Dossier IA17000438 | Réalisé par
Laiterie et fromagerie industrielles de la vallée de la Seudre
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  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Charente-Maritime - Saint-Genis-de-Saintonge
  • Commune Champagnolles
  • Lieu-dit Baracot
  • Cadastre 1999 C6 1560, 1946, 1947
  • Dénominations
    laiterie industrielle, fromagerie industrielle
  • Appellations
    dite laiterie de la vallée de la Seudre
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, chaufferie, cheminée d'usine, bureau, logement patronal, atelier de réparation, porcherie, château d'eau

Laiterie créée durant le 1er quart du 20e siècle, sous le nom de Laiterie de la vallée de la Seudre, par M. Morineaud, dans un bâtiment de ferme semble-t-il. L'atelier de pasteurisation, la chaufferie et la caséinerie sont bâtis dans les années 1930 par l'entreprise Coutry de Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime) . Le gendre de M. Morineaud, M. Laneluc, qui s'occupe de plusieurs autres laiteries des environs de Bordeaux, lui succède dans les années 1960. Des porcheries sont annexées à la laiterie dès sa création. Deux chaudières, l'une à bouilleur horizontal et l'autre à bouilleur vertical, fournissent la vapeur à l'établissement. Une machine à vapeur Alfa-Laval, encore en place, entraîne toutes les machines. Deux moteurs électriques sont installés lorsque la laiterie est électrifiée dans les années 1920. On y fabrique du beurre, de la caséine, un peu de fromage entre 1950 et 1960, et de la poudre de lait selon le procédé Hatmacker pour l'alimentation animale. De nouvelles porcheries sont édifiées dans les années 1950. La laiterie cesse de fonctionner en 1978, par manque de lait, lorsque les agriculteurs des environs se tournent vers la culture du maïs. Les bâtiments ont été convertis en ferme. La cheminée, construite par Buet-Pérocheau de Nantes, a été arasée. Environ 30 personnes y travaillaient.

Tous les bâtiments de la laiterie sont en moellon enduit, à charpente en bois et toit en tuile mécanique, à l'exception du logement patronal en pierre de taille et toit à croupes en tuile creuse. Comme lui, l'ancien bâtiment de ferme, transformé en beurrerie, possède un comble à surcroît. La cheminée circulaire en brique faisait à l'origine 18 m de haut environ. Les porcheries des années 1950 sont en parpaing de béton, couvertes en tuile mécanique et ciment amianté.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire pierre de taille
    • béton parpaing de béton
  • Toits
    tuile creuse, tuile mécanique, ciment amiante en couverture
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Techniques
    • ferronnerie
  • Représentations
    • monogramme
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Gorse, Roger. Le lait et l'industrie laitière en Charente-Maritime. Rapport E. N. A., 1949.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 J 119
  • Julien-Labruyere, François. Paysans charentais : histoire des campagnes d'Aunis, Saintonge et Bas-Angoumois. La Rochelle : Rupella, 1982.

    p. 425

Documents figurés

  • " Lettre de change ", lithographie Chatenet Bachelier, Angoulême. Collection particulière.

Date d'enquête 1999 ; Dernière mise à jour en 1999
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