Dossier IA64003004 | Réalisé par
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Maison Erretegui-Berria puis hôtel de voyageur Le Bocage puis villa Maïtena
Auteur
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Commune de Bidart

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bidart (commune)
  • Commune Bidart
  • Adresse 46 rue Erretegia
  • Cadastre 1958 AR 143-145, 148  ; 2017 AR 309
  • Dénominations
    maison
  • Appellations
    Maison Erretegui-berria, Restaurant Le Bocage, Villa Maïtena
  • Destinations
    restaurant, hôtel de voyageurs, maison de villégiature, immeuble à logements

D'après les matrices cadastrales, en 1847, la famille Etcheberry, alors propriétaire de la parcelle 522 de la section D du cadastre de 1831, dut en céder une partie pour l’aménagement de la route royale n°10. Cette terre était enregistrée comme étant labourable. D'après le registre des constructions nouvelles, en 1903, l'écrivain André Geiger, alors rentier à Bidart et nouveau propriétaire de la parcelle, fit construire au lieu-dit Erretegui Berria une maison au centre de la parcelle et des communs le long de l'actuelle rue Erretegia. André Geiger était engagé dans le développement de la culture basque, notamment au sein de la Société Euskalzaleen Bilzarra, aux côtés entre autres de Louis Decrept ou d'Henry Godbarge. D'après les plans, il fit appel aux paysagistes Gélos pour aménager le jardin. Le projet prévoyait une grande allée carrossable, des vignes, un potager, une terrasse au sud de la maison et un parterre géométrique à l'ouest. Il semblerait que le projet n'ait pas été réalisé ou selon un dessin différent.

D'après les matrices cadastrales, en 1922, Henri Mutterer, alors propriétaire, transforma la maison en hôtel de voyageurs sous le nom « Le Bocage ». Les communs devinrent un garage et certainement le logement des employés. Il n'y eu pas de grandes modifications car le nombre d'ouvertures et de portes ne changea pas, ni pour l'hôtel ni pour le garage. Dès le 8 mars 1922, la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz présentait le petit encart publicitaire suivant : « LE BOCAGE à BIDART CHAMBRES CONFORT – PENSION LUNCH – SALON DE THÉ ». Dès le mois de juillet, l’encart fut modifié par « LE BOCAGE A BIDART AFTERNOON TEA – LUNCH. Le plus beau site de la Côte Basque ». L’encart fut une nouvelle fois modifié le 30 août par l’ajout des informations suivantes « DINERS SUR COMMANDE – TEL. 3 ». L’hôtelier s’était fait installer le téléphone alors que, d’après la délibération du 21 septembre 1919, à cette date, le centre de Bidart et notamment la mairie ne possédaient pas le téléphone. La saison 1922 s’étala du mois de mars à septembre. Pour l’ouverture de la saison estivale de 1923, la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz du 8 juillet 1923 présentait l’encart suivant : « Le Bocage à Bidart. Le nom seul le dit : c’est un endroit délicieux d’où la vue s’étend, infinie. On dansera sur les terrasses à l’ombre des grands platanes. Ouverture prochaine ». En effet, l’ouverture fut prévue pour le 13 juillet 1923, et d’après l’encart publicitaire du 11 juillet 1923, de nouveaux divertissements furent proposés : Apéritif concert, bar américain et soupers. Le lieu était ouvert toute la nuit. Dès le mois d’août 1923, Le Bocage fut présenté dans la revue locale chaque jour, à la page 2, sous l’entête « Mémento » qui regroupait les lieux de divertissements à Biarritz. Si le restaurant restait ouvert toute l’année, le dancing fermait quant à lui à la mi-octobre. Il rouvrit en juillet 1924. Il proposait alors la musique de l’« Orquestina easonence ». Cette fois-ci le dancing resta ouvert jusqu'à la mi-novembre. En 1925, le restaurant était toujours présenté à la page 2 de la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-Luz et le dancing n’ouvrit pas pour la saison estivale, cependant l’hôtelier proposa dès le mois de juin des salons particuliers. D'après la Gazette du 13 janvier 1926, Henri Mutterer cessa l’activité hôtelière et mit la propriété en vente.

