Logo ={0} - Retour à l'accueil

Hôtel de ville

Dossier IA17000113 réalisé en 1994

Fiche

Historique

Guillaume Oeuvrard étant maire, avec l'achat en 1297 et 1298 de cinq maisons et jardins appartenant à Nicolas et Guillaume Fourras, l'emplacement de l'hôtel de ville est définitivement fixé. Bien que l'existence de ce premier échevinage soit attestée en ce lieu en 1318, nous ne possédons aucun renseignement sur cet édifice qui disparut totalement à la suite d'un incendie.

En 1486, sous le maire Jacques Le Comte, débuta la reconstruction générale de l'échevinage par le mur d'enceinte nord. En 1498 est achevé le mur d'enceinte ouest. Pour ce qui est du bâtiment on sait seulement qu'il était en mauvais état dans la première moitié du XVIe siècle et que le Corps-de-Ville ne pouvait pas s'y réunir.

La construction du corps de bâtiment nord, appelé le "Pavillon", est traditionnellement datée du milieu du XVIe siècle et attribuée, sans preuve probante, à Léonard de La Réau. En fait elle semble n'avoir été entreprise qu'en 1595 sous le maire Jacques Thévenin qui "commença le bâtiment qui est en fait la maison commune et échevinage de la dite ville pour agrandir l'ancien".

La construction de ce "Pavillon" précéderait ainsi de peu celle "de la maison et grande salle de l'échevinage commencée tout à neuf en 1605 sous la mairie de jacques Barbot", autrement dit du corps principal. La grande galerie de ce même corps de bâtiment est achevée en 1606 (date inscrite sur le couvrement), selon le marché passé entre les membres du Corps-de-Ville et Pierre Favreau, maçon ordinaire, chargé de parachever le bâtiment et d'en faire la décoration (statues, frises, etc.). On peut penser que l'escalier extérieur sur cour placé à la jonction des deux corps de bâtiments dont il assure la communication, à double volée et tribune, couvert d'un dôme à écailles et surmonté d'un baldaquin (qui recevra une statue de Henri IV en 1612), date de cette époque. Vers la même période, le Corps-de-Ville acquit de Marie Cholet une maison située rue des Gentilshommes ; c'est sur son emplacement, qu'en 1607, le maire Jean Sarragant fit élever un nouveau bâtiment appelé "Chambre des Echevins", perpendiculairement à la partie sud du corps principal. C'est à l'étage de cette nouvelle construction que se trouve le cabinet dit de Jean Guiton.

En 1628, l'hôtel-de-ville est confisqué et devient "Maison du Roy", pour servir de logement au gouverneur. Déjà trop petit pour cet usage, les maisons adjacentes au sud sont louées, solution qui reste cependant insuffisante. Abandonné par le gouverneur, en 1748 l'édifice est réoccupé par le Corps-de-Ville qui ne le quittera plus jusqu'à nos jours.

Fortement endommagé par un ouragan, en 1812, l'escalier est refait en 1815 par Antoine Brossard. Des modifications sont apportées aux étages de comble : le nombre des lucarnes du corps de bâtiment nord passe de trois à une, et de trois lucarnes à cinq lucarnes plus deux amortissements sur le corps principal.

Dès 1836, le conseil municipal déplore le contraste choquant du nouvel escalier avec le reste de l'édifice. L'architecte Brossard présente un projet qui n'est pas exécuté faute de moyens et seul des travaux d'aménagements intérieurs sont faits dans le deuxième quart du XIXe siècle. Les façades extérieures sont en fort mauvais état et le voeu ré exprimé en 1854 de supprimer l'escalier qui n'est pas en harmonie avec le reste de l'édifice demeure toujours sans effet.

A la suite du classement de l'hôtel-de-ville comme monument historique, le 27 décembre 1861, l'architecte Juste Lisch adresse un premier rapport au ministre où il insiste sur la nécessité d'agrandir l'édifice en évitant de défigurer le vieux monument. En 1863 il établit un premier projet concernant la restauration des façades sur rue et sur cour, qui est accepté par le conseil municipal en 1864 mais qui n'est pas réalisé.

En 1868, Lisch présente un nouveau projet pour la restauration de toute la façade principale, du grand escalier et de la façade sur la rue des Gentilshommes. Après un rapport alarmant du maire Charles Fournier, du 13 février 1872, sur l'état de l'hôtel-de-ville dont la façade principale a dû être étayée, le conseil municipal adopte le plan de restauration de Lisch qui est approuvé par la Commission des monuments historiques sous réserve de quelques modifications à apporter à l'escalier. Le déplacement de ce dernier, un peu plus au nord en avant du pavillon, entraîne l'allongement d'une travée de la galerie du corps principal. A l'occasion de ces transformations ont été déposés plusieurs éléments, dont une lucarne et une niche avec blason, aujourd'hui au musée d'Orbigny, et une porte palière du XVIIe siècle, au musée lapidaire de la rue Gargoulleau. Les travaux commencent à la fin de l'année 1873 et s'achèvent, pour les parties anciennes, en 1877. L'architecte Massiou en assure la surveillance, l'exécution est confiée à des entrepreneurs locaux, tandis que le décor est réalisé par des artistes parisiens.

En 1878, la tour nord-ouest du mur de clôture, dont le toit était en poivrière, est pourvue d'un beffoi à campanile.

Dans le même temps, toujours sur plans de Lisch, est édifiée au sud, entre les rues de l'Hôtel-de-Ville et des Gentilshommes (où la façade porte la date 1874) une extension de plusieurs corps de bâtiment disposés autour d'une petite cour destinée à recevoir, entre autres, la salle des mariages au rez-de-chaussée, le bureau du maire et la salle du conseil à l'étage, et qui sera achevée en 1885. Les statues qui ornent les deux façades sur rue sont elles aussi l'oeuvre de sculpteurs parisiens.

En 1904, le crénelage du mur d'enceinte est réparé.

Le projet de Lisch, beaucoup plus ambitieux que ce qui fut réalisé, prévoyait la démolition de toutes les maisons situées au sud de l'hôtel-de-ville et la construction sur cet emplacement d'un vaste programme avec façade monumentale donnant sur la place de la Caille. En 1909, Ballu reprend le projet, mais faute de moyens la municipalité se contente d'approprier presque toutes les maisons de l'îlot, à l'est et au sud, où sont installés un dédale de bureaux pour les adjoints et divers services municipaux.

En 1938, à l'extérieur de 1'îlot, sur le nouvel alignement au nord de la rue de la Grille, l'architecte

Grizet réalise une nouvelle construction pour les services d'hygiène.

Parties constituantes non étudiéescour
Dénominationshôtel de ville
Aire d'étude et cantonRochelle centre (La) - Rochelle (La)
AdresseCommune : La Rochelle
Adresse : place de l'
Hôtel-de-Ville
Cadastre : 1811 C 445 ; 1976 AB 177 ; 1976 EN 132

En 1298, l'échevinage s'installe dans cinq maisons. Détruit par un incendie, sa reconstruction commence en 1486 par l'érection du mur de clôture nord, le mur ouest étant achevé en 1498. Le bâtiment était en très mauvais état dans la 1ère moitié du 16e siècle. L'actuel bâtiment nord a sans doute été commencé en 1595. En 1605 et 1606 est bâti, par le maître maçon Favreau, le corps principal et sa galerie et sans doute l'escalier extérieur. En 1607 est édifié un nouveau bâtiment au sud-est du corps principal, bordant la rue des Gentilshommes. De 1628 à 1748, l'hôtel de ville sert de logement au gouverneur de la province avant d'être récupéré par le corps de ville. En 1815, l'escalier extérieur est rebâti par André Aubin Brossard, puis les étages de comble sont modifiés. Suite au classement de l'édifice en 1861, Lisch établit des projets de restauration et d'agrandissement, réalisés de 1872 à 1877, sous la surveillance de Massiou : reconstruction de l'escalier extérieur (lucarne, niche et porte sont alors déposées dans des musées) et remise en état du corps principal (dont la galerie est prolongée d'une travée au nord) décoré par des artistes parisiens. En 1878, le toit de la tour nord est remplacé par un beffroi. A la même époque, Lisch édifit au sud une extension destinée à abriter salle des mariages, bureau du maire et salle du conseil (façade datée 1874). En 1904, le crénelage du mur de clôture est réparé. En 1909, Ballu reprend le projet de Lisch de bâtiment à façade sur la place de la Caille, faute de moyens la municipalité y renonce et achète peu à peu les maisons de l'îlot. En 1938, Grizet édifie au nord, hors de l'îlot, une annexe pour les services d'hygiène.

Le 28 juin 2013, un incendie d’origine électrique endommage le bâtiment à 50% et sa partie la plus ancienne à 80%. Les combles et les plafonds de la salle des fêtes, les combles des archives et de la salle des échevins sont entièrement détruits. La salle des fêtes, l’office, et le plancher des archives sont partiellement détruits. Dans toutes les salles du premier étage et du rez-de-chaussée, les planchers, murs, lambris et tentures murales sont détériorés par les eaux déversées pour éteindre le feu, ainsi que par les cendres et les suies qui se sont propagées.

D’importants travaux de restauration se sont déroulés entre 2016 et 2019. 

Oeuvre déplacée àCommune : Poitou-Charentes,17,Rochelle (La)
Période(s)Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1595, daté par source
1606, daté par travaux historiques
1607, daté par travaux historiques
1815, daté par travaux historiques
1874, porte la date
1938, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Favreau Pierre maître d'oeuvre attribution par source
Auteur : Lisch Juste architecte attribution par source
Auteur : Ballu Albert
Ballu Albert (01/06/1849 - 1939)

Architecte né à Paris en 1849, fils de Théodore Ballu. Admis à l’École  des beaux-arts en 1868, élève de Magne ; architecte en chef des Monuments historiques ( ) chargé de la Charente et la Charente-Maritime ; 15, rue Mansart / 80, rue Blanche, Paris (Delaire, 97 ;  m.h., 34 ; Dict . Paris, I, 25).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source
Auteur : Grizet Pierre architecte communal attribution par source
Auteur : Brossard André Aubin
Brossard André Aubin (1748 - )

Architecte à La Rochelle, architecte du département de la Charente-Inférieure jusqu'en 1825, date à laquelle lui succède son fils Antoine.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source

Tours du mur d'enceinte couvertes d'une flèche. Escalier extérieur à coupole avec lanternon à toit rhomboïdal. Corps principal à galerie à voûte plate et toit à pignons découverts. Annexe à deux étages et toit en appentis en tuile mécanique.

Murscalcaire
bossage
pierre de taille
Toitardoise, tuile mécanique
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementsvoûte plate
coupole
voûte en berceau
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
flèche conique
flèche polygonale
toit rhomboïdal
appentis
croupe
pignon découvert
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier tournant en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
Techniquessculpture
sculpture
menuiserie
Représentationsornement végétal armoiries tête humain fabuleux monogramme trophée pot à feu bateau
Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesélévation, cheminée, lambris
Protectionsclassé MH, 1861/12/27

Annexes

  • Hôtel de ville, extrait de ARCERE, Histoire de la ville de La Rochelle...

    "En 1297, sous la mairie de Guillaume Oeuvrart, Nicolas & Guillaume de Fourras frères, transportèrent aux maire, échevins & pairs de La Rochelle, des maisons & jardins qui leur appartenoient, situés à la rue de Pierre, pour le prix & somme de 900 livres. " Barbot.

    "En 1486, sous la mairie de Jacques le Comte, on commença le bâtiment général de l'échevinage. L'année d'après, Guillaume Joubert son successeur s'employa aussi fort à la décoration de la ville, que de l'hôtel de l'échevinage commencé à bâtir. Il fit achever le pan de muraille, qui est regardant la venelle ou rue de la Grille, qui faisoit un des logis & part des murailles de l'ancienne salle où se tenoit le conseil du corps de ville, auparavant le bâtiment de celle de présent. " Ibid.

    "En 1497 fut beaucoup avancé le bâtiment du pan de muraille de la maison de ville, regardant en la rue de la Pelleterie, autrement la Grille. " Ibid.

    En 1605, sous la mairie de Barbot, on reconstruisit la galerie & la salle de l'hôtel de ville. Mém du temps.

    Ce fut vers ce temps-là que le corps de ville acquit de Marie Chollet une maison, située dans la rue des Gentilshommes, pour aggrandir l'hôtel du côté de ladite rue. Huet, Cout de la Roch. P. 283.

    En 1607, le maire Jean Sarragan, S de la Crignolée, fit bâtir la Chambre des échevins, qui a son aspect sur la rue des Gentilshommes. Mf de Raphael Colin.

    La façade de l'hôtel de ville est soutenue sur des colonnes toscanes, qui forment un porche. Le second ordre est une espèce d'ionique composé. Cette façade est embellie par divers morceaux de sculpture. L'escalier est une sorte de fer à cheval, trop roide, surmonté d'une impériale qui porte sur des piliers, & sur laquelle on a placé la statue de Henri IV ; statue de grandeur naturelle, & qui rendoit exactement (selon d'anciens mémoires) les traits de ce grand roi, le bien bon amis des Rochellois, ainsi qu'il le disoit lui-même. On voit dans l'intérieur de l'hôtel deux pièces fort grandes & bien ornées.

    La clôture de l'hôtel est solidement bâtie, les murs ayant six à sept pieds d'épaisseur terminés par un chemin des rondes & surmonté d'un parapet à machicoulis, d'une jolie architecture gothique. Ces murs sont flanqués de deux tourelles, appuyées sur des culs de lampes & chargées de diverses armoiries. "

    ARCERE, Histoire de la ville de La Rochelle...

  • Séance du 13 février 1872, Extrait du registre des délibérations du conseil municipal.

    Sous la présidence de M. Beltremieux, Maire.

    Les autres membres présents sont Mr. Dor, Barbedette, Maxime Dubois, A. Bouffar, A. Hivert, Condamy, Emmery, Th. Babut, G. Romieux, Marchegay, de Nagle, de Baucé, Ch. Michel, Eug. Meyer, Ch. Fournier, S. Verdier, Beaussant, Mareschal, F. Delmas, Deforgo, G. Méneau, Dupont, Millouain et F. Dubois, secrétaire.

    Le Maire annonce que l'ordre du jour appelle l'examen du projet de restauration de l'hôtel-de-ville, il dit qu'il a réuni la commission nommée dans la séance du 48 janvier dernier, et qu'à cette réunion assistaient M. Lisch, architecte du gouvernement, attaché à l'inspection des monuments historiques, et M. Brossard et Massiou, architectes de la ville. Il place ensuite sous les yeux du Conseil, les plans et devis dressés par M. Lisch.

    M. Fournier, rapporteur de la commission, s'exprime ainsi.

    Restauration de l'hôtel de ville de La Rochelle

    Exposé

    Messieurs

    Depuis un certain nombre d'années, l'état de l'Hôtel-de-Ville a inspiré une grande sollicitude aux administrateurs municipaux. Après le délabrement des pièces et des salles de l'intérieur, sont venues les dégradations des façades. Pour celles-ci, ce sont d'abord des sculptures qui ont été détruites, des statues qui ont été mutilées, des ornements qui ont été rongés par le temps ; aujourd'hui, dans la cour, nous voyons se produire un surplomb à la façade principale et une saillie à son milieu qui en rompent l'alignement et en compromettent gravement l'équilibre.

    Le 20 janvier 1802, au nombre des travaux que le Conseil entreprit, l'Hôtel-de-Ville fut placé au troisième rang, c'est-à-dire, après le château d'eau et le pavage ; et plus tard, en 1804, lorsque nous eûmes en mains les projets de restauration dans leur ensemble, vous fûtes encore appelés à en délibérer. Depuis cette époque la nécessité de pourvoir à des services plus importants, notamment à l'instruction publique, a fait ajourner cette restauration sans que, pour cela, vous ayez cessé de vous en occuper.

    Vous êtes arrivés au moment où vous pouvez l'entreprendre et vous avez déjà porté au budget de 1872 une somme de 24 000 francs, comme premier à-compte. La commission que vous avez chargé d'examiner comment pourra s'accomplir une si grande et si utile entreprise, vient vous exposer son urgente nécessité, vous soumettre le mode et les plans à suivre, vous déduire les moyens pécuniaires qui assurent la possibiliter de l'exécuter.

    HISTORIQUE

    Pour se rendre facilement compte de la composition architecturale de chacune des parties de l'Hôtel-de-Ville, il suffit d'ouvrir l'histoire d'Arcère la 579e page du second volume et d'y prendre et retenir deux dates : 1486 et 1605, et deux noms : La Féodalité, la Renaissance.

    A la fin du XIIIe siècle, 1er mars 1298, cinq maisons (trois, rue de Pierre, deux, rue de la Grille) et des vergers appartenant à Jean de Forras et à Nicolas et Guillaume ses fils, occupaient l'emplacement de notre Hôtel. Les Maire et Echevins les achetèrent moyennant 920 livres (Jourdan, éphémérides, tome 4, page 53), ce qui représente une valeur actuelle d'environ 50,600 francs (si l'on applique le coefficient 55 se rapprochant de celui indiqué, pour la fin du XIVe siècle, par M. Delayant, dans son histoire des Rochelais, tome 2, page 308).

    Pendant deux siècles, les maisons furent sans doute occupées dans l'état où elles avaient été achetées ; au surplus, elles étaient contiguës à une maison où siégeaient déjà les échevins, d'après l'affirmation faite par Jourdan. Cet achat l'agrandissait ; l'état actuel ne permet pas de se rendre bien compte des dispositions d'alors, ni de fixer comment étaient disposés les vergers ou jardins dont il est question.

    Ce fut en 1486, seulement, que l'on commença le bâtiment général appelé alors de l'échevinage. Il consistait principalement dans l'enceinte actuelle du Nord et de l'Ouest, et dont les murs ont, au Nord, 1m 60 d'épaisseur, et à l'Ouest, 2 m 16 c à la porte d'entrée et jusqu'à 2 m 77 c sur les galeries, y compris les encorbellements.

    Faut-il rapporter à la même date la construction du bâtiment où se trouve le corps-de-garde, quoique celui-ci soit d'une architecture différente, mais qui cependant pourrait être de la fin du XVe siècle. A la suite on semble avoir conservé alors une galerie et une autre salle des anciens bâtiments.

    Ainsi, cette première partie, qui présente un spécimen, peut-être le seul qui soit aussi complet et aussi sagement orné, de l'architecture militaire de la fin du moyen-âge et qui nous offre, pour l'architecture civile, la jolie maison à laquelle il est bon de conserver le nom d'échevinage, aurait été non seulement entreprise, mais même terminée de 1486 à 1500, soit en 1486 et en 1497.

    Un siècle s'écoula encore, le XVIe, et ce ne fut qu'entre les deux sièges de 1572 et 1628, c'est-à-dire en 1605, pendant une période d'apaisement et de grand élan, auxquels contribua la visite de Sully, en 1604, qu'on se remit à l'oeuvre. Ce fut au milieu de grands obstacles et de tristes épreuves et même de la peste, que sous la mairie de Barbot, on reconstruisit la galerie et la salle de l'Hôtel-de-Ville. Enfin, en 1607, fut bâtie « la chambre des échevins qui a « son aspect sur la rue des Gentilshommes » sur l'emplacement d'une maison achetée à cet effet, à la même époque. (Arcère, tome II, page 579 ; Huet, Coutumes de la Rochelle, page 283).

    En parlant du grand escalier de la cour, Arcère le désigne « comme une sorte de fer à cheval, trop roide, surmonté d'une impériale qui porte sur des piliers et sur laquelle on a placé la statue de Henri IV ; statue de grandeur naturelle et qui rendait exactement les traits de ce grand roi, le bien bon ami des Rochelais, ainsi qu'il le disait lui-même ; on voit dans l'intérieur de l'hôtel, ajoute Arcère, deux pièces fort grandes et bien ornées ».

    L'escalier fut remplacé, vers 1819, par celui qui existe aujourd'hui, et qui, au lieu de piliers, comporte quatre colonnes d'ordre composite. Si l'on examine certains dessins reproduisant l'ancien escalier, notamment celui de Sanier père, on y trouve, comme aujourd'hui, une tribune au milieu et l'escalier qui présente une seule volée à son départ, se divise en deux en contournant la tribune pour aboutir au premier étage.

    Les deux pièces fort grandes et bien ornées dont parle Arcère, ont été réunies en une seule, en 1832, sous l'administration de M. Callot et forment aujourd'hui la grande salle ou ont lieu nos fêtes, nos conférences, nos séances académiques, nos élections, et qui est la véritable salle commune à tous les habitants de la cité.

    Composition de l'édifice son état.

    Notre Hôtel résume donc deux époques de l'architecture ; le moyen-âge et la renaissance, l'ère féodale et l'ère gréco-romaine. Son aspect a fixé, vers 1858, l'attention d'un artiste habile et délicat. L'un des architectes de la commission des monuments historiques, M. Lisch, avant de se mettre en rapport avec l'administration, était venu plusieurs fois à la Rochelle et en parcourant son enceinte, en étudiant son histoire, il s'était épris d'une vive passion pour ses murailles, ses tours et ses édifices. Il avait trouvé, dans la ville, plusieurs Rochelais ayant le même culte : MM. Callot, Brossard, Massiou, Jourdan, Delayant, etc., M. Lisch fit de très beaux dessins de nos monuments et obtint, à l'une des expositions de Paris où il les envoya en 4867, une médaille, et plus tard l'étoile de la Légion d'Honneur. Déjà, depuis le 27 décembre 1861 l'Hôlel-de-Ville était classé parmi les monuments historiques. L'époque de ce classement coïncidait, comme on le voit, avec l'entreprise que faisait le Conseil municipal des grands travaux du Château d'eau, du Musée, etc., et au nombre desquels se trouvait porté l'Hôtel-de-Ville.

    Peu d'années avant, sous l'administration de M. Beaussant, deux maisons avaient été acquises sur la rue des Gentilshommes ; elles sont contiguës à la porte des Gentilshommes et seront jointes à l'Hôtel-de-Ville, pour les bureaux, la bibliothèque, les archives et la salle de vos délibérations.

    Lisch avait remis, en 1803, les plans et devis accompagnés de coupes et d'élévations. Ce sont ces plans qui vous ont été présentés et qui, à plusieurs reprises, ont été l'objet de vos délibérations.

    Dans le cours de ces dernières années, il a fallu étayer la grande salle ; un examen récent fait par les architectes, avec M. Lisch, a nécessité l'application de nouveaux étais pour soutenir la façade.

    Les détériorations des sculptures se sont accusées avec une rapidité dont vous avez plus d'une fois redouté les suites menaçantes.

    Quant à la muraille de ceinture, si la solidité n'a point souffert depuis plus de quatre siècles d'existence, il n'en est pas de même de ses soubassements, jusqu'à la hauteur de 9 m h 9 m 50 c, ni de ses ornements, à toutes les hauteurs. Les détériorations y sont multiples, notamment le long et au-dessus des portes, sur la tourelle du Nord-Ouest, aux consoles qui supportent les parapets et à la guirlande qui décore ces derniers dont elle suit les créneaux.

    RESTAURATION

    Quand même nous n'aurions pas, Messieurs, à résoudre une question aussi importante, nous serions tous entraînés à examiner et à étudier encore les projets de MM. Lisch, dont les dessins sont de nouveau placés sous vos yeux. Rappelons rapidement ce qu'ils proposent.

    L'enceinte principale ne comporte qu'un certain nombre de restaurations ; la plus considérable est celle de la tourelle du Nord-Ouest, dont M. Massiou (en l'indiquant à tort au Sud- Ouest) a fait une description détaillée en ajoutant : ce que l'on ne peut voir, sans admiration, avec quelle patience le ciseau de l'artiste s'est arrêté sur les moindres détails. (Tome 1er, page 103). Dans le projet de M. Lisch, cette tourelle doit être surmontée d'un campanile ou clocher à jour, dont la délicatesse et l'élégance ne vous ont point échappé.

    A l'intérieur des murs, les travaux sont plus nombreux.

    Quoique n'étant pas au premier rang, nous indiquons d'abord celui de la suppression de l'escalier. Il est vrai qu'un escalier analogue et à la même place existait dans le projet exécuté en 1605, mais jamais cette partie de l'édifice n'a satisfait ni le public ni les architectes. Dans les propositions de M. Lisch, la maison des échevins, dont il importe de conserver le style pur et correct, serait destinée à recevoir le nouvel escalier ; les arcades qui supportent la grande salle seraient continuées et occuperaient toute la largeur du bâtiment de 1605. La galerie présenterait donc neuf arcades au lieu de sept, dont cinq arceaux géminés avec pendentifs et quatre arceaux en plein cintre, ceux-ci surmontés de quatre statues au lieu de trois qui existent. Si, comme le pense M. Cassagnaud, la Force, la Tempérance et la Prudence sont déjà représentées, la quatrième statue serait la Justice, elle compléterait ainsi les quatre vertus cardinales que l'on retrouve encore sur le retable du choeur de l'église des Augustins.

    Le bâtiment de l'échevinage serait rattaché à celui de la galerie au moyen d'un avant-corps dont le premier étage présenterait la tribune historique.

    Nous reportant dans la même cour à la façade exposée au Nord, sur laquelle existe une des fenêtres du cabinet des affaires, le projet suppose la suppression du petit bâtiment de la conciergerie, étranger à la construction primitive. Cette façade serait réédifiée suivant le modèle présenté par la maison de l'échevinage (corps-de-garde). Etudié en 1808, ce projet a été considéré par votre commission comme devant contribuer à l'harmonie de la cour.

    Si maintenant nous examinons rapidement les dispositions intérieures présentées par les coupes, nous trouvons l'échevinage occupé par un escalier ayant deux volées principales précédées, au rez-de-chaussée, de quelques marches de surélévation et suivies, au premier, d'un palier donnant accès à la grande salle haute entièrement restaurée.

    Au rez-de-chaussée des bureaux actuels se trouvent une conciergerie, deux salles pour l'état civil et l'administration générale, une salle pour les mariages.

    Au premier étage, le cabinet du Maire, un cabinet pour MM les adjoints, le secrétariat général, des antichambres, corridor et dégagements.

    La partie du bâtiment, sur la rue des Gentilshommes a donné lieu à deux façades projetées. L'une et l'autre présentent ici deux conditions imposées. Elles se raccordent par leur caractère à la porte des Gentilshommes et elles se rapprochent de l'architecture des autres parties de l'édifice. Le second projet, qui date de 1868, a paru à votre commission préférable à celui de 1863, outre qu'il donne plus de jour au premier étage, salle du Conseil, archives, etc., il rappelle l'échevinage et présente ainsi un complément et une concordance d'idées que nous vous signalons comme dignes de votre attention.

    Mr le Maire avait eu soin, il y a huit jours, le 5 février, de réunir la commission et d'y convoquer Mr Lisch, Mr Brossard et Mr Massiou, MMr Dor et Barbedette, adjoints, ont bien voulu également assister à cette intéressante séance, dont nous vous retraçons en très peu de mots la vivifiante impression. Notre attention s'est portée de nouveau sur les détails de cette restauration qui doit rattacher le présent au passé et conserver la mémoire d'une partie des grandes époques de notre histoire locale.

    M. Lisch, en communion d'idées avec nous, parle de la Rochelle comme un maire perpétuel et on pourrait dire immortel, qui, sans interruption aurait présidé à la construction de ses enceintes successives, de ses tours, de ses fortifications, de ses monuments. Sa parole et ses dessins les reproduisent avec tout l'intérêt de nos historiens, avec toute l'exactitude et tous les détails de l'auteur des Ephémérides, avec tout l'amour de nos magistrats pour la cité.

    CONCLUSION

    Le Conseil après en avoir délibéré.

    A l'unanimité moins une voix qui demande l'ajournement.

    Considérant que l'Hôtel-de-Ville de la Rochelle, monument historique, menace ruine et qu'il y a urgence à y remédier ; décide que l'Hôtel-de-Ville sera restauré, adopte les plans, coupes et élévations dressés en 1863 et en 1868 par M. Lisch, architecte des monuments historiques et le devis qui y est joint, le tout visé et signé par le Maire de la Rochelle ; invite Mr le Maire à présenter ces documents à la commission des monuments historiques, l'Hôtel-de-Ville étant classé parmi ces monuments par décision du 27 décembre 186l, et à demander un secours du tiers de dépense totale ; émet le voeu que les travaux soient exécutés le plus promptement possible.

    Pour extrait conforme.

    Le Maire, E. BELTREMIEUX. A. M. La Rochelle.

  • Hôtel de ville de La Rochelle, extrait des registres de délibération municipales

    1836, 8 septembre et 3 février, vœu émis de modifier le péristyle de l'escalier ;

    1846, 13 novembre, projet de faire classer l'hôtel de ville parmi les monuments historiques ;

    1862, 20 janvier, le 24 décembre 1861 l'hôtel de ville a été classé monument historique ;

    1872, 13 février, rapport sur la restauration, visite de M. Lisch, architecte du Gouvernement attaché à l'inspection des monuments historiques en présence de MM. Brossard et Massiou architectes de la ville ;

    1878, 2 avril, la porte de la grande salle a été déposée dans le jardin de la Bibliothèque ;

    1885, 16 juin, les travaux sont terminés ;

    1890, 7 mars, travaux de renforcement de l'angle sud de la galerie confiés à l'entrepreneur Bernier ;

    1894, 3 avril, achat d'une maison 20 rue des Gentilshommes pour agrandir l'hôtel de ville ;

    1905, 16 août, adoption du règlement des travaux de réparation (exécutés en 1904) du crénelage et des façades ;

    1918, 16 février, agrandissement des bureaux sur projet de M. Bunel).

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1815, restauration.

    Archives nationales, Paris : F21 1848 et 1879
  • Hôtel de ville de La Rochelle

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • La Rochelle.

    Archives municipales, La Rochelle : 2 O 1538
  • Liasse 1 (1863-1885) et vieux dossier (1830-1870, en fait documents dès 1812) ; liasse 2 (1872-1888, restauration) ; liasse 3 (1889-1925).

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Registre des délibérations du conseil municipal de La Rochelle.

    Archives municipales, La Rochelle : Registre des délibérations du conseil municipal
  • Cl. MASSE, Recueil des plans de la Rochelle. Table en forme de mémoire relative au plan de la feuille 19 [en réalité 23] qui représente l'estat ou estoit cette ville en 1689, feuille 25-26, rubrique 18. 1724. La Rochelle : Editions Rupella, 1979.

    Service historique de la Défense, Vincennes : Ms 504, f° 131 G
Documents figurés
  • Plan particulier de la maison de ville de la Rochelle en l'état qu'elle etoit en 1713. [Rez-de-chaussée, étage]. Feuille 57. 1724. Claude Masse (C. Masse, Recueil des plans de la Rochelle).

    Service historique de la Défense, Vincennes : Ms 504, f°131 G
  • Coupes et profils de la maison de ville de la Rochelle, en l'estat qu'elle estoit en 1716. Feuille 58. 1724 Claude Masse (C. Masse, Recueil des plans de La Rochelle).

    Service historique de la Défense, Vincennes : Ms 504, f°131 G
  • Grand escalier de l'hôtel de Ville. 1740. Encre, lavis).

