur du rez-de-chaussée. Selon toute vraisemblance, le bâtiment a subi ces modifications pour devenir le presbytère de la paroisse. C'est en effet l'état et la fonction que délivre le plan cadastral de 1813. A cette date, le presbytère fait partie d'un ensemble important situé au cœur du bourg. En effet, au bâtiment principal (n° 34) orienté nord-sud situé à l'ouest d'une cour répond une vaste grange-étable (n° 35) en vis-à-vis à l'est, les deux étant reliés par des murs de clôture ; un grand jardin (n° 33 ; d'environ 1150 m2) s'étend au sud jusqu'à l'église paroissiale. Ce jardin était séparé du bâtiment principal par une rue mais relié à lui par un passage traversant qui portait une pièce au premier étage du presbytère : les fenêtres de cette dernière (la chambre du curé ?) devaient donner des vues sur les parterres.

Au cours du XIXe siècle, la grange située à l'ouest de la cour presbytérale est vendue à un particulier (1857) et les murs de clôture qui reliaient les deux bâtiments sont abattus. Le presbytère lui-même fait l'objet de plusieurs campagnes de réparations ou de modifications : en 1859-1860, une nouvelle remise est construite ; en 1861, la couverture d'ardoises est refaite à neuf. En 1891-1892, le presbytère, "dans le plus mauvais état", nécessite à nouveau des travaux de réparations importants. Selon une délibération municipale du 12 août 1891, "les portes ne ferment pas faute de serrure, les fenêtres et les contrevents tombent en ruine. Aussi, M. le curé est constamment exposé à la visite toujours fort désagréable des malfaiteurs. La cuisine et la salle à manger sont dans un état de délabrement complet et absolument inhabitables. Les plafonds des pièces sont tombés par suite du mauvais état de la toiture qui laisse pénétrer l'eau partout au moindre orage. Les murs de clôture du jardin sont écroulés sur la voie publique." De fait, l'architecte départemental Lagrange est chargé de dresser un devis estimatif des réparations les plus urgentes à exécuter : menuiseries, sols en ciment, enduits des murs, badigeon au plafond de la salle à manger, etc.

Au cours des décennies suivantes, le bâtiment continue de servir de logement au curé, moyennant un bail annuel ou triennal. Ce n'est que bien plus tard, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, qu'il devient la mairie de la commune.

Période(s)Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1859, daté par source
1860, daté par source
1861, daté par source
1891, daté par source
1892, daté par source

Orienté nord-sud, son mur-pignon nord bordant la traverse du bourg (la Départementale 706), le bâtiment de plan rectangulaire allongé (7,7 x 20,7 m) comprend un rez-de-chaussée et un premier étage, les combles n'étant pas habitables. Bâti en moellons pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives (angles, cadres des fenêtres et des portes), il est couvert par un grand toit à longs pans protégé par des tuiles plates. A l'intérieur, les deux pièces du rez-de-chaussée de la partie nord comprennent un sol en pisé, une cheminée en pierre de taille à piédroits à pans coupés, des plafonds à poutres et solives, un placard mural en meuble d'attache et un évier en pierre. La plupart des portes et fenêtres sont percées dans le mur gouttereau ouest et présentent un linteau délardé en arc segmentaire. Un balcon situé au nord-ouest, au premier étage, en fer à entrelacs, repose sur une console en pierre à volutes et sur une portion de mur comprenant un évier en pierre à hauteur du rez-de-chaussée.

Murscalcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toittuile plate
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale, registre des augmentations et diminutions de Thonac, 1820-1914.

    Page 101 Archives départementales de la Dordogne : 63 P 938
  • Commune de Thonac (XIXe-XXe siècles).

    Archives départementales de la Dordogne : 12 O 645
Documents figurés
  • Plan cadastral ancien de la commune de Thonac, 1813.

    Section D, 1ère feuille Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 3 P3 6119 à 3 P 3 6125
  • Plan du bourg de Thonac levé en mai 1863 par Deguerey. Ech. 0,002 par mètre (AD Dordogne. 12 O 645).

    Archives départementales de la Dordogne : 12 O 645

Liens web

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