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Maison Cazaux et Paris

Dossier IA64002573 inclus dans Grand hôtel des Princes réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

AppellationsMaison Cazaux et Paris, Hôtel de Paris, Hôtel d'Orient
Dénominationshôtel de voyageurs
Aire d'étude et cantonPyrénées-Atlantiques
AdresseCommune : Eaux-Bonnes
Adresse : 10 rue
Castellane
Cadastre : 2018 AN 172

La Maison Cazaux et Paris fut édifiée pour la famille Cazaux, l'une des plus renommées d'Eaux-Bonnes, qui comptait notamment parmi ses membres les pharmaciens Marcellin et Édouard Cazaux. Contigüe à la Maison Cazaux aîné et à la Maison Prat-Dumas, il s'agit du deuxième corps de bâtiment parmi les cinq constituant de nos jours l'hôtel des Princes. L'immeuble a probablement été achevé, comme ses deux voisins, en 1854. Quoique datant du début du Second Empire, cette construction relève d'une quête d'homogénéité et d'une logique d'aménagement urbain caractéristiques de l'action parisienne du baron Haussmann puis formalisée à Eaux-Bonnes par un plan d'alignement validé par le préfet en 1866. Les similitudes esthétiques avec les maisons voisines Cazaux aîné et Prat-Dumas ainsi que leurs datations communes suggèrent que les trois édifices ont été pensés par un même maître d'oeuvre.

Tenu par Victor Cazaux dans les années 1860, l'édifice porte l'enseigne Hôtel d'Orient sur un cliché stéréoscopique de 1863, puis il est répertorié en tant que "maison garnie" dans le Guide Jam de 1869. Quelques années plus tard, il devient Hôtel de Paris, peut-être suite à la démolition en 1871 de l'hôtel du même nom, situé de l'autre côté du jardin Darralde, afin de créer la place de la Poste. A une date inconnue, antérieure à la nouvelle règlementation locale de 1894 et probablement par succession familiale, l'hôtel de Paris a englobé la maison Cazaux aîné, si bien qu'en 1903, le propriétaire de l'ensemble, Raymond Cazaux, est imposé sur la base de 78 ouvertures. L'entrée sur rue de l'édifice a été condamnée, probablement dans la seconde moitié du 20e siècle, lorsque la Maison Cazaux et Paris a été intégrée pleinement à l'hôtel des Princes.

L'édifice, désaffecté, fait partie intégrante du complexe de l'hôtel des Princes acquis aux enchères en 2017 par un investisseur souhaitant le réhabiliter en conservant sa fonction d'hébergement de voyageurs. Sa façade est inscrite sur la liste supplémentaire des monuments historiques en 2002.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1854, daté par source

Situé dans la rue Castellane aux abords du jardin Darralde, la maison Cazaux et Paris obéit à l'archétype de l'immeuble haussmannien, alliant fonctionnalisme, académisme et sobriété.

De plan carré, cet édifice ordonnancé se compose d'un soubassement en pierre de taille gris clair, de trois étages en élévation recouverts d'enduit orangé et d'un niveau de combles avec fenêtres en chien-assis. Les élévations constituées de cinq travées sont agrémentées de baies dont les encadrements sculptés en pierre blanche s'inspirent manifestement du classicisme à l'origine de la station d'Eaux-Bonnes. Le rez-de-chaussée est quant à lui percé de baies en plein-cintre, parmi lesquelles se distingue un portail monumental autrefois précédé d'un perron et marquant l'entrée de cette ancienne pension bourgeoise. A l'instar des constructions haussmanniennes habituelles, on observe un contraste entre la façade sur rue destinée à l'apparat, donc très soignée, et la façade postérieure, moins aboutie et plus désordonnée car non destinée à la vue de tous.

L'entrée sur rue ayant été condamnée, l'accès au bâtiment s'effectue donc de l'intérieur par des ouvertures percées au niveau des galeries des deux immeubles voisins (maison Cazaux aîné et hôtel des Princes) et l'escalier originel n'a pas subsisté. Les étages abritent des appartements de villégiature confortables. Un monte-charge, dont il reste le mécanisme dans les combles et condamné à une date indéterminée, semble avoir desservi les galeries dans les étages. Hormis les cheminées en marbre de série, l'ensemble des décors originels a disparu.

Murscalcaire pierre de taille
brique enduit

Toitardoise
Étagessous-sol, 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Autres organes de circulationsmonte-charge
État de conservationmauvais état
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée, Acquis par vente aux enchères en 2017.
Protectionsinscrit MH partiellement, 2002
Précisions sur la protection

Façade sur rue inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Décision de la commission régionale du patrimoine et des sites de la Région Aquitaine en sa séance du 26 septembre 2002.

Extrait de l'arrêté du 28 novembre 2002: "Est inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, en totalité, l'hôtel des Princes ainsi que la façade sur rue des maisons Prat-Dumas, Paris et Cazaux qui lui sont attenantes."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales, année 1863.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan cadastral d'Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

  • JARRASSÉ Dominique. Les thermes romantiques. Bains et villégiature en France de 1800 à 1850. Publications de l'Institut d'Études du Massif Central, Clermont-Ferrand, 1992.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane