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Logis de Maillé

Dossier IA17002237 réalisé en 1998

Fiche

Appellationslogis de Maillé
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesdépendance, cour, mur de clôture, portail
Dénominationslogis
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
AdresseCommune : Coivert
Lieu-dit : Maillé
Adresse : 1 chemin de
Maillé
Cadastre : 2016 B 379, 384 ; 1839 B2 4 à 8

Cet ancien fief, mentionné dès le 15e siècle, relevait de la baronnie de Surgères. En 1411, il appartenait à Denys Jean et en 1442 à Cosme Jean. Dès 1476, il est aux mains de Gillette Herbert, épouse de Jean de Mainville, et en 1495, en celles de Jean Richard. La famille Richard semble avoir pu réunifier la terre, puisqu’en 1630 elle fait l’objet d’une saisie au préjudice de Louis Richard, seigneur de La Garde-aux-Valets. Quelques années plus tard, après le partage des biens des Richard, la maison noble de Maillé échoit à Jean Richard, seigneur de Saint-Marsualt (qui deviendra plus tard Saint-Martial, commune voisine de Coivert).

En 1764, après la mort du petit-fils des Richard, le château revient à sa veuve, Marianne de La Fontaine, qui le cède en 1775 à Marie-Renée de Villiers, épouse de Daniel-Charles-César de La Laurencie, seigneur de La Rochenambaud. Après le décès de cette dernière, le domaine est attribué à l’une de ses nièces, qui le vend en 1816 à un certain Pierre Serton. La demeure, reconstruite sous la Restauration (au début du 19e siècle) pour André Serton (fils de Pierre) fait l’objet, en 1856, d’un projet d’embellissement.

D’après les trois dessins de Jules Joudan, le logis avait été rebâti au début du 19e siècle. Il avait la forme d’une élégante maison de maître de style italienne, de plan carré et couverte d’ardoises, comme les deux ailes qui l’enserraient. Le corps central, dotée d’un rez-de-chaussée et de deux étages carrés, était couronné par un parapet ajouré constitué d’éléments en terre cuite, selon un principe très en vogue dans les environs de La Rochelle dans le 2e quart du 19e siècle.

Le plan cadastral napoléonien de 1839 montre le logis tel qu’il était au début du 19e siècle. Au bout d’une allée se dressaient les communs du logis qui s’organisaient autour d’une grande cour rectangulaire, appelée la basse-cour. On accédait à l’enceinte du logis, entourée de douves et flanquée de tours cylindriques sur trois angles (l’emplacement de ces tours est nettement visible sur le plan cadastral actuel), par un pont-levis. Face à l’entrée se trouvait le corps d’habitation avec des bâtiments de servitudes en retour d’équerre vers l’arrière ainsi qu’un deuxième corps de bâtiment situé aussi à l’arrière.

Établi sur une parcelle de bois perdue au milieu de terres humides de la vallée de la Boutonne, les ruines du logis de Maillé sont difficilement identifiables. Une ancienne ferme à pris place dans la basse-cour, qui voisine avec les restes de l’enceinte carrée pouvant dater de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle, ainsi qu’avec des pans de murs du corps de logis qui avait subi de nombreux remaniements. La date de destruction de ce dernier, ainsi que la cause, reste à ce jour inconnue. Les constructions visibles comprennent un logement aménagé dans la 2e moitié du 19e siècle dans les anciens communs, ainsi que des dépendances aussi aménagées dans les communs et qui portent quelques traces des bâtis primitifs.

Période(s)Principale : limite 16e siècle 17e siècle, 2e moitié 19e siècle

Le logement de l’ancienne ferme, établi dans la basse-cour du logis, présente une façade à cinq travées, une corniche moulurée et des ouvertures à encadrements droits. Un hangar à large ouverture est accolé sur sa gauche. En retour se situe un haut mur de clôture sur lequel on distingue des ouvertures, probablement des vestiges des anciens communs du logis. À mi-moitié de ce mur se trouve un bâtiment de dépendances doté sur son pignon de baies étroites, là aussi il s’agit vraisemblablement de vestiges des anciens communs. Ce bâtiment est pourvu, côté cour, d’un escalier extérieur en pierre, lui-même protégé par une avancée de toiture soutenue par un pilier carré. En retour, face à une allée, se situe l’entrée de la cour, puis sur la droite on remarque un portail couvert à large ouverture à linteau en bois. Un bâtiment de servitudes, qui abrite un hangar et une ancienne grange, est accolé sur sa droite.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliers
État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : Patrimoines et Médias, 2008. p. 281.

  • Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Poitou-Charentes. Tome 1. Paris : Flohic, 2002. p. 339.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l’arrondissement de Saint-Jean d’Angély. 6e fascicule, Canton de Loulay. Saint-Jean d'Angély, imprimerie Brisson, 1972. p 7.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Rahmoun Amar - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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