Dossier IA17050839 | Réalisé par
Dubois Florence
Dubois Florence

Ville d'art et d'histoire de Rochefort

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Magasin à poudre dit Poudrière du Martrou, puis prison Saint-Maurice, actuellement Conservatoire de musique
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - cantons du département 17
  • Commune Rochefort
  • Adresse rue Jean-Jaurès
  • Cadastre 1809 E1 316  ; 1875 D1 1907 à 1918  ; 2016 AC 435 à 437
  • Dénominations
    poudrière, prison
  • Appellations
    poudrière du Martrou, prison Saint-Maurice
  • Parties constituantes non étudiées
    clôture

Cette vaste poudrière, bâtie en 1668, fait partie des premiers bâtiments construits pour l'arsenal. Les divers canaux de l'arsenal permettent d'y amener par voie d'eau les tonneaux de poudre en provenance de Saint-Jean-d'Angély (du côté est des bâtiments subsistent les traces d'une écluse isolant le canal de clôture du parc de l'ancien canal de détournement de la Charente). Très vite, la fonction de conservation de poudre est jugée trop dangereuse pour le quartier environnant et elle est remplacée par les poudrières de l'Avant-garde et de la Vieille forme, édifiées entre 1681 et 1687.

Après avoir envisagé un temps de le transformer en église, la marine convertit le magasin à poudre, en 1688, en école pour ses gardes. A cette fin, des fenêtres y sont ouvertes et des salles aménagées (trois au rez-de-chaussée et deux au premier avec une chapelle). Puis, il devient une prison commune à la marine et aux tribunaux civils. Capable de loger 200 détenus, cette prison prend le nom de l'un de ses geôliers, Jean-Baptiste Saint-Maurice. A partir de 1827 est bâtie une prison civile sur un terrain précédemment occupé par un cimetière, près du château d'eau, et la prison Saint-Maurice ne devient plus alors qu'une prison maritime.

Un plan de la ville daté de 1845 montre que les bâtiments d'entrée du côté ouest sont construits - sans doute au début du siècle - et que d'autres s'adossent au mur d'enceinte du côté est.

Durant la Seconde Guerre mondiale, des résistants y sont internés et torturés. Par la suite, l'édifice accueille l'école des mécaniciens de l'aéronautique navale. Il est prolongé vers l'est par un corps de bâtiment moins élevé joignant le mur d'enceinte et des bâtiments remplacent le mur sud.

L'édifice abrite depuis 1973 le Conservatoire de musique et de chorégraphie de la ville.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 17e siècle
  • Dates
    • 1669, daté par travaux historiques

Cet édifice s'élève à l'intérieur des remparts, au sud de la ville, à proximité de la porte du Martrou, mais en dehors de l'arsenal. L'édifice était entièrement ceint d'un mur formant un vaste rectangle aux angles traités en bastions. Contre ce mur, encore partiellement présent, sont venus s'adosser des bâtiments des côtés sud et ouest. Sur un plan de la ville daté de 1785, l'enclos est entouré de plantations.

Le bâtiment, en moellon laissé apparent, est doté de deux étages carrés. Des contreforts épaulent les murs, six pour les grands côtés et deux pour les petits. En pierre de taille, ils se terminent par un glacis au tracé chantourné. Le toit à longs pans est doté de deux croupes.

Initialement, cet édifice était dépourvu d'ouvertures. Si des fenêtres ont été percées au moment du changement d'affectation de la poudrière en école, les travées d'ouvertures visibles aujourd'hui datent de travaux ultérieurs. La façade ouest conserve l'encadrement de sa porte aujourd'hui murée ; le chambranle en pierre de taille, doté de crossettes, est surmonté d'un larmier. Une voûte en plein-cintre couvre le niveau le plus élevé.

Le bâtiment d'entrée, en rez-de-chaussée est couvert d'un toit brisé en tuile creuse et ardoise dans lequel sont ménagées quatre lucarnes en pierre à fronton triangulaire. Les murs en moellon enduit possède des chaînes d'angle en pierre de taille en bossage. L'édifice présente une travée centrale, plus élevée, formant un léger avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire dans lequel s'inscrit un oculus circulaire. La large porte à imposte et double ventaux s'ouvre entre de forts pilastres à bossages.

Le mur d'enceinte, d'environ quatre mètres de haut, est en moellon laissé apparent régulièrement raidi par des jambes de pierre de taille harpées.

  • Murs
    • calcaire moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages carrés
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Documents d'archives

  • Rochefort (1682-1700). Recueil de mémoires concernant les travaux du port.

    Archives nationales, Paris : MAR/D/2/33

Bibliographie

  • Bonnefon, Claude. Mémoires de ma vie par Charles Perrault ; voyage à Bordeaux (1669) par Claude Perrault, Evreux : Hérissey et fils, 1909.

    p. 169
  • Durand, Alain. Vues des bassins en cours de creusement dans l'arsenal de Rochefort. Dans : Roccafortis, 3e série, tome IV, n° 26, septembre 2000.

    p. 233
  • Histoire de l'école navale et des institutions qui l'ont précédée. Paris : Maison Quantin, 1889.

    p. 114-115
  • Thomas. Mémoires pour servir à l'histoire de la ville et du port de Rochefort. Rochefort, Faye, 1828.

    p. 287

Annexes

  • Extrait de : Bonnefon, Claude. Mémoires de ma vie par Charles Perrault ; voyage à Bordeaux (1669) par Claude Perrault, Evreux : Hérissey et fils, 1909, p. 169.
Date d'enquête 2015 ; Dernière mise à jour en 2016
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