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Logis de Tasserand

Dossier IA17044946 réalisé en 2012

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, grange, étable
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Agglomération Royan Atlantique
AdresseCommune : Floirac
Cadastre : 1833 C 745 à 750 ; 2009 ZR 135 et 136

Extrait de Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : Patrimoines et Médias, 2008, p. 142 :

"Propriété de Pierre Bouillaud, maire et capitaine de Saintes en 1519, puis en 1544 de Jean Bouillaud, Tasserand appartient un siècle plus tard aux Rodier. Saisi au préjudice de Marie Rodier, épouse d'Armand de La Porte, seigneur de Saint-Genis, le logis est attribué en 1688 à François-Richard Chevreuil, puis revient à Julie Robert, épouse séparée de corps et de biens de celui-ci. En 1750, François Timbaudy, gendre de Julie Robert, vend Tasserand à Pierre Sallette, bourgeois à Saintes, qui le cède en 1760 à Henri-Louis Isle, prieur de Champagnolles, agissant au nom de ses trois neveux mineurs. Attribué à Marie-Gabriel Isle, enseigne de vaisseaux du roi à Brest, mort en 1778, Tasserand revient ensuite à ses frères Jean-Jacques, seigneur de Saint-Jean-d'Angle, et Henry-Mathieu, seigneur de Malvillars, avant d'être attribué à Louis-Casimir Isle de Beauchaine, fils de ce dernier, qui le vend en 1818 à Jean-Louis et André Moreau, père et fils, cultivateurs".

C'est aux Moreau que Tasserand, construit semble-t-il dans la première moitié du 17e siècle, appartient encore lorsque le cadastre de Floirac est établi en 1833. La veuve d'André Moreau, demeurant à Fontpâques, à Mortagne, possède l'essentiel, soit le logis, avec une tour d'escalier en angle, et des communs, le tout formant un U autour d'une cour. Louis Moreau possède quant à lui la partie est du domaine, soit une maison de métayer et une dépendance situées à la place de la grange-étable actuelle. Une mare se situe à proximité.

Selon le cadastre, le logis passe aux héritiers de la veuve Moreau puis, en 1883, à M. Prou et consorts en tant que propriétaires. Ils en délèguent l'usufruit à Eutrope Seuillet, de Mortagne-sur-Gironde. Le fils de ce dernier, Anatole Seuillet achète Tasserand en 1905. Ses descendants possèdent Tasserand pendant une grande partie du 20e siècle. Revendues, les ruines du logis ont été détruites en 1996.

Quant à la métairie, après Louis Moreau, elle passe en 1843 à son fils, Jean-Louis Moreau, demeurant à Bordeaux. Il fait démolir la maison en 1855. Elle est sans doute remplacée par la grange-étable actuelle. Le mur pignon de cette dernière, avec son contrefort, semble toutefois plus ancien, sans doute antérieur à la Révolution.

Période(s)Principale : 1ère moitié 17e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Extrait de Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : Patrimoines et Médias, 2008, p. 142 :

"L'édifice, que l'on disait à tort avoir été presque totalement rebâti à la fin du 19e siècle, était placé au fond d'une vaste cour où l'on accédait après avoir franchi une porte cochère à couvrement accompagnée d'une porte piétonne à refends du 17e siècle. Il comprenait deux petits corps de bâtiments perpendiculaires réunis par une tour d'escalier hexagonale couverte de tuiles plates, sans doute élevée sous le règne de Louis XIII".

De l'ancien logis de Tasserand, situé au sommet d'une colline, il ne reste que quelques pierres enfouies dans le sol, et la grange-étable à l'est. Cette dernière est surtout intéressante pour son mur pignon nord, soutenu par un contrefort en partie en pierre de taille, avec des tuiles plates sur le couvrement ou talutage.

Toittuile plate
Étages1 étage carré
État de conservationdétruit
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Charente-Maritime. 3E 90/165. 1818, 9 mai : acte de vente par Victor Isle, propriétaire, chevalier de la légion d'honneur, demeurant au domaine de Château-Bardon, à Meschers, au nom de Louis Casimir Isle de Beauchaine, son frère, lieutenant au premier régiment de grenadiers à cheval de la garde royale, demeurant au château du Beignon, au Boupère (Vendée) ; au profit de Jean-Louis Moreau et son fils André, propriétaires à Fonpâques ; du domaine de Tasseran, commune de Floirac, consistant en maison de maître, maison pour le logement des métayers, chais, cuvier, granges, écuries et autres bâtiments nécessaires à l'exploitation, jardin, terres, y compris les cuves, pressoirs, chaudières, almabics, vaisseaux, vinaires de toute espèce, ainsi que le bétail, les charettes, instruments arratoirs et tous autres objets par destination qui dépendant du dit domaine, plus les meubles et ustensiles de ménage et autres objets mobiliers qui se trouvent dans la maison principale et les dépendances. Le vendeur en a hérité de son père, Henry Mathieu Isle, et de son oncle, Jean Jacques Isle, qui le possédaient par indivis. La vente est consentie pour 40.000 francs.

  • Archives départementales de Charente-Maritime. 3 P 1569 à 1579, et 5251. 1833-1871 : plan cadastral de Floirac, tableau indicatif des propriétés foncières, état de section, matrices cadastrales des propriétés bâties et non bâties.

Bibliographie
  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : éditions Patrimoines et médias, 2008.

    p. 142
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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