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Maison de maître, dite Château Lacouture

Dossier IA33008538 réalisé en 2014

Fiche

Genrede maître
Précision dénominationchâteau viticole
AppellationsChâteau Lacouture
Parties constituantes non étudiéeschai, cuvage, puits, portail, mur de clôture
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive droite) - Bourg
AdresseCommune : Gauriac
Lieu-dit : la Couture
Adresse : route du
Fronton
Cadastre : 1820 A 558 ; 2020 AE 163
Précisions

Mise au jour dans les années 1970 et 1980 de structures antiques importantes et d'un matériel très abondant sur plus de deux hectares de superficie, attestant l'existence d'une villa gallo-romaine.

Le toponyme Lacouture est lié au patronyme attesté au 17e siècle : ainsi, les archives gardent la trace en 1641 du mariage entre Isaac Achard, seigneur Des Augiers, et Marie de Lacouture (27 avril), en 1649 de l'inhumation d’Arnaud de La Couture, chanoine de St André de Bordeaux (14 octobre) et en 1678 de celle de François de Lacouture, docteur en théologie (12 juillet), événements qui se sont déroulé dans l'église Saint-Pierre de Gauriac.

D'après Johel Coutura, Lacouture appartenait au début du 18e siècle à Jean Lynch, bourgeois et négociant à Bordeaux : il s'agit du grand-père de Jean-Baptiste Lynch, maire de Bordeaux de 1809 à 1815.

Des bâtiments sont représentés sur le plan cadastral de 1820, appartenant à la veuve Deschamps (parcelles 553 à 561) : ils sont accompagnés de terres plantées en vigne et joualles, en charmilles. D'après les augmentations et diminutions du cadastre, une augmentation de construction est réalisée en 1851 pour le compte de Jean Deschamps. Ce dernier, médecin, décède à Lacouture le 3 août 1874.

La propriété viticole est recensée dans les éditions successives de Bordeaux et ses vins. En 1850, Dechamps y produit 45 tonneaux. En 1868, le domaine appartient à Grenet. Il s'agit de Jean Grenet, ancien meunier, qui vend le domaine de Lacouture par acte du 8 mai 1872 (Me Daleau) pour la somme de 90.000 francs. En 1874, Bertin est indiqué comme propriétaire. En 1922, Vinceneau y produit 70 tonneaux. D'après l'ouvrage consacré à l'histoire de Gauriac, c'est en 1911 que Claude Paul Bertrand Vinceneau en devient propriétaire avant de le céder en 1931 à Gervais Sou.

Le corps de logis principal avec ses ouvertures en arc segmentaire, et notamment la porte principale à tore et gorge encadrée de pilastres, date du 18e siècle. Cette porte est traitée de la même façon au château Monconseil, non loin de là, à Plassac. Les pavillons semblent avoir été ajoutés au cours du 19e siècle comme la plupart des bâtiments de dépendance.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle

Le corps de logis est un bâtiment à étage couvert d'un toit à croupes en tuile creuse en partie dissimulé derrière un garde-corps d'attique. La façade s'organise selon trois travées, la travée centrale étant soulignée par des jambes à bossage et couronnée par un fronton triangulaire à modillons. Les baies sont en arc segmentaire. Celles de la travée centrale sont traitées avec soin : porte à gorge et tore encadrée de pilastres superposés soutenant le bandeau médian mouluré qui règne sur l'ensemble de la façade ; la fenêtre de l'étage à encadrement mouluré. Une large corniche à modillons couronne la façade.

De part et d'autre, des annexes en rez-de-chaussée sont surmontées d'une balustrade d'attique et font la jonction entre le corps de logis principal et les deux pavillons à étage couverts d'ardoise. Ceux-ci sont construits en moellon enduit, la pierre de taille étant utilisée pour les bandeaux, corniches, chaînages d'angle harpés et encadrements des baies. Outre portes et fenêtres, les pavillons sont percés d'oculus en partie haute.

L'aile de dépendances présente un pignon sud monumental en arc brisé, bien plus élevé que le faîte du toit. Construit en moellon enduit, il est scandé en partie basse de jambes en pierre de taille harpées, d'une corniche et animé en son centre d'une baie aveugle également en arc brisé.

Au sud-est, un autre bâtiment de dépendance présente également une façade sur rue avec jours semi-circulaires, oculus aveugles et fronton triangulaire.

L'accès à la cour du château s'effectue par un portail à colonnes et chapiteaux cannelés.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile mécanique, tuile creuse, ardoise
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
Techniquessculpture
Représentationsfronton, balustre, pilastre
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Eglise Saint-Pierre, Gauriac : Registres des baptêmes, mariages, sépultures, 1758-1769.

    E 2470 et 2471 Archives départementales de la Gironde, Bordeaux : E suppl. 2470-2478
Bibliographie
  • BALDES Henri Robert, BELAIR Bernard, GACHET Pierre, POUGET Sylvie, SEGUIN Daniel. Gauriac, un village chargé d'histoire. Association du patrimoine gauriacais, 2019.

    p. 52-53
  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

    p. 263
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 320-322
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 403-405
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1922 (9e édition).

    p. 820-821
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

Périodiques
  • COUTURA Johel. « Gauriac ». Les Cahiers du Vitrezay, 1990, n° 73.

    p. 6
  • L´ESPERANCE. Journal de l´arrondissement de Blaye, littérature, beaux-arts, commerce, agriculture et annonces, 1836-1904.

    [collection numérisée en ligne sur le site Gallica.fr : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32768861f]

    30 juin 1872
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Steimer Claire