Dossier de présentation du mobilier IM40006899 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Le mobilier de l'église paroissiale Sainte-Madeleine de Bahus-Juzanx, Église paroissiale Sainte-Madeleine de Bahus-Juzanx
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Parties constituantes non étudiées
    tableau commémoratif des morts, tabernacle, confessionnal, bénitier d'applique, clôture des fonts baptismaux, lustre d'église, armoire, commode, chandelier d'autel, croix d'autel, sonnette d'autel, vase d'autel, pupitre-thabor, navette à encens, seau à eau bénite, goupillon, croix de procession, baiser de paix, chandelier, groupe sculpté, statue, livre, harmonium

Le mobilier de l'église de Bahus antérieur aux guerres de Religion n'est connu que par la mention de sa destruction partielle lors du sac de 1569 par les troupes protestantes de Sauscé Dayres, qui "pillèrent les ornements et rompirent les cloches". L’ensemble fut partiellement - et modestement - reconstitué dans le courant du XVIIe siècle, comme l'atteste le procès-verbal de la visite de Mgr de Fromentières en 1677, qui ordonna notamment "que le tabernacle [soit] garni d'une étoffe de soie rouge et blanche, que soit acheté un pied pour soutenir le soleil, que les fonts baptismaux soient entourés d'une balustrade en menuiserie, que la croix du grand autel aille à celui de St Roch, qu'il en soit acheté une pour le grand autel, que les armoires de la sacristie soient rétrécies pour laisser plus de place au curé [...]". Une haute clôture baptismale, encore visible en 1969, fut sans doute installée en application de cette ordonnance.

Dans le second quart du XVIIIe siècle est menée une importante campagne d'ameublement du chœur, destinée à remplacer des éléments probablement vétustes. En 1728 sont acquis un nouveau tabernacle en chêne doré et sa garniture de six chandeliers (dont quatre subsistent aujourd'hui). Sept ans plus tard, un grand retable vient compléter ce décor : la signature du sculpteur Garat et la date 1735 ont été récemment révélées lors d'un nettoyage. Les autels de la Vierge (dans le collatéral) et de saint Roch (dans une petite chapelle méridionale détruite en 1888) ont peut-être été renouvelés vers la même époque. La chaire à prêcher actuellement en place, non documentée, pourrait également remonter au milieu du XVIIIe siècle.

La seconde grande phase d'ameublement a lieu dans le second quart du XIXe siècle. En 1836, un praticien anonyme (peut-être l'atelier des Spazzi de Saint-Sever) fournit un nouvel autel de la Vierge, doté d'un grand retable de style néoclassique. L'année suivante est installée une table de communion (clôture de sanctuaire) en bois, œuvre probable d'un modeste artisan local. En 1844, l'état alarmant du maître-autel entraîne sa restauration par le doreur aturin Roquejoffre (ou Roquegeoffre) et le remplacement du tombeau d'autel en maçonnerie (garni d'une "tapisserie de papier peint") par un nouvel autel de marbre polychrome sorti de l'atelier Spazzi. Le tableau d'autel est remplacé à son tour dans les années suivantes par une image de L'Immaculée Conception (dogme proclamé par Pie IX en 1854). L'ensemble est complété par la réalisation de nouveaux lambris et bancs de chœur en 1847. Le chemin de croix en toile peinte, sur un modèle diffusé sous le Second Empire par les maisons parisiennes Chovet et Biais, est postérieur d'une ou deux décennies. La vitrerie, hétérogène, comporte des verrières du Nancéien Ernest Stelzl (1864), du Toulousain Henri Gesta (1898) et du Bordelais Gustave-Pierre Dagrant (1911). Les deux cloches ont été toutes deux fondues au XIXe siècle pour remédier aux probables saisies révolutionnaires : la première par l'Orthézien Jacques Domercq en 1812, la seconde par le Dacquois François-Dominique Delestan en 1861. Hormis l'achat de quelques statues de série en plâtre, le XXe siècle n'a pas apporté de changement à cet ensemble.

La sacristie renferme des objets cultuels en métal précieux sortis d'ateliers bordelais (M.-A.-F. Grégoire), parisiens (P.-F. Favier, E. Lethimonnier) et lyonnais (Désir et Arquiche), ainsi que deux assiettes en étain du XVIIIe siècle.

  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Dumont Léon Célestin
      Dumont Léon Célestin

      Léon Célestin Dumont, facteur d'orgues et d'harmoniums aux Andelys (Eure), fut associé en 1877 à Lelièvre. Né le 11 avril 1836 à Richeville (Eure) et mort le 3 mai 1888 au Grand-Andelys (Eure) ; fils d'Alphonse Pierre Dumont (1809-1881) et d'Uranie Virginie Leroux (1810-1856) ; épouse à Richeville (Eure), le 26 octobre 1858, Marie Louise Ernestine Breton (1838-1921), couturière et fille d'un berger, dont il eut Alphonse Sainte Marie Dumont (1868-1924), son successeur à la tête de la manufacture des Andelys, marié en 1894 à Palmyre Gabrielle Sellier (1874-1928). Source : Geneanet.

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      facteur d'harmonium signature
    • Auteur :
      Dumont et Lelièvre
      Dumont et Lelièvre

      Fabrique d'harmoniums fondée aux Andelys (Eure) en 1874 par l'imprimeur Lelièvre, associé dès 1877 à Léon Dumont, concepteur d'instruments.

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      facteur d'harmonium signature
    • Auteur :
      Mame Alfred
      Mame Alfred

      Henry-Armand-Alfred Mame (Tours, 17 août 1811 - Tours, 12 avril 1893), fils d'un imprimeur lui-même issu d'une famille d'éditeurs et de libraires originaires d'Angers (maison fondée en 1778), porta à son apogée les éditions Mame, rachetées en 1980 par Desclée de Brouwer.

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    • Auteur :
      Mame Alfred et fils
      Mame Alfred et fils

      Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).

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      imprimeur-éditeur signature

Documents d'archives

  • Église et presbytère de Bahus-Juzan, restauration (1883, 1885, 1892-1893, 1895, 1902-1904).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 196/2 M 1
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 24/3
  • Dons et legs à la fabrique (1813-1848) : Marguerite Lafitte (1813), Dubroca (1821), Marie-Véronique Coudroy (1848).

    Archives départementales des Landes : 70 V 24/4
  • Registre paroissial de Bahus-Juzanx (XVIIe-XVIIIe siècles).

    Archives communales, Montsoué
  • Registre paroissial de Bahus-Juzanx (1823-...).

    Archives communales, Montsoué
  • Dossier de pré-inventaire de la commune de Montsoué, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine

Bibliographie

  • "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571". Revue de Gascogne, 1860.

  • DAUGÉ Césaire. Montgaillard pendant la Révolution. Aire-sur-l'Adour, 1909.

Annexes

  • Liste des œuvres non étudiées
  • Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571" (dans Revue de Gascogne, 1860, tome I, p. 315)
  • Extraits du registre paroissial de Bahus-Juzanx, XVIIe-XVIIIe siècles (AC Montsoué)
  • Extraits du registre paroissial de Bahus-Juzanx, 1823-... (AC Montsoué)
Date d'enquête 2018 ; Date(s) de rédaction 2018
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice
Église paroissiale Sainte-Madeleine de Bahus-Juzanx

Église paroissiale Sainte-Madeleine de Bahus-Juzanx

Commune : Montsoué
Lieu-dit : Bahus-Juzanx