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Maison puis mairie actuellement Hôtel de voyageurs

Dossier IA19000218 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinationsmairie, hôtel de voyageurs
Parties constituantes non étudiéescour, grange, étable
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCollonges-la-Rouge - Meyssac
AdresseCommune : Collonges-la-Rouge
Cadastre : 1831 C1 74 ; 2007 AI 268, 269

Cette maison date du 17e siècle. En 1629, elle appartenait à Antoine Benoist, maître parfumeur (ou enfumeur). Au 18e siècle, la façade a été remaniée et recomposée comme l´attestent la date, 1711, portée sur l´arc en plein-cintre d´une ancienne porte charretière et les traces de reprise de maçonnerie que l´on aperçoit à l´angle nord-est. Il semble que le remaniement de cette façade principale ait également été l´occasion de transformer l´accès de cette maison. En effet, on peut supposer, qu´à l´origine, l´actuel escalier intérieur droit était situé à l´extérieur, accolé à la façade, et non pas à l´intérieur, dissimulé derrière une nouvelle façade recomposée. Ainsi, cette maison qui, à l´origine, répondait aux critères de la typologie du rez-de-chaussée surélevé a été transformée, au début du 18e siècle, en maison à étage.

En 1831, cette maison était déjà constituée de quatre corps de logis organisés autour d´une cour intérieure. Les corps de construction nord et ouest étaient occupées par des logis, l´aile sud était utilisée comme grange, et l´aile est était réservée à la circulation entre les ailes nord et sud.

En 1877, une partie de la maison a été vendue pour servir de mairie (cf. Annexe 1). Il semble qu´à cette époque la grange ait déjà été transformée en logement, puisqu´il n´en est pas fait mention dans la description du bail.

Enfin, au cours du 20e siècle, la parcelle sur laquelle cette maison est construite, a été divisée en deux parcelles distinctes. (n° 268 et 269). Et, le corps de bâtiment ouest a été entièrement restauré.

Période(s)Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Dates1626, porte la date
1711, porte la date
1875, daté par source
1894, daté par source

Cette maison de plan rectangulaire régulier est constituée de quatre corps de construction organisés autour d´une cour intérieure. Les toits à croupes et à longs pans, à égouts retroussés, sont couverts d´ardoises. On note la présence de deux cheminées à mitre, situées aux extrémités des lignes faîtières des pignons est et ouest. Quatre lucarnes à croupe éclairent les étages de comble des ailes nord et ouest. Des outeaux plats aèrent le comble.

L´ensemble est construit en moellon de grès et en pierre de taille. On remarque quelques vestiges d´enduit, notamment au niveau des maçonneries d´obturations des baies d´origine ainsi que des traces de badigeon sur les encadrements de fenêtres. Par ailleurs, un joint de pose a été utilisé sur les élévations nord et est.

L´accès à la cave se fait par l´intérieur de la maison, par une porte située au pied de l´escalier intérieur droit. Mais il est probable que cet accès se faisait, avant la recomposition de cette façade, par l´extérieur. Cette cave voûtée en berceau est orientée est-ouest. Un placard est aménagé dans l´épaisseur du mur.

L´élévation est, est ajourée de plusieurs baies. Une porte piétonne chanfreinée est située à l´extrémité nord de cette façade. Elle s´ouvre sur un escalier droit en maçonnerie qui donne accès au couloir du premier étage. Ce couloir, qui distribue les corps de bâtiment nord et sud, est éclairé par cinq fenêtres cintrées. Une porte cochère, en arc en plein-cintre, est percée au centre de la façade. Elle donne accès à la cour intérieure. Enfin, une porte charretière décentrée vers la gauche permet l´accès au rez-de-chaussée de l´aile sud. Juste à côté, on remarque, l´inscription [1711] et une marque de tâcheron, positionnées sur l´arc en plein-cintre d´une porte piétonne murée.

L´élévation nord, très remaniée, est ajourée de quatre fenêtres à feuillures avec contrevents en bois et d´un fenestron avec grille en fer forgé. On remarque également les traces d´une ancienne baie, aujourd'hui murée. Dans la pièce principale de ce logis, on remarque une cheminée portant l´inscription [Anthoine Benoict, 1626] et un potager triple adossé au mur gouttereau nord.

L´élévation ouest appartient aujourd'hui au corps de bâtiment sis sur la parcelle n° 268. L´accès au logis se fait par un escalier extérieur droit, en maçonnerie, avec garde-corps en bois couvert d´un auvent.

Enfin, au sud, on trouve le quatrième corps de bâtiment. Ouvert exclusivement sur la cour intérieure, l´accès au logis se fait par une porte-fenêtre, à trois vantaux, logée dans l´embrasure d´une ancienne porte charretière et surmontée d´une ancienne baie fenière. Le premier étage est éclairé par une porte-fenêtre donnant sur un balcon avec garde-corps en fer forgé.

Mursgrès moellon badigeon partiel
grès pierre de taille
grès moellon enduit partiel
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementsvoûte en berceau
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans
Escaliersescalier intérieur : escalier droit en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
Typologiesmaison à un étage
État de conservationremanié, restauré
Représentationschronogramme ornement géométrique
Précision représentations

1626 : date portée sur le linteau de la cheminée. 1711 : date porté sur l'arc en berceau d'une porte charretière murée. Marque de tâcheron.

Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsinscrit MH partiellement, 1951/01/04
Précisions sur la protection

L'inscription au titre des MH porte sur les façades et toitures ainsi que sur la cheminée .

Annexes

  • Bail concernant une maison pour servir de mairie. 1875

    Note d'information historique complémentaire [AD. Corrèze. 2O 428. Bail concernant une maison pour servir de mairie. 1875].

    Le dépouillement des documents d´archives relatifs à la location, puis à la vente de cette maison à la commune de Collonges par le sieur Bizot, aubergiste à Meyssac, sont instructifs pour la compréhension de la distribution intérieure de cette maison. En effet, on apprend qu´à l´époque : [cette maison est constituée de deux appartements situés au premier étage. Ils sont éclairés par trois croisés qui donnent sur la rue. On accède à ces appartements par une porte d´entrée située à l´angle nord-est de la maison grâce à un escalier en pierre. La porte d´entrée, l´escalier, le palier en haut de l´escalier servent en commun au propriétaire de la maison réservée. La partie grenier correspond aux deux appartements ci-dessus. C´est l´un des deux appartements du premier étage qui est destiné à servir de salle de mairie. La partie vendue est séparée de la partie réservée par des cloisons en torchis. La cour, sur laquelle donne le petit appartement vendu à la commune, ainsi que le grand portail par lequel on arrive dans cette cour ne sont pas compris dans la vente, mais restent commun].

    On apprend également que cette maison est en très mauvais état en 1894 et que des réparations sont nécessaires.

  • Le métier de parfumeur.

    Ce métier consistait à désinfecter les villes et les maisons avec des produits odorants réputés efficaces contre les épidémies et la propagation des maladies contagieuses.

    Tiré de "Parfums et Remèdes contre la peste. Paris. Chez Louis Denis Delacour et Pierre Simon, Imprimeurs du Parlement, 1720".

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Corrèze. Série O ; 2 O 424 - 426. Administration et comptabilité des communes (An VIII-1940) : édifices et travaux [Presbytère (1812-1927), Culte (1853-1923) ; Maison d'école : Aliénation et acquisition (1834-1869) ; Monument aux morts (1922) ; Installation d'une école des filles (1882) ; Construction (1888-1914) ; Mairie (1809-1936) ; Plan de la mairie (1875) ; Cimetière : transfert (1839-1858). Agrandissement (1920-1934). Concessions (1858-1940). Plan de 1839 ; Halle : réparation de la toiture (1839-1868) ; Culte (1853-1923) ].

    Archives départementales de la Corrèze, Tulle : 2O 427, 426 - 428
Bibliographie
  • SOBIENIAK, C. Chroniques de la vie collongeoise au XVIIe siècle d'après les registres paroissiaux de 1616-1639 : des Collongeois contre la peste. [S. l.] : [s. n.], [1990].

    Archives départementales de la Corrèze, Tulle : Br 4815
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville de Collonges-la-Rouge (c) Ville de Collonges-la-Rouge ; (c) Monuments historiques (c) Monuments historiques - Brahim-Giry Agnès
Brahim-Giry Agnès

Chercheur SRI Limousin (2007-2016) - Responsable de l'Unité Études et Ressources documentaires, site de Limoges (2016-2017 ) - Responsable de l'Unité Recherche-Photographie, Limoges-Poitiers (2017-


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