Le chirurgien bordelais, Paul Begouin, qui avait l’habitude de séjourner dans différents hôtels de Biarritz acheta la propriété et transforma l’hôtel de voyageurs en une villa de villégiature. Elle prit alors le nom de villa Maïtena. Le bâtiment fut agrandi vers le sud formant alors une toiture dissymétrique et une tour carrée formant une terrasse fut élevée. Un terrain de tennis et un abri furent aménagés au nord de la villa. Il semblerait que ce soit à cette occasion que le décor en céramique fut posé sur la façade nord, à côté de l’entrée principale. D'après une vue aérienne de 1947, il existait trois accès, une depuis la nationale 10 à l’est de la villa et deux autres sur l’actuelle rue Erretegia, l’une pour les voitures, l’autre pour les piétons.

Vers 1980, la villa fut divisée en plusieurs logements et elle perdit son jardin qui fut investie par plusieurs immeubles à logements.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1903, daté par source
    • 1922, daté par source
    • 1926, daté par source
  • Auteur(s)

La demeure est située entre l’actuelle rue Erretegia à l’ouest et la route départementale 810 à l’est. A l’origine, elle était isolée sur sa parcelle. Aujourd'hui, elle est bordée au nord par des immeubles à logements et un parking. Implantée en flanc de falaise, elle surplombe la route départementale à l’est et elle est en contrebas par rapport à la rue Erretegia à l’ouest.

D'après les cartes postales datant du 1er quart du 20e siècle, la maison était de plan allongé et se composait d’un rez-de-chaussée, de deux étages carrés et d’une toiture à deux pans symétriques. Il semblerait que la façade est présentait un faux pan de bois et des murs gouttereaux saillants. Des platanes étaient plantés devant la façade est. Cette conception architecturale est proche du programme de la ferme labourdine. En effet la maison tourne le dos à l'océan pour se protéger des vents d'ouest, le pignon ouest est chaperonné tandis que le pan de bois est appliqué sur la façade est. La façade nord est en revanche plus largement ouverte sur le paysage.

Aujourd'hui la maison se compose d’un rez-de-chaussée, d’un étage carré, d’un étage de comble et d’une toiture à deux pans dissymétriques. La façade nord a une composition symétrique avec trois niveaux d’élévation et trois travées. La travée centrale présente au rez-de-chaussée une large baie cintrée tandis que l’étage est percé d’une loggia présentant un linteau en bois et présentant au plafond des solives. La façade est se compose à droite de la partie datant du 1er quart du 20e siècle et à gauche de la tour carrée datant du second quart du 20e siècle. Cette dernière possède également trois niveaux d’élévation mais elle dépasse le corps de volume antérieur. Elle est recouverte d’un toit-terrasse encadré par un garde-corps en béton. D'après une photo datant de 1994, la façade ouest était percée de deux petits jours et de trois baies encadrées de pierre de taille et surmontées d’un larmier. A l’intérieur, les espaces ont été divisés en plusieurs logements.

  • Murs
    • enduit
    • faux pan de bois
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
  • Techniques
    • céramique
  • Représentations
    • Vierge à l'Enfant
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Délibérations du conseil municipal, 1791-1945.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart, 1D
    21 septembre 1919
  • Matrice cadastrale de Bidart, propriétés foncières bâties, 1910-1957.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart 1G5
    case 230
  • Registre des déclarations en cas de de construction nouvelle, de reconstruction, d'addition de construction et d'affectation de terrains à des usages commerciaux ou industriels, 1899-1926.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart 1G15
    case 46
  • 1 plan de la propriété avec légendes (Société d'Hoticulture Gélos Frères).

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : 141J562

Périodiques

  • La gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz : journal républicain indépendant littéraire, mondain et d'intérêt local (1893-1934).

    8 mars 1922.
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Commune de Bidart
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Ehlinger Maïté
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