Dossier IM40005847 | Réalisé par
Le mobilier de l'église paroissiale et abbatiale Notre-Dame de Maylis, Église paroissiale et abbatiale Notre-Dame de Maylis
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mugron
  • Parties constituantes non étudiées
    dalle funéraire, autel, bénitier d'applique, lutrin, banc de fidèles, croix, orgue

La construction d'une nouvelle église de pèlerinage à Maylis entraîna aussi le renouvellement complet de son mobilier. Seule la vieille statue de Notre-Dame de Maylis (réf. IM40005866), pièce maîtresse de l'ancien lieu de culte, fut installée un temps dans le chœur, avant d'être remplacée dès le mois d'août 1883 par une nouvelle sculpture dessinée par le chanoine Ramazeilles et exécutée par le fabricant parisien Verrebout. Le mobilier proprement dit et les décors furent installés dans la décennie qui suivit l'achèvement de l'édifice : le maître-autel monumental, écrin de la statue de la Vierge, la mosaïque de l'Arbre de Jessé (réalisée par le Toulousain Pugibet sur le dessin du curé Piraube) qui le surmontait, les mosaïques des chapelles du Sacré-Cœur et de saint Joseph, la clôture du sanctuaire et sans doute le chemin de croix en pierre par l'Union artistique de Vaucouleurs datent tous de 1883. Les deux autels latéraux (payés 800 francs chacun) furent livrés en 1892 par les Ateliers Saint-Hilaire de Poitiers (Beausoleil, directeur). Le mobilier en bois (deux autres autels, chaire à prêcher, stalles de célébrants et d'acolytes, ainsi que les huit confessionnaux nécessaires pour cet important pèlerinage marial) fut confié au jeune menuisier-sculpteur mugronnais Édouard Cazalis. Le décor porté (hors mosaïques), sans doute en raison de difficultés de financement, ne fut réalisé qu'un peu plus tard. Le verrier bordelais Gustave-Pierre Dagrant fournit ainsi un ensemble exceptionnel de 42 verrières en deux temps (1898-1899 pour celles du chœur, des absidioles et du transept, 1903 pour celles des collatéraux et des fenêtres hautes de la nef et du clocher). Plusieurs notables et ecclésiastiques locaux participèrent à leur achat. Des peintures murales par le décorateur bordelais Ernest Leduc complétèrent cet ensemble autour de 1900. Enfin, le clocher fut progressivement doté d'une demi-douzaine de cloches par les fondeurs Crouzet-Hildebrand (1878), Dencausse, Bollée (1909 et 1978).

En 1946, le sanctuaire et le couvent attenant sont confiés aux bénédictins du Mont Olivet (olivétains), qui font construire quelques années plus tard dans les collatéraux deux petites chapelles dédiées aux saints anges et à saint Joseph, toutes deux ornées de statues (1955 et 1961) par le célèbre sculpteur Henri Charlier, lui-même oblat de la congrégation.

La quasi-totalité du mobilier néogothique de la nouvelle église, conçu en harmonie avec son architecture, a été détruite ou dispersée en 1975, à l'occasion d'une restauration générale de l'édifice. Ne subsistent donc in situ que le décor porté (verrières et sculptures ornementales, mais non les mosaïques de Pugibet) et quelques œuvres plastiques insignes, comme la Vierge de pitié et le Christ crucifié du XVe siècle acquis par les olivétains dans les années 1950, ainsi que les œuvres commandées par eux à H. Charlier. Si les confessionnaux d'Édouard Cazalis ont trouvé une nouvelle affectation dans plusieurs églises des environs (Argelos, Cazalis, Doazit, Labastide-Chalosse, Laurède), les autels, la chaire, les clôtures, etc., pourtant propriété de la commune, ont apparemment disparu sans laisser de traces et ne sont plus connus aujourd'hui que par des photographies anciennes.

Le vestiaire et les linges liturgiques (par les bénédictines olivétaines de Poyanne), propriété des religieux, n'ont pas été recensés lors de l'enquête de 2015. Très peu d'objets cultuels sont réputés appartenir à la commune. Parmi ses possessions incontestables, seul un spectaculaire ostensoir de la maison parisienne Demarquet frères a pu être étudié (réf. IM40005850). En revanche, un autre ostensoir par P. Poussielgue-Rusand, offert par Napoléon III et présenté à l'exposition montoise sur le Second Empire en 1979, n'a pas été retrouvé.

