Dossier IA19000226 | Réalisé par
Brahim-Giry Agnès
Brahim-Giry Agnès

Chercheur SRI Limousin (2007-2016) - Responsable de l'Unité Études et Ressources documentaires, site de Limoges (2016-2017 ) - Responsable de l'Unité Recherche-Photographie, Limoges-Poitiers (2017-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maison puis hospice actuellement maison dite Hôtel de La Ramade de Friac ou Hôtel Beaurival
Auteur
Copyright
  • (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel
  • (c) Ville de Collonges-la-Rouge

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Collonges-la-Rouge - Meyssac
  • Commune Collonges-la-Rouge
  • Adresse rue de la Barrière
  • Cadastre 1831 C1 47  ; 2007 AI 230
  • Dénominations
    maison
  • Appellations
    Hôtel Ramade de Friac, Hôtel Beaurival
  • Destinations
    hospice
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin

Cette maison a été construite au 17e siècle sur les ruines d´une ou de deux anciennes maisons du 15e siècle. Les seuls témoins de cette implantation antérieure se résument aux baies de boutique en anse-de-panier condamnées et à la porte chanfreinée, situées sur l´élévation est. Cette maison était composée de plusieurs corps de bâtiments, notamment avec une aile ouest qui a été totalement détruite. Aujourd'hui, ne subsiste qu´un seul un corps de bâtiment rectangulaire.

D´abord propriété de la famille Cardaillac, elle a ensuite appartenu à la famille Ramade de Friac dont le nom est attesté vers 1620-1630. A la fin du 18e siècle, un certain Albiac de Beaurival en était le propriétaire. A sa mort, la maison est laissée à l´abandon et ce, durant de nombreuses années.

En 1830, Charles Ramade de Friac fait don de l´aile ouest de la maison à la commune qui la transforme en hospice. Trente ans plus tard, l´hospice est en très mauvais état. En 1860, 1890 et 1895, des travaux y sont réalisés. Mais, finalement, en 1899, l´hospice est vendu à Etienne Paulin Poignet, propriétaire de la maison Boutang du Peyrat, pour être démoli. Les matériaux récupérés sont vendus.

Vers la fin du 19e siècle, on sait qu´une partie de la maison a subi un incendie suite à un départ de feu qui s´est produit dans un poêle qui avait été installé dans la cheminée du premier étage.

Entre 1908 et 1910, la maison est agrandie au nord et sa toiture est partiellement refaite. Des cartes postales anciennes, éditées par Ghislain de Chocqueuse, montrent qu´une lucarne avait été installée sur le brisis du versant est de la toiture de l´extension. Elle n´existe plus aujourd'hui. En revanche, après 1930, une autre lucarne a été installée sur le versant est de la toiture de la maison d´origine. Tous ces travaux d´agrandissement ont, dans un premier temps, masqué la fenêtre 17e siècle située sur la tour nord. Ce n´est que vers 1960 que la pente de la toiture a été modifiée afin de dégager complètement cette fenêtre.

  • Remplois
    • Remploi provenant de Commune : Collonges-la-Rouge
  • Période(s)
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 16e siècle
    • Secondaire : 19e siècle
    • Secondaire : 20e siècle
  • Dates
    • 1802, porte la date
    • 1860, daté par source
    • 1890, daté par source
    • 1895, daté par source
    • 1899, daté par source
    • 1908, daté par source
    • 1960, daté par tradition orale

Cette maison de plan régulier est implantée en bordure d´îlot, le long de la rue de la Barrière. Elle est composée d´un corps de bâtiment flanqué de deux tours d´escalier en vis, couronnées d´un épi de faîtage en céramique. Le toit à long pans de l´édifice est couvert d´ardoises comme d´ailleurs le toit en poivrière de la tour sud. Celui de la tour nord a conservé ses lauzes. Sur le versant est du toit, une lucarne à fronton-pignon éclaire l´étage de comble. Sur le versant ouest, on remarque une souche de cheminée et deux outeaux plats.

Cette maison est construite en moellon et en pierre de taille de grès. On note la présence d´un pan de bois enduit sur la partie nord du bâtiment. Des traces de badigeon à la chaux sont encore visibles sur la tour sud.

La façade est, très composite, porte les traces des nombreux remaniements réalisés dans cette maison. Le rez-de-chaussée dispose d´une porte-fenêtre logée dans l´embrasure d´une ancienne porte charretière à linteau en bois, d´une porte piétonne chanfreinée et d´une petite baie également inscrites dans l´embrasure d´anciennes arcades de boutique, aujourd'hui murées. Au premier étage, les anciennes croisées ont été modifiées, l´une d´entre-elles a été transformée en porte-fenêtre avec garde-corps en bois.

