Dossier IA17050829 | Réalisé par
Magasin des Colonies, puis Direction de l'artillerie
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - cantons du département 17
  • Commune Rochefort
  • Adresse rue Jean-Baptiste Audebert
  • Cadastre 1875 C1 707 à 715  ; 2015 BI 138
  • Dénominations
    magasin industriel
  • Précision dénomination
    magasin des colonies

A l'emplacement de cet édifice, sur son dessin réalisé vers 1718, Michel Edelinck note la présence de "l'appartement de l'enseigne du port et autres officiers". Ces bâtiments sont transformés en Magasin des Colonies jusqu'à l'édification, à partir de 1752-1753, d'un autre bâtiment dédié à cet office, situé parallèlement et à l'ouest du magasin général. Un plan de 1761 mentionne que le magasin des colonies se situe toujours au même endroit et qu'il jouxte le sellier du vin des Vivres.

Le magasin des Colonies sert à entreposer, d'une part, les produits rapportés des îles par les officiers de la Marine qui travaillent pour le compte de négociants et, d'autre part, les fournitures à destination des Colonies. Par l'ordonnance royale du 17 septembre 1776, le service des Colonies est partagé entre celui des vivres et celui du magasin général.

En 1777, des ateliers pour l'artillerie sont installés dans le magasin des Colonies libéré, qui devient le siège de la Direction de l'Artillerie navale. Depuis l'ordonnance royale du 27 septembre 1776, la Direction de l'Artillerie dirige les travaux relatifs à l'armement des navires de guerre : la fabrication des canons, mortiers, armes et affûts, à leur transport et à leur épreuve, soit les ateliers de forge à usage de l'artillerie, les fonderies, l'atelier des affûts et l'atelier des armuriers. Le directeur et le sous-directeur sont des capitaines de vaisseau.

L'ensemble des bâtiments visibles aujourd'hui date d'une reconstruction en 1838. Dans divers ateliers étaient fabriqués les accessoires nécessaires à l'installation de l'artillerie à bord. Dans une salle d'armes, aménagée en 1841, était conservée toute une collection de pièces d'artillerie : fusils, obusiers, canons... En 1843, l'ingénieur-géographe Richard y dénombre "12 000 fusils rangés avec une coquetterie admirable".

Les canons étaient chargés sur les vaisseaux, quai de l'artillerie, à l'aide de grues.

En 1944, comme les autres bâtiments de l'arsenal, cet ensemble est incendié par les troupes allemandes. A l'état de ruines pendant plus de quarante ans, l'édifice fait l'objet d'importants travaux de réhabilitation en 1988 pour abriter un hôtel-restaurant.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 17e siècle, 2e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1838, daté par travaux historiques

L'ancienne direction de l'artillerie, dont la façade principale est orientée au sud, occupe un îlot entre l'écluse du bassin à flot n° 1 et la corderie. A l'arrière, les bâtiments sont disposés autour d'une cour dont le côté nord est partiellement ouvert. Un mur de clôture d'environ 3 mètres de haut, dans lequel est ménagé un portail, supporté par de hauts piliers de pierre, ferme la propriété en suivant l'alignement de la rue.

Le bâtiment principal, en pierre de taille, est doté d'un étage carré et couvert d'un toit à longs pans à pignon couvert. Ses angles sont appareillés en bossages à chanfrein. Dans sa partie centrale, au rez-de-chaussée, s'ouvre une large porte en plein-cintre dont l'encadrement à bossages continus en table est conçu à la manière d'un très léger avant-corps. De part et d'autre de ce bâtiment, les deux ailes présentent leur façade en retrait par rapport à la première. Ces corps de bâtiment sont également en pierre de taille, à un étage carré et couvert d'un toit à longs pans à croupes.

Au droit de la façade antérieure, la rive de la Charente est aménagée en quai. Ce dernier, pavé, se fonde sur une série de six arches en plein cintre en pierre de taille. Actuellement un ponton en bois, fixé sur six ducs d'albe métalliques, est relié au quai par deux passerelles. Ce ponton sert à l'accostage aux bateaux de croisières de découverte de la Charente et de l'estuaire.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Dolivet. Géographie physique, politique, historique, agricole, commerciale et industrielle. Rochefort : Boucard, 1854.

    p. 152
  • Duprat, G.-L. Histoire de Rochefort-sur-Mer. 1909. Rééd, Paris : Res Universis, 1992.

  • Richard. Guide classique du voyageur en France et en Belgique. Paris : Chez Maison, libraire-éditeur, 1843.

    p. 238-240
  • Thomas. Mémoires pour servir à l'histoire de la ville et du port de Rochefort. Rochefort, Faye, 1828.

    p. 284
  • Vial-Duclairbois. Dictionnaire encyclopédique de marine, T. III. Paris : Chez Panckoucke, 1793.

    p. 312-313

Documents figurés

  • Plan de la ville et port de Rochefort, 7 octobre 1761, s.n.

    Bibliothèque Nationale de France, département Cartes et plans, Paris : GE C-908
Date d'enquête 2015 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
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