Dossier d’œuvre architecture IA64002628 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, patrimoine thermal du massif pyrénéen (64)
Hôtel Richelieu
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
  • Commune Eaux-Bonnes
  • Adresse 35 rue Louis-Barthou
  • Cadastre 2018 AN 125
  • Dénominations
    hôtel de voyageurs
  • Appellations
    Hôtel Richelieu, Maison Lahore, Maison Pommé
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Relevant de la première vague de construction de la station à proximité de l'établissement thermal, l'hôtel Richelieu figure déjà sur le plan géométrique de 1841 sous la forme d'un bâtiment primitif de petites proportions, mais le nom de ses propriétaires d'alors - probablement ses commanditaires - y est absent. Certaines sources iconographiques, notamment les lithographies de Monthelier ou de Jacottet, permettent d'établir la date de sa construction au début des années 1830. Le plan cadastral de 1866 démontre qu'en l'espace de 30 ans, il a connu de notables augmentations aboutissant à son emprise définitive.

Si l'incertitude persiste concernant ses premiers propriétaires, c'est l'influente famille Pommé, en possession d'une vaste propriété attenante, qui en a eu la charge jusqu'en 1866, date à laquelle l'édifice devient l'hôtel Richelieu, géré, selon le Guide Jam de 1869, par un dénommé Lahore (J. Lahore, dont le nom est gravé au-dessus de la porte d'entrée sur cour de la succursale). Dans les années 1870, les encarts publicitaires insérés dans la presse locale le décrivent comme un "établissement de premier ordre" avec table d'hôte, restaurant et service en ville. Comme de nombreux hôtels de la station, il accueille, le temps de la saison thermale, un cabinet de consultation médicale, tel celui du docteur Delvaz en 1893.

Dans les années 1880, l'hôtel est acquis par la famille Palas. Jusqu'en 1907, cet imposant édifice fait l'objet d'une indivision, la succursale, contigüe à l'hôtel de France, appartenant à Clémence et Antoinette Palas, domiciliées à Oloron ; la partie la plus grande, présentée ici, constituant l'hôtel principal, étant attribuée à Victor Palas et Françoise Palas, veuve Arcé, également établie à Oloron, jusqu'en 1903. Victor Palas, négociant demeurant à Oloron, qui hérite de la plus grande partie de l'hôtel en 1903 et de la plus petite en 1907, en devient l'unique ayant-droit à cette date.

L'édifice a par la suite fait l'objet de ventes successives tout en conservant sa vocation d'accueil des voyageurs. L'hôtel principal, désormais propriété de la commune et mis en gérance, perpétue son activité hôtelière initiale sous son nom d'origine, tandis que la succursale est une propriété privée.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle

Situé à proximité du jardin Darralde et de l'établissement thermal, l'hôtel Richelieu occupe une position stratégique en plein cœur de la station. Témoignant des préoccupations touristiques du Second Empire, sa physionomie définitive allie les prérogatives de l'urbanisme haussmannien naissant et l'influence de l'architecture vernaculaire.

Le bâtiment primitif, de plan carré, se trouve dans la partie gauche du pavillon principal qui est en retrait de la voie publique. A plusieurs reprises, ce corps de bâtiment est agrandi pour atteindre son plan rectangulaire, agrémenté d'un pavillon perpendiculaire à flanc de montagne, qui abrite l'hôtel Richelieu actuel. L'élévation principale, comptant neuf travées et trois étages, ainsi qu'un niveau de combles, se réfère aux constructions urbaines académiques du Second Empire. La façade est recouverte d'enduit et laisse apparaître les chaînages et les encadrements de baie en pierre d'Arudy comme l'ensemble des bâtiments environnants. La couverture est quant à elle dotée de fenêtres en chien-assis selon le modèle ossalois. Au-dessus des trois travées centrales de la façade, au rez-de-chaussée, sont affichées depuis le 19e siècle les lettres de l'enseigne de l'hôtel.

L'entrée ouvre sur une porte vitrée en bois peint, vraisemblablement originelle, mais aussi sur la réception et les espaces de circulation verticale avec l'ascenseur et l'escalier. Autour de ce vestibule, se répartissent une grande salle à manger, puis, de l'autre côté, deux salons en enfilade. Les cuisines et autres espaces situés vers la façade postérieure, ouvrant sur la paroi rocheuse, sont peu éclairés. A chaque étage, un même plan fonctionnel témoignant des besoins de l'industrie hôtelière et de la nécessité d'exploiter les moindres espaces, a été appliqué, distribuant les chambres autour de grandes galeries jusque dans les recoins du plan s'adaptant à la forme du relief.

La façade arrière donne directement à flanc de montagne, à l'ombre de la promenade de l'Impératrice. A l'instar des constructions urbaines du 19e siècle inspirant la station, cette élévation est moins soignée que la façade principale destinée à l'apparat.

Enfin, un second bâtiment, ouvrant sur la petite place devant l'entrée principale, faisait autrefois pleinement partie de cette propriété en tant que succursale. Le style de ses deux façades sur rue en est d'ailleurs identique.

  • Murs
    • moellon enduit
    • pierre pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    3 étages carrés, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
  • Autres organes de circulation
    ascenseur
  • Représentations
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes

Bibliographie

  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

Périodiques

  • Courrier d'Eaux-Bonnes, 5 juillet 1877.

    P. 4.
  • Courrier d'Eaux-Bonnes, 23 juin 1893.

    P. 4.

Documents figurés

  • Plan cadastral d'Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Date d'enquête 2018 ; Date(s) de rédaction 2018
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
Articulation des dossiers