Une fenêtre cintrée portant sur son linteau la date de 1802 (sans doute un remploi) et une fenêtre à feuillures éclairent l´extension réalisée au nord. Le pignon nord de cet agrandissement est constitué d´un pan de bois à grille enduit.

La tour hors-œuvre nord dispose d´une porte chanfreinée, dissimulée par l´extension. L´accès à cette tour se fait aujourd'hui par l´intérieur. Cette tour loge un escalier en vis monumental avec marches scellées portant noyau qui mène à un espace ouvert, crénelé, situé au sommet de la tour. Cet espace servait sans doute de point d´envol pour les pigeons, mais l´absence de trous de boulin ne nous permet pas de qualifier cette tour de pigeonnier. On remarque, côté est, la présence d´une fenêtre à entablement à ressauts, en remploi. Une autre fenêtre avec appui mouluré est percée au nord. La fonction de cette tour n´est plus lisible aujourd'hui puisqu´elle ne distribue aucune pièce de la maison. Cependant, côté ouest, on remarque, au niveau du premier étage, la présence d´une porte condamnée. Cette tour devait sans doute permettre d´accéder à une partie de l´aile nord-ouest aujourd'hui complètement détruite.

On accède à la tour d´escalier en vis demi-hors-œuvre sud par une porte chanfreinée. Trois petites fenêtres sont alignées dans l´axe de cette porte. Celles du premier et du deuxième étage sont d´anciennes croisées étroites avec appuis moulurés. La fenêtre du troisième étage, plus petite, présente un appui plus saillant qui a pu servir de pierre d´envol. Une autre ouverture a été percée tardivement côté sud, lorsque le troisième étage de la tour a été aménagé. Cette tour dispose d´une enrayure débordante. Enfin, on remarque des traces de badigeon à la chaux dans la partie supérieure de cette tour sud - ce qui laisse penser que l´ensemble de la construction était, comme la majorité des maisons de Collonges-la-Rouge, enduit. Cette tour loge également un escalier en vis avec marches scellées portant noyau qui distribue une cave voûtée en berceau, en moellon équarri de calcaire et de grès, orientée nord-sud, le premier étage et l´étage de comble. A noter que l´accès à la cave se faisait autrefois par la rue, par une porte située au sud, aujourd'hui condamnée (cf. annexe : L´hospice de Collonges-la-Rouge)

L´élévation ouest présente un corps de bâtiment entièrement reconstruit avec des baies néogothiques récemment percées. Cette partie de la maison donne sur un jardin clôturé par un portail.

Enfin, côté sud, on remarque, un départ d´arcade, seul vestige d´un ancien passage public qui figure sur le plan de l´ancien hospice de 1875 (fig. 2).

  • Murs
    • grès moellon badigeon partiel
    • grès pierre de taille
    • calcaire moellon
    • bois pan de bois enduit
  • Toits
    grès en couverture, ardoise
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit conique
    • toit à longs pans demi-croupe
  • Escaliers
    • escalier hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
    • escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
  • Typologies
    maison à un étage avec tours d'escalier en vis
  • État de conservation
    vestiges, remanié, restauré
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • chronogramme
    • coeur
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Protections
    inscrit MH, 1926/12/17

Documents d'archives

  • AD Corrèze. Série E Dépôt - Archives Communales ; M : E_DEP57M1. Edifices communaux (1808-1965). [Presbytère (1826-1828) ; Ecole (1844-1965)].

    Archives départementales de la Corrèze, Tulle : E_DEP57M1

Bibliographie

  • SERAPHIN, G., MELISSINOS, A., SIRYES, H. Plan de gestion du site classé Collonges-la-Rouge. Fichier immeubles. Etude réalisée sous la maîtrise d´ouvrage de la DIREN et de la commune de Collonges-la-Rouge, 2005.

    Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : non coté
    fiche n°52
  • CHOCQUEUSE, G. de. Collonges-la-Rouge à travers ses cartes postales. Nanterre : Modèle Production, 2004.

    Collection particulière : non coté
    p. 63-72

Annexes

  • L´hospice de Collonges.
Date d'enquête 2008 ; Dernière mise à jour en 2009
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel
(c) Ville de Collonges-la-Rouge
(c) Monuments historiques
Brahim-Giry Agnès
Brahim-Giry Agnès

Chercheur SRI Limousin (2007-2016) - Responsable de l'Unité Études et Ressources documentaires, site de Limoges (2016-2017 ) - Responsable de l'Unité Recherche-Photographie, Limoges-Poitiers (2017-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.