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Maison dite de la sirène

Dossier IA19000210 réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

AppellationsMaison de la sirène
Destinationsmusée
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCollonges-la-Rouge - Meyssac
AdresseCommune : Collonges-la-Rouge
Adresse : rue de la
Barrière
Cadastre : 1831 C1 108 ; 2007 AI 340

Cette maison du 16e siècle est dite "maison de la sirène" car un des culots sculptés qui décorent la porte d´entrée est orné d´une sirène. Cette maison a subi de nombreux remaniements au cours des siècles. Les premiers concernent la partie est où est situé le passage couvert. En effet, d´après les matrices cadastrales des propriétés bâties de 1856-1914, on sait que la maison sise sur la parcelle adjacente (plan du cadastre de 1831, section C1 109) a été largement endommagée en 1851 par un incendie, puis démolie en 1876 et reconstruite en 1878. Ces informations nous indiquent que la partie supérieure du passage couvert, faisant partie intégrante de la maison de la sirène, et mitoyenne du côté est à la maison détruite, a probablement dû souffrir de cet incendie. On peut donc en déduire que les remaniements de cette partie supérieure du passage couvert datent de cette époque, c´est-à-dire du quatrième quart du 19e siècle. L'élévation en pan de bois a également été remaniée à cette époque.

Le 3 octobre 1929, cette maison est inscrite à l´Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Mais le 3 septembre 1946, le ministre de l´Éducation nationale lance une procédure de classement en faveur de cette maison qui menace, à cette époque, de s´effondrer sur la voie publique. Finalement, classée en 1949, elle fait, à partir de cette date, l´objet d´importantes restaurations qui ont modifié l´aspect extérieur. Les nombreux décrochements des appareils, notamment des chaînes d´angles, en témoignent.

Les dossiers de restaurations conservés à la Médiathèque du patrimoine, nous donnent plus de détails sur les multiples interventions réalisées sur cette maison. En 1949, l´architecte en chef des monuments historiques, Jean Creuzot, fait réaliser une dalle en béton armé sur le plancher du rez-de-chaussée et fait doubler les parois verticales du pan de bois pour le consolider. En 1950, la réfection complète de la couverture en lauze est entreprise. Entre 1949 et 1957, le pignon sud est dégagé après la démolition de la maison adjacente. En 1969, c´est l´escalier en vis qui est réparé. La charpente est restaurée en 1971 par l´architecte en chef des monuments historiques, Pierre Lebouteux.

En 1978, cette maison qui appartenait, jusque-là, à des propriétaires privés, est acquise par la municipalité qui la loue pour 99 ans à l´association des Amis de Collonges. La maison de la sirène devient alors le siège de cette association fondée en 1927. Elle abrite également le musée des Arts et Traditions Populaires créé par cette même association.

Selon certains érudits locaux, la maison de la sirène disposait d´une tour au droit de l´escalier en vis. Au cours des dernières campagnes de restaurations, il est alors demandé à l´architecte en chef des monuments historiques, Stefan Manciulescu, d´étudier la possibilité de restituer cette tour. L´argument avancé est que cette tour, comme beaucoup d´autres à Collonges, aurait été décapitée en 1799 pour soi-disant échapper aux lois du Directoire frappant d´impôt les portes et les fenêtres à meneaux. Cependant, dans son rapport de juillet 2000, Stefan Manciulescu précise que [les recherches historiques et documentaires ainsi que le relevé des arrachements dans les combles n´ont pas permis d´étayer cette hypothèse]. Aussi, et même si d´un point de vue typologique l´escalier en vis se prolongeait, sans doute, par une tour, il est difficile de restituer la partie disparue.

Remploi provenant deCommune : Collonges-la-Rouge
Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Dates1851, daté par source
1876, daté par source
1878, daté par source
1947, daté par travaux historiques
1957, daté par travaux historiques
1969, daté par travaux historiques
1971, daté par travaux historiques
2001, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Creuzot Jean
Creuzot Jean

architecte des Monuments historiques


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architecte des Monuments historiques attribution par travaux historiques
Auteur : Lebouteux Pierre
Lebouteux Pierre

Architecte des Monuments historiques


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architecte des Monuments historiques attribution par travaux historiques
Auteur : Manciulescu Stéfan
Manciulescu Stéfan

architecte des Monuments historiques


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architecte des Monuments historiques attribution par travaux historiques

De plan carré régulier, la maison dite de la sirène occupe la totalité de la parcelle. Cette maison a la particularité d´intégrer, côté est, un passage couvert voûté qui donne accès à une ruelle reliant entre autre la place de la mairie à la place de l´église. Le toit à croupes est couvert de lauzes en tas-de-charge. Cette maison disposait de deux souches de cheminée, l´une sur le pignon sud et l´autre sur le pignon couvert est, et des outeaux sur les versants sud et ouest (cf. Photos de 1949). Aujourd'hui, ne subsiste qu´une seule souche de cheminée à mitre (celle du pignon sud) et qu´un seul outeau, sur le versant nord. Cette maison est construite en pierre de taille et en moellon de grès. L´élévation ouest présente un pan de bois en encorbellement dont la maçonnerie de remplissage, qui porte les traces de remaniements multiples, est composée de moellons hétérogènes de grès. On remarque également sur l´élévation nord quelques traces d´un enduit blanc, ancien. L´élévation sud, aveugle, se compose d´un mur-pignon dégagé par la démolition d´une ancienne maison mitoyenne. Sur l´élévation principale nord, on remarque la présence d´une porte à moulures croisées surmontée d´un arc en accolade. Au-dessus de cette porte, une fenêtre moulurée, avec linteau en accolade, est soulignée d´un bandeau, également mouluré, dont les extrémités sont prolongées à la verticale par des nervures qui se terminent en culs-de-lampe sculptés. Celui de droite, bien conservé, représente une sirène tenant dans une main un peigne et dans l´autre un miroir. Cette iconographie fait référence à la représentation des nymphes de la mer, filles du dieu de la mer, Phorcys. Celui de gauche, très abîmé, représenterait un homme chevauchant un dauphin (?) Mais l´état d´altération très avancé de la sculpture n´en permet plus la lecture. Néanmoins, s´il s´agit bien d´un homme chevauchant un dauphin, il faudrait rapprocher cette représentation de celle de Poséidon, dieu des mers dans la mythologie grecque. Sur l´élévation est, on note la présence d´un passage couvert voûté en plein-cintre au-dessus duquel se trouve une croisée (restaurée). Cette baie éclaire, côté nord, la pièce rectangulaire située au-dessus du passage couvert. On accède à cette pièce par le premier étage où une porte a été percée dans le mur gouttereau est (cf. Dess. 3 : plan de premier étage). Un escalier en vis dans œuvre, en grès rouge, avec marches portant noyau à angle vif, prend son départ au niveau de la cave voûtée et distribue une pièce au rez-de-chaussée, une autre au premier étage et l´étage de comble. Enfin, on note également, près de la maison, à l´ouest, la présence d´un linteau déposé à double accolade qui sert aujourd'hui de banc public. Cependant, aucune indication ne nous permet d´affirmer que ce linteau provient de la maison de la Sirène.

Mursgrès pierre de taille enduit partiel
grès moellon
bois pan de bois
Toitgrès en couverture
Plansplan carré régulier
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementsvoûte en berceau
voûte en berceau plein-cintre
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans pignon couvert
Escaliersescalier intérieur : en maçonnerie
Typologiesmaison à un étage
État de conservationremanié, restauré
Techniquessculpture
Représentationsornement figuré
Précision représentations

Les culots de la porte sont sculptés : celui de droite est orné d'une sirène tenant dans une main un peigne et dans l'autre un miroir ; sur celui de gauche, on devine un homme chevauchant un dauphin.

Les culots de la porte sont ornés de sculpture : une sirène à droite et un homme chevauchant un dauphin à gauche. Ce dernier est en très mauvais état.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Éléments remarquablesporte, pan de bois
Protectionsclassé MH partiellement, 1949/09/21
Précisions sur la protection

Façades et toiture classés MH. La maison de la sirène été déjà inscrite sur l'inventaire supplémentaire des MH depuis le 3 octobre 1929.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AMH Limoges. Arrêté de classement partiel de la maison de la sirène à Collonges-la-Rouge (Corrèze). 21 septembre 1949.

    Archives des Monuments Historiques, Limoges : non coté
  • AD Corrèze. Série P ; 3P : 57. Plan cadastral [COPIE]. sections – 5 feuilles, 1831. Etats de sections. Matrices des propriétés bâties et non bâties (1856-1914).

    Archives départementales de la Corrèze, Tulle : 3p 57 2 à 4
  • DIRECTION REGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES DU LIMOUSIN, Limoges. Non coté. [Etude préalable à la restauration des parties hautes de la maison de la Sirène]. Manciulescu, Stéfan, septembre 2000.

    Direction Régionale des Affaires Culturelles du Limousin, Limoges : non coté
Documents figurés
  • AD Corrèze. Série Fi : 5 Fi : Collonges. Cartes postales de petit format en noir et blanc et couleur. Paysages, monuments et scènes folkloriques. 1900-1959. [Fig. 57 et 12, 49 et 53 : Le castel de Maussac et la porte Renaissance (1930) ; Fig. 57/3 : Manoir de Beauvirie. Cour intérieure ; Fig. 57/4 et 57/6 (1-2) : Maison de la sirène].

    Archives départementales de la Corrèze, Tulle : 5 Fi
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville de Collonges-la-Rouge (c) Ville de Collonges-la-Rouge ; (c) Monuments historiques (c) Monuments historiques - Brahim-Giry Agnès
Brahim-Giry Agnès

Chercheur SRI Limousin (2007-2016) - Responsable de l'Unité Études et Ressources documentaires, site de Limoges (2016-2017 ) - Responsable de l'Unité Recherche-Photographie, Limoges-Poitiers (2017-


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