  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Ateliers de sculpture Saint-Hilaire (1855 - )
      Ateliers de sculpture Saint-Hilaire

      Ateliers fondés à Poitiers en 1855 par l'abbé Jean-Baptiste Besny (décédé en 1860), sculpteur appartenant aux pères oblats de Saint-Hilaire de Poitiers. Ils sont, en 1865, repris par Amand Multon et Louis-Amédée Charron (sculpteur). En 1872, Multon vend ses parts dans l'affaire à Adolphe Beausoleil (architecte). Les Ateliers sont ultérieurement repris par Delphin Pelletier.

      Les Ateliers Saint-Hilaire étaient réputés pour la production d'autels et autres meubles d'église en pierre, bois, marbre ou albâtre, de style roman ou gothique.

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      fabricant de mobilier religieux attribution par source
    • Auteur :
      Cazalis Édouard
      Cazalis Édouard

      Bertrand Édouard (prénom usuel) Cazalis, menuisier, ébéniste et sculpteur ; né à Poyanne (canton de Montfort-en-Chalosse) le 26 janvier 1866, fils de Bertin Cazalis et de Jeanne Dudès ; époux en premières noces de Marie Eugénie Sage, et en secondes noces de Jeanne Clotilde Dupéré. Installé à Mugron (maison Chevrier), il y mourut le 16 décembre 1922 dans sa cinquante-septième année.

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      sculpteur, menuisier attribution par source
    • Auteur :
      Union internationale artistique - Institut catholique de Vaucouleurs
      Union internationale artistique - Institut catholique de Vaucouleurs

      L'ancien Institut catholique de Vaucouleurs, fondé en 1865 par Martin Pierson (1836-1900), prend le nom d'Union internationale artistique en 1881.

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    • Auteur :
      Leduc Ernest
      Leduc Ernest

      Peintre-décorateur à Bordeaux dans la première moitié du XXe siècle. Né à Montauban (à la caserne Villebourbon) le 5 décembre 1869 et mort à Galgon (près de Libourne) le 16 février 1956 ; baptisé sous le nom d'Ernest Jean Eugène, fils de Jean-Claude Leduc, maître-cordonnier au 30e régiment de ligne, et de Marguerite Bouchard ; installé à Bordeaux au moment de son mariage, le 27 décembre 1893, avec Adélaïde Servarie (Villefranche-sur-Saône, 30 décembre 1872 - Bordeaux, 31 janvier 1950), fille de Martial Servarie (1842-1883), cordonnier, et d'Antoinette Chassagnes ; dont une fille, Marie-Berthe (Bordeaux, 19 septembre 1895-1985), épouse en 1918 de Léonard Marie Joseph Alexandre Mazaleyrat (1891-1975).

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    • Auteur :
      Pugibet
      Pugibet

      Mosaïste à Toulouse dans la seconde moitié du XIXe siècle.

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    • Auteur :
      Debierre Louis
      Debierre Louis

      Facteur d'orgue et d'harmonium à Nantes, actif de 1863 à 1919.

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Documents d'archives

  • Projet d'érection de Maylis (annexe de Larbey) en succursale (1840-1844).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/2
  • Église : jouissance (1907).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/9
  • Budget de la fabrique (1894) ; comptes de gestion de la fabrique (1894-1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/10-11

Bibliographie

  • PIRAUBE Martin Marie, abbé. Notre-Dame de Maylis (diocèse d'Aire). Bordeaux, 1861.

  • LABARRÈRE Antoine. Histoire de N.-D. de Maylis. Bordeaux : veuve Justin Dupouy et Compagnie, 1864.

  • DAUGÉ Césaire. Notre Dame de Maylis, son histoire & pèlerinage. Aire-sur-l'Adour : Laffitau et Labonne, Imprimerie centrale, 1936.

  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    p. 1097
  • Notre-Dame de Maylis, son sanctuaire, son abbaye. Lyon : Lescuyer et Fils, 1962.

  • Frère Emmanuel Marie. Abbaye Notre-Dame de Maylis. Oullins : Baulieu, 2013.

  • ROISIN Jacques. Nomenclature des orgues des Landes. S.l., 1979.

    p. 4

Périodiques

  • Petite revue catholique du diocèse d'Aire et de Dax.

    1870, p. 229-230 (projet d'agrandissement) ; 1871, p. 85 (quêtes pour la construction du sanctuaire)
  • Écho religieux des Pyrénées et des Landes, Pau.

    1873 (p. 318, 669-670, 686-687, 696, 734
  • ALAIN Père. "Esquisse historique sur l'église de Maylis". Bulletin de la Société de Borda, 1981, 1er trimestre.

Annexes

  • Documents concernant l'église de Maylis et son mobilier (AD Landes, 2 O 1247)
  • Liste des oeuvres disparues
  • Liste des oeuvres non étudiées
  • Liste des oeuvres déplacées
Date d'enquête 2015 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel