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Logis de Nougeret

Dossier IA17008786 réalisé en 2001

Fiche

Parties constituantes non étudiéeslogement, cour
Dénominationslogis
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
AdresseCommune : Seigné
Lieu-dit : Nougeret
Cadastre : 2000 Z2 156 ; 2016 Z 156 ; 1834 A1 349

L'histoire de l'ancien logis de Nougeret est très peu connue. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il dépendait d'une seigneurie remontant au milieu du 16e siècle. À cette époque, il appartient à la famille de Barbezières, puis, sous le règne de Louis XIII, il échoit à une des descendantes, Charlotte de Barbezières. En 1631, elle se marie, en secondes noces, à René d'Escoubleau, marquis de Sourdis, faisant ainsi passer le logis à cette famille, qui la garde jusqu'en 1752. C'est à cette date qu'un certain François Faure-Rencureau devient propriétaire des terres. Il les transmet à ses enfants en 1788. Le domaine devient, en 1810, la propriété de Marie Faure, avant de passer aux mains, en 1826, de Pierre-Charles Motheau.

Vu l'état actuel des bâtiments, il est difficile de se faire une idée sur ce qu'était le logis de Nougeret. Dans deux procès-verbaux de 1747 et 1788, il est fait mention d'un corps d'habitation difficilement interprétable, doté d'une porte cochère flanquée d'une tour à deux niveaux. Il était accompagné de communs possédant une chapelle, une fontaine et une galerie couverte par une charpente portée par des piliers et accolé à une petite tour. Un pigeonnier seigneurial aurait également composé l'ensemble et se serait situé un peu à l'écart.

Une grande partie des bâtiments du logis a été détruite probablement au cours du 18e siècle, puisque sur le plan cadastral de 1834 on peut voir que l'ensemble se composait uniquement d'un corps d'habitation, avec une façade sur cour orientée au nord avec très certainement une façade principale orientée au sud. Les dépendances se résumaient, quant à elles, à quatre bâtiments établis autour de la cour nord. Sur ce même plan napoléonien, on remarque, au sud de l'ensemble, un tracé circulaire et en pointillé, il s'agit peut-être des ruines du pigeonnier seigneurial.

Dans un ouvrage sur le patrimoine de Charente-Maritime, il est dit que le logis aurait remplacé un ancien château féodal, mais aucun autre document ne vient confirmer cette hypothèse. Il est également dit que dans la cour, côté nord et près du milieu de la façade, se situe une fontaine souterraine à laquelle on accède par quelques marches. Celle-ci aurait fourni le logis en eau potable et elle aurait alimenté un aqueduc souterrain qui traverserait la cour pour desservir en contrebas un vivier, un lavoir et des bassins de rouissage du chanvre, lesquels n'existent plus aujourd'hui. Cette théorie est difficilement vérifiable et peu probable, puisqu'il n'y a aucune trace d'eau à proximité du logis et qu'aucun document ne fait mention d'un aqueduc souterrain sur la commune.

Période(s)Principale : milieu 16e siècle, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle

À l'heure actuelle, il ne reste du logis qu'une petite partie du corps d'habitation qui est à l'état de ruines. Ce corps, construit au 17e siècle ou au 18e siècle, était doté d'une porte encadrée par deux pilastres à chapiteaux sculptés de motifs végétaux et surmontée d'une corniche. Le seul bâtiment de dépendances restant et une construction simple dont les ouvertures sembles êtres des remaniements du 19e siècle. Un petit toit à bêtes, non figuré sur le plan napoléonien et datable du 19e siècle, complète l'ensemble.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Couverturestoit à longs pans croupe
croupe
État de conservationvestiges
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : éditions Patrimoines et médias, 2008.

    p. 94
  • Flohic Ed. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime : t. 1. Paris : Ed. Flohic, 2002, p. 144, 145.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély. Canton d'Aulnay, t.4. Saint-Jean d'Angély, 1968, p. 50, 51.

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