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Maison Lagouarre

Dossier IA64002643 inclus dans Station thermale d'Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Précision dénominationpension de voyageurs
AppellationsMaison Lagouarre
Destinationsimmeuble à logements
Dénominationshôtel de voyageurs
Aire d'étude et cantonPyrénées-Atlantiques
AdresseCommune : Eaux-Bonnes
Adresse : 6 place
Sainte-Eugénie
Cadastre : 2018 AN 152

Relevant de la première vague de construction de la station, cet immeuble est établi aux abords immédiats de l'établissement thermal et de l'église. Son commanditaire, Pierre Lagouarre (1815-1893), entame des démarches dès 1852 pour sa construction. L'architecte départemental Jean Latapie, bâtisseur des établissements thermaux d'Eaux-Bonnes et des Eaux-Chaudes, en instruit le dossier concernant le plan d'alignement. Le chantier est conduit entre 1853 et mai 1854, puis une extension est réalisée en 1866.

Mentionnée dans la catégorie des maisons garnies par le Guide Jam de 1869, cette pension pour voyageurs figure sur la carte touristique du Guide Joanne en 1894, qui ne précise toutefois pas le nom de son propriétaire à cette époque. Au 20e siècle, le niveau des combles a été rehaussé et les lucarnes ont été supprimées. L'immeuble abrite de nos jours une résidence privée.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1853, daté par source
1866, daté par source

Cet édifice occupe une position stratégique dans le centre sanitaire de la station et dans la partie haute de l'agglomération. Sa construction associe les prérogatives de l'urbanisme naissant et l'influence de l'architecture vernaculaire.

De plan rectangulaire, la bâtisse s'élève à l'origine sur trois étages et un niveau de combles. Sa façade principale, tournée vers la place Sainte-Eugénie, compte cinq travées. Le mode de construction, correspondant aux procédés locaux, est similaire à celui des édifices voisins, avec l'usage du moellon recouvert d'enduit, ici de couleur jaune, et la modénature en pierre de taille d'Arudy. La porte d'entrée, en position centrale, est surmontée d'un entablement sculpté et s'harmonise avec les entrées des édifices voisins. La rénovation récente a ravivé le soin apporté autrefois à cette façade, mettant en valeur ses encadrements de baie et ses bandeaux, mais elle a entraîné la suppression des petits garde-corps en fer forgé caractéristiques de l'architecture urbaine qui ornaient auparavant les baies de ses deux premiers étages.

Contrairement à la façade, l'élévation postérieure, tournée vers la montagne, est moins régulière car non destinée au regard. De l'architecture ossaloise, l'édifice conserve la toiture en ardoises pyrénéennes. Les lucarnes en chien-assis ont en revanche été supprimées au moment de la surélévation des combles.

Mursmoellon enduit
pierre pierre de taille
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étages3 étages carrés, étage en surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Voirie. Plan d'alignement de la maison Lagouarre, 1852-1853.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes : V1
  • Augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales, année 1863.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan cadastral d'Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane