Auteur
Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.

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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vals de Saintonge Communauté - Tonnay-Boutonne
  • Commune Saint-Loup
  • Lieu-dit Trézence
  • Cadastre 1988 D2 512, 514, 518, 519, 522, 1210, 1250, 1251
  • Dénominations
    logis
  • Précision dénomination
    logis de Trézence
  • Parties constituantes non étudiées
    logement, hangar agricole, pigeonnier, puits, cour, mur de clôture, portail

Très peu d’archives existent sur ce logis, on sait toutefois que la terre de Trézence ainsi que la seigneurie voisine de Chauvin furent adjugées en 1604 à Claude de Colladon, conseiller du roi. Au début du 18e siècle, le domaine passe aux mains de la famille Maichin et s’est un certain Benjamin Maichin qui fait rebâtir le logis tel qu’il se présente aujourd’hui. D’ailleurs, sur le portail d’entrée de la propriété on peut lire la date 1716. Après sa mort, Trézence revient à sa descendance, qui elle-même le cède, en 1765, à Jean Alexis Pallet, seigneur de Blanzay-Antraize. Il garde le domaine jusqu’à la Révolution, puis le cède, en 1789, à Jean Lallemand. La même année, le fils de ce dernier, Étienne, vend le domaine à Jean Vieuille, lequel fragmente les terres et vend le logis, en 1844, à Louis-Joseph Pineau.

Sur le pigeonnier établi au nord de l’ensemble, on remarque au-dessus de la porte une pierre sur laquelle on distingue des armoiries. Il s’agit de celles de la famille Maichin : un cartouche flanqué de deux lions et surmonté d’une couronne. Cette pierre a été prise sur un des bâtiments du logis puis replacée sur cet édifice, daté du 17e siècle par certains ouvrages. Cette datation est très peu probable puisque ce pigeonnier n’est pas mentionné sur le plan cadastral de 1829 : il daterait plutôt de le 2e moitié du 19e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 18e siècle
  • Dates
    • 1716, porte la date

Le logis de Trézence est un grand ensemble accessible par un portail en arc surbaissé surmonté de merlons à porte charretière et porte piétonne. Cette dernière est dotée d’une agrafe saillante et au-dessus d’un cartouche daté de 1716. Il donne sur une vaste cour autour de laquelle s’organise les bâtiments. Ses bâtis sont flanqués d’une tour cylindrique, au nord-ouest, et d’un pavillon, au sud-est : les deux sont aujourd’hui dérasés. Le corps d’habitation, aujourd’hui divisé, est une maison rectangulaire du 17e siècle. La porte de cette bâtisse, encadrée de pilastres, dispose d’un linteau orné de triglyphes et de métopes sculptés de losanges et de coquilles. À l’intérieur, on peut y voir un escalier à rampe en fer forgé ainsi que deux cheminée Louis XV.

Les bâtiments qui sont placés autour de la cour, uniquement vus depuis la rue, comprennent d’ancienne granges-étables et des hangars agricoles. Celui établi au nord est percé de portes à linteau en bois et de fenêtres à encadrement harpé. Un hangar à trois murs porteurs et la tour cylindrique sont accolés à droite. Sur les bâtis en bordure de rue on peut voir, entre autre, une porte à encadrement mouluré et les vestiges d’un deuxième portail. Il se compose d’une porte charretière à agrafe saillante (aujourd’hui muré) et d’une haute porte piétonne en plein cintre aussi à agrafe saillante.

Le pigeonnier situé au nord de l’ensemble est de forme circulaire. À l’origine couvert d’ardoise mais aujourd’hui sans toiture, il est orné d’un bandeau et il est percé d’une porte rectangulaire au-dessus de laquelle se trouve une pierre sculptée d’armoiries, utilisée en remploi.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • sculpture
  • Précision représentations

    Sujet : rosaces ; coquilles ; Support : fronton de la porte d'entrée ; sujet : frise ; rosaces ; Support : manteau de la cheminée Louis XV ; sujet : armoiries ; Support : au-dessus du linteau de la porte du pigeonnier.

  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : éditions Patrimoines et médias, 2008.

    p. 712
  • Flohic Ed. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime : t. 2. Paris : Ed. Flohic, 2002, p. 1110.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély. Canton de Tonnay Boutonne. Saint-Jean d'Angély, 1970. p. 15, 16.

Date d'enquête 2001 ; Dernière mise à jour en 2017
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Vals de Saintonge Communauté
Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.

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