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Le Gicq : présentation de la commune

Dossier IA17035024 réalisé en 1998

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Aires d'étudesVals de Saintonge Communauté
AdresseCommune : Le Gicq

Une histoire ancienne à retrouver

Le Gicq fait partie des communes des Vals de Saintonge dont l'histoire est le moins documentée. Faute d'archives, il faut se concentrer sur les vestiges du passé visibles dans l'architecture.

Le bourg se développe autour d'une église romane édifiée au 11e ou au 12e siècle. C'est le premier jalon posé dans l'histoire du Gicq, aucun élément plus ancien n'ayant à ce jour été identifié sur le petit territoire de la commune. Cette église, tombée en ruine sans que l'on en sache la cause, sera sauvée de la destruction et profondément remaniée au 19e siècle. Denis Chapacou signale également une chapelle qui existait près d'une fontaine, sur le chemin de Taillebourg : il n'en reste rien et aucune information à ce sujet n'a été trouvée. La tradition veut que le roi Saint Louis soit passé par ici en se rendant à Taillebourg en 1242, mais qu'en fut-il réellement ?

Dans la rue du Pré Bas, on trouve une maison qui conserve d'importants vestiges anciens, remontant jusqu'aux 15e et 16e siècles. L'histoire de cette demeure nous échappe là aussi totalement. A-t-il pu s'agir d'une résidence des chanoines de Saintes, qui furent seigneurs de la paroisse, et qui devint peut-être presbytère par la suite ? Une grange relevant du chapitre de Saintes et l'ancien presbytère furent bel et bien vendus comme biens nationaux en 1791 et 1796. Selon les documents, ces deux bâtiments étaient voisins et, si leur localisation est imprécise, elle n'est pas incompatible avec la situation de cette ancienne maison.

Le logis du Gicq, dont il ne reste que des vestiges peu éloquents, remonterait au 17e siècle. C'était la résidence des Roullère, seigneurs de Loiré, Gibourne et « Augicq ». Le cadastre napoléonien de 1834 montre encore de vastes bâtiments à cet emplacement.

A la fin du 17e siècle, la paroisse compte moins de 200 habitants. Ils sont 300 lorsqu'éclate la Révolution. Il semble que le 18e siècle ait été une période faste pour Le Gicq, sans doute grâce au développement de la culture de la vigne. Il est d'ailleurs intéressant de noter, grâce au cadastre de 1834, que la commune possédait déjà de vastes domaines agricoles et sans aucun doute viticoles. A la Révolution, la nouvelle commune est baptisée La Cocarde de façon très éphémère.

Le Gicq aux 19e et 20e siècles

Le développement de la commune se poursuit au cours du 19e siècle, grâce à l'ampleur de la culture de la vigne et de la production d'eau-de-vie. On compte dix distilleries en 1836. Selon les écrits de Gautier (vers 1840), la commune dispose de terres tout à fait favorables à la culture de la vigne. On y cultivait également le froment, l'orge, l'avoine et les pommes de terre. Il existait un moulin à vent au nord-est du bourg, aujourd'hui disparu.

Comme nombre de communes autour de Matha, Le 19e siècle voit la reconstruction d'imposantes propriétés viticoles caractéristiques du vignoble cognaçais, avec de vastes logements, de nombreuses dépendances et des décors sculptés récurrents. De très beaux exemples subsistent au Gicq, notamment rue de la Chalende et rue des Tisserands : on y trouve d'imposants portails et de riches demeures, dont une imposante maison de maître restée inachevée, qui fut baptisée improprement «le château».

La population augmente jusqu'à 400 habitants dans les années 1850-1860. La commune s'enrichit et procède à des travaux publics : l'église, dont la ruine était totale, est entièrement restaurée, une mairie-école est construite à la sortie du bourg. Au tout début du 20e siècle, le cimetière sera transféré hors du bourg et une place publique sera aménagée.

Un léger recul de la démographie, liée à l'exode rural, s'amorce quelques années avant la crise du phylloxéra, mais celle-ci va précipiter le déclin de la commune : elle ne compte plus que 280 habitants en 1900. Isolée des grands axes et des villes, Le Gicq voit décliner sa population inexorablement tout au long du 20e siècle : 200 habitants en 1960, 100 en l'an 2000. L'agriculture doit se reconvertir vers l'élevage laitier puis la production céréalière.

Malgré tout, la commune poursuit sa modernisation : électrification, adduction d'eau, routes… Toutefois, les derniers commerces disparaissent et l'école ferme à son tour. Le début du 21e siècle voit néanmoins un regain de la population, avec aujourd'hui 138 Gicquois et Gicquoises. Quelques maisons se sont récemment implantées à la périphérie du bourg, tandis que d'autres sont restaurées. La commune est notamment célèbre à l'échelle locale pour une brocante réputée qui se tient chaque année en mars.

La commune du Gicq se situe à environ vingt-cinq kilomètres à l'est de Saint-Jean d'Angély, à quinze kilomètres d'Aulnay de Saintonge et dix kilomètres de Matha, au sein de la Communauté de Communes des Vals de Saintonge, en Charente-Maritime. Elle est entourée par les communes de Loiré sur Nie et Néré au nord, Gibourne à l'ouest, Les Touches de Périgny au sud, Cressé et Seigné à l'est.

La commune possède un territoire de 597 hectares. Il est traversé par le ruisseau la Gravelle, affluent de l'Antenne qui prend sa source à Seigné. Le bourg se situe au point le plus bas de la commune, à environ 60m. Les points culminants se trouvent aux limites ouest, nord et est de la commune, mais les plus élevés se trouvent dans les « appendices » ouest et nord à la limite avec Gibourne et Néré (plus de 90 m).

Le Gicq se trouve à la limite des plaines céréalières du nord de la Saintonge et du pays bas viticole. Les sols sont constitués de plaines calcaires, dévolues en quasi-totalité à l'agriculture et à la viticulture. On compte très peu d'espaces boisés. Les paysages, principalement composés de vastes champs remembrés, sont généralement ouverts. Les vignes sont principalement localisées au nord et à l'ouest du territoire.

La commune n'est traversée que par des axes ce circulation secondaires, la départementale 131 entre Néré et Matha et la départementale 222 entre Aulnay et Beauvais sur Matha se croisent à proximité du bourg.

L'habitat est regroupé en un seul pôle, le bourg, de taille moyenne. On ne compte qu'un hameau, les Martres, à peu de distance du bourg dont il constitue un prolongement, de l'autre côté de la Gravelle.

Références documentaires

Documents figurés
  • 1834 : plan cadastral napoléonien de la commune du Gicq.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5142
Bibliographie
  • Chapacou, Denis. Aulnay, un voyage dans l'histoire du canton, 1995.

    p. 30
  • Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime. Paris : Flohic, 2002.

    p. 125
  • GAUTIER, M.-A., Statistique du département de la Charente-Inférieure. La Rochelle, 1839.

    p. 136
  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély : Canton d'Aulnay, t. 2. Saint-Jean d'Angély : Brisson, 1970.

    p. 15-16
Multimedia
  • Site internet : http : //cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/ [Des villages de Cassini aux communes d'autrefois].

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