Dossier de présentation du mobilier IM40006340 | Réalisé par
  • inventaire topographique, patrimoine mobilier des Landes
Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Barthélemy, Église paroissiale Saint-Barthélemy
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Parties constituantes non étudiées
    confessionnal, bénitier, clôture de choeur, chandelier d'autel, croix d'autel, clochette d'autel, vase-bouquet d'autel, patène, seau à eau bénite, goupillon, croix de procession, chemin de croix, croix, chandelier d'église, chandelier, pavillon de ciboire, statue, couronne de statue, document imprimé

L'église d'Eyres, de fondation romane, n'a presque rien conservé de son mobilier ancien, à l'exception de fonts baptismaux en pierre malaisément datables (XVIIe siècle ?) et d'un tabernacle de bois doré des dernières décennies du XVIIIe siècle. Les déprédations des troupes protestantes du capitaine Besillon en 1569, qui brûlèrent l'église et emportèrent "les livres et ornements" et "une cloche", ne furent apparemment réparées que partiellement, car la commission municipale chargée de procéder le 18 mars 1793 à l'inventaire "des vases sacrés et objets mobiliers", ne trouva, selon son procès-verbal, "qu'une lampe et une croix processionnelle". Aussi, l'édifice au lendemain de la Révolution semblait incomplètement et mal meublé.

Un réaménagement complet fut, en conséquence, réalisé tout au long du XIXe siècle, essentiellement grâce à des initiatives privées. Ainsi, le curé Jean-Victor Langouet, au cours d'un long ministère qui dura de 1831 à 1875, fit-il restaurer dès 1843 le collatéral sud, doté sans doute à cette occasion de son autel-retable néoclassique actuel. Son pendant au nord, qui en est visiblement inspiré, dut être installé peu après. En 1857, le même abbé Langouet donna une chaire à prêcher et deux confessionnaux (disparus) et commanda au verrier condomois Goussard la quasi-totalité de la vitrerie, avant d'offrir en 1875 - si l'on en croit les revendications de la fabrique formulées lors de l'inventaire de 1906 - un chemin de croix et plusieurs tableaux (tous perdus aujourd'hui), le tout avec l'aide de la baronne de Captan (née de Bourdeau d'Audigeos de Castera).

A partir des débuts de la Troisième République, la famille de Laborde-Lassale, notables propriétaires depuis 1809 du château de Laféourère à Eyres, prit le relais du desservant pour achever l'ameublement et la décoration de l'église. André de Laborde-Lassale (1846-1924), maire de la commune pendant trente-trois ans, ses sœurs et surtout son frère Élie (1851-1908) offrirent ainsi la quasi-totalité du vestiaire liturgique et la plupart des pièces d'orfèvrerie sacrée. Le mariage d'Élie de Laborde avec Marie-Louise d'Arblade de Séailles, en juillet 1879, fut l'occasion principale de ces dons multipliés : nouveau maître-autel par la fabrique toulousaine Virebent, vitrail axial du chœur (peut-être par le verrier toulousain Gesta), croix de procession, etc. La présence des armoiries des jeunes époux sur les murs de l'abside permet aussi d'attribuer à leur initiative l'exécution du vaste décor peint du sanctuaire, très probable création du peintre bordelais Léonard Fortuné, qui s'inspira comme souvent dans sa carrière des Nazaréens allemands Overbeck et Ittenbach. Dès lors à peu près complet, le mobilier n'a connu par la suite que peu d'ajouts, à l'exception de plusieurs statues de série offertes par des familles de paroissiens. La chaire et les confessionnaux de 1857 ont probablement été supprimés dans la seconde moitié du XXe siècle, ainsi que les tableaux (aux sujets indéterminés) donnés en 1875. Si le vestiaire a également disparu en totalité, la sacristie conserve toujours plusieurs objets cultuels en argent du XIXe siècle (plusieurs pièces par les orfèvres parisiens P.-H. Favier, M. Thierry et Demarquet frères) et, surtout, un rare ensemble d'ampoules aux saintes huiles avec leur coffret, exécuté en 1699 par le Bordelais Arnaud Sermensan père.

En 1998-2000, une importante restauration du décor peint du sanctuaire, menée à l’initiative de l'abbé G. Lavigne, a été complétée par une réfection de l'autel-retable méridional et par l'exécution d'une grande copie du Baptême du Christ de Giovanni Bellini.

  • Auteur(s)

Documents d'archives

  • Église, réparations (1829).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 98/2 M 1
  • Église, réparations (1848, 1853).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 98/2 M 3
  • Comptes de la fabrique (1829-1831).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 98/1 P 1
  • Église (1824-1907) : réparations du clocher (1824), secours accordé par l'État pour réparations (1849), jouissance gratuite accordée au desservant (1907).

    Archives départementales des Landes : 70 V 120/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 5 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 120/8
  • Legs à la fabrique : Jean Sever Martial Burguerieu (test. 1889, 1897).

    Archives départementales des Landes : 70 V 120/9
  • Dossier église (1893-2000).

    Archives paroissiales, Eyres-Moncube

Bibliographie

  • LABORDE-LASSALE André de. En Chalosse. Notes historiques. Saint-Sever : Séverin Serres, 1907 (rééd. PyreMonde, Éditions des régionalismes, 2010).

    p. 163-180, 203, 212
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    tome II, p. 1079-1080
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    p. 288-289
  • Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune d'Eyres-Moncube, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine

Périodiques

  • DELOFFRE, Raoul, BONNEFOUS, Jean. "Les églises fortifiées des Landes". Bulletin de la Société de Borda, 2001, 464, p. 459-498.

    p. 469

Annexes

  • Extraits de documents concernant l'église d'Eyres-Moncube et son mobilier
  • Inventaire des biens dépendant de la fabtrique, 5 mars 1906 (AD Landes, 70 V 120/8)
  • Liste des oeuvres non étudiées
Date d'enquête 2016 ; Date(s) de rédaction 2017
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice