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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'Agglomération de La Rochelle
  • Commune Périgny
  • Lieu-dit Rompsay
  • Adresse 46, 48 avenue Louise Pinchon , chemin des Rossignols
  • Cadastre 2003 AA 117, 118, 119, 235, 236, 237, 238
  • Dénominations
    maison
  • Appellations
    Beaupreau
  • Parties constituantes non étudiées
    dépendance, mur de clôture, portail, cour, parc, puits

Cette propriété qui figure sur le cadastre de 1811 est mentionnée pour la première fois dans un acte notarié du milieu du XVIIème siècle. Elle est achetée en 1657 par Jean Pinet à Pierre Guillaudeau. Elle passe ensuite à Marie Pinet, fille de Jean, qui l'apporte à son mari, l'avocat Jean Cadoret. La famille Cadoret de Beaupreau conserve le domaine jusqu'en 1735, date à laquelle Marie Cadoret, épouse de Pierre Griffon, magistrat au présidial de La Rochelle, le vend à Pierre Hardy, officier de marine, capitaine de la marine royale. L'ensemble, composé de deux corps de bâtiments séparés par une cour, apparaît encore sur le cadastre de 1811. A cette date, la propriété est adjugée au sénateur Louis Boutet. Aussitôt, celui-ci fait procéder à des réaménagements, les dépendances situées à l´Ouest sont détruites tandis qu´un grand corps de bâtiment longeant le canal est édifié. Cette construction est antérieure au creusement du canal (commencé en 1806 et achevé dans les années 1860), dont les déblais sont venus s'appuyer contre le bâtiment, entraînant une obstruction partielle des ouvertures au rez-de-chaussée. Le 7 septembre 1856, Beaupreau est vendu par les héritiers Boutet à Marie Otard, épouse séparée de biens de M. Béraud du Pérou. Dans l'acte de vente, la propriété est décrite comme suit : "une maison située à Rompsay près de La Rochelle, sur le bord du canal, appelée de Beaupreau, communes de Périgny et Cognehors, composée d´une grille vis-à-vis une allée et d´une porte cochère devant la cour, avec vue et sortie sur le bord du canal, trois corps de bâtiment de ce côté, escalier en pierre dans la cour et grille séparant la cour du jardin, puits, pompe et timbre avec leurs accessoires, un grand jardin potager, une allée plantée d´arbres de haute futaie avec banquette, pont sur le canal de séparation des deux communes, bois, vivier avec des grilles aux extrémités. Trois corps de bâtiment donnant sur la rue du Rossignol, commune de Cognehors, grande porte cochère de sortie sur cette rue [...]". En 1885, la propriété est acquise par M. Germain et Foudard dont les initiales entrelacées figurent sur la grille du portail. Au début du XXème siècle, la propriété et son parc, qui jouxtent le canal, constituent un cadre idéal pour abriter un lieu de détente : le Robinson, une guinguette au bord de l´eau dont l´activité est illustrée par plusieurs cartes postales.

Le corps de bâtiment principal, composé de deux maisons nobles (l'une du XVIIIème siècle, l'autre du XIXème siècle), est aujourd'hui divisé entre deux propriétaires. La maison du XVIIIème siècle a conservé un bel escalier de pierre de taille en fer à cheval, aménagé au début du XIXème, ainsi que le timbre et la pompe encastrée dans sa façade. Les bâtiments donnant sur le chemin des Rossignols dont il est fait mention dans l'acte de vente de 1856 abritaient plusieurs dépendances, dont une orangerie aujourd´hui largement détruite et récemment réaménagée en habitation contemporaine. Au niveau de la parcelle AA 119 (n°48 avenue Lousie Pinchon), on peut observer deux portail du XVIIIème siècle. Le premier s´inscrit dans le prolongement de l´allée couverte qui traverse la propriété pour rejoindre le chemin des Rossignols. Le second donne sur la maison elle-même et l´on peut observer dans un médaillon les lettres F et G entrelacées. D´après la Commission historique de Périgny un graffiti représentant un bateau, possible témoignage de l´époque où l´on naviguait sur le canal, était visible sur l´un des piliers du portail du n° 46 avenue Louise Pinchon. Le bloc en question aurait été changé suite à un accident. Le parc de la propriété partiellement décrit dans l'acte de vente de 1856, bien qu'ayant souffert des intempéries et d'un certain abandon, comporte plusieurs éléments dignes d'intérêt. Le plus visible est très certainement la balustre en pierre de taille qui était autrefois ornée d'une sphinge, probablement volée depuis. La balustre elle-même, endommagée par la chute d´un arbre, a fait l´objet d´une belle restauration. Une statue de Vénus « haute de quatre pieds et demi» mentionnée dans un acte de vente de 1795 et visible sur les clichés du début du XXème siècle a aujourd´hui disparue mais son piédestal est resté en place. Le canal, le pont et les viviers sont, eux aussi, toujours visibles. L'allée couverte reliant le portail de l'avenue Louise Pinchon et celui donnant sur le chemin des Rossignols, plantée d'arbres de belle hauteur, a souffert de la tempête de 1999. Toujours en ce qui concerne le parc, il convient de mentionner la présence de volières du XIXème siècle (brique, pierre de taille, toiture en ardoise), elles aussi restaurées. Au fond du parc, la présence de dalles et de structures en béton sur la parcelle AA 236 résulte de l´occupation de la propriété par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. D´après la propriétaire, une partie de ces aménagements servait à la réparation des chars ; moellon ; enduit ; pierre de taille ; tuile creuse ; ensemble sur cour.

  • Murs
    • enduit
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Typologies
    ensemble sur cour
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Bibliographie

  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime. Ed. Patrimoines et Médias, 2008, p. 257.

Date d'enquête 2006 ; Dernière mise à jour en 2006