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Album Bournaud
  • Onzième quarré, dans lequel ce trouve une grande partie de la ville, la porte Dauphine et une partie de Lafonf et partie de La Trompette. Vers 1740.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle
  • Plan de l'hôtel du Gouvernement de La Rochelle [rez-de-chaussée]. [Avant 1748]. Encre, lavis et aquarelle.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Vue de la façade intérieure de l'hôtel de la maison de ville de La Rochelle. [1815]. Dessin.

    Bibliothèque nationale de France, Cabinet des estampes, Paris : H 115602
  • [Façade sur cour]. [1815]. Brossard.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville (façade sur cour). [1815]. Charpentier. Gravure.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 1688
  • Plan, élévation, coupe et profil d'un projet de péristyle à faire à l'hôtel de ville de La Rochelle. 1815. Brossard ( aussi A. N. : F 21 1879).

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : 2620
  • [Mur de clôture ouest]. 2 octobre 1849. Adolphe Varin. Dessin au crayon.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Varin, carton III, n° 19
  • Vue de l'hôtel de ville prise du haut de la tour Saint-Sauveur. Août 1849. Adolphe Varin. Dessin au crayon.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Varin, carton III
  • Cour de l'hôtel de ville côté du midi. 1849. Pierre Adolphe Varin del. Dessin au crayon.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Varin, carton III, n°21
  • [Elévations sur la place de l'Hôtel de ville, état avant restauration]. Ss date. Photographie.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 1921
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Façade sur la place. Coupe [élévation] sur la cour. Plan du rez-de-chaussée. Plan du 1er étage. [Restitution de l'état antérieur à 1815]. Paris, le 1er mars 1861, Juste Lisch. Encre, lavis, aq.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 6170 à 6173 [17] 290 à 293
  • Projet d'agrandissement et de restauration de l'hôtel de ville. Elévation de la façade du bâtiment principal sur la cour d'entrée. 25 juin 1862. Brossard.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Etat actuel. Façade principale [mur de clôture ouest]. Paris, le 20 avril 1863. Juste Lisch. Encre, lavis.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 6883 [17] 294
  • Cour de l'hôtel de ville. Ss date [vers 1860]. Gravure extraite de : La France de nos jours.

    Bibliothèque nationale de France, Cabinet des estampes, Paris
  • Façade sur la place. 1866. Lisch. Gravure.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : 37072
  • Façade de l'hôtel de ville de La Rochelle construite en l'année 1606. Avril 1864. Octave de Rochebrune. Eau-forte (aussi B.M. La Rochelle : V 1918).

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Fonds Pilastre 02
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Façade sur la cour. 1867. J. Lisch, del. Boulommier sc. Gravure.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 019
  • Au plafond de l'hôtel de ville de La Rochelle. 1606. Septembre 1868. P. A. Varin. Dessin au crayon.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Varin, carton III, n° 20
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Restauration. Façade sur cour. [1868, approuvé en 1872, Juste Lisch]. Encre, lavis, aq.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27127 [17] 296
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Restauration. Façade principale. [1868, approuvé en 1872, Juste Lisch]. Encre, lavis, aq.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27125 [17] 297
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Restauration. Façade sur la rue des Gentilshommes. [1868, approuvé en 1872]. Juste Lisch. Encre, lavis, aq.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27128 [17] 298
  • Hôtel de ville. Restauration. Coupe sur le grand vestibule du 1er étage. [1868, approuvé en 1872 mais non réalisé, Juste Lisch]. Encre, lavis aq

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27129 [17] 289
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Restauration. Façade rue des Gentilshommes. Paris, novembre 1868. Juste Lisch. Encre et lavis.

    Archives municipales, La Rochelle
  • Façade est de l'hôtel de ville [porte des Echevins]. L. Texereau. Août 1871. Encre.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 575
  • Hôtel de ville de La Rochelle 1872. [Escalier avant restauration, galerie étayée]. Photographie.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle
  • La Rochelle. Portail de l'hôtel de ville avant sa restauration. E. Couneau. Gravure.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Couneau, carton III, n° 69
  • La Rochelle. Ancien escalier de l'hôtel de ville. E. Couneau. Gravure.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Couneau, carton III, n° 71
  • [Vues diverses]. Vers 1872. Photographies, gravures, dessins.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Fonds Pilastre
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Chaînage et grillage du plancher de la salle des fêtes. Coupe. Détails. Paris, le 20 avril 1873, Juste Lisch.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Façade de la rue des Gentilshommes [partie]. Paris, 1er décembre 1873, vu à La Rochelle, 5 décembre 1873, E. Massiou. Encre.

    Archives municipales, La Rochelle
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Rue des Gentilshommes. Coupe sur la salle du conseil. Paris, le 10 février 1874. Just Lisch. Encre.

    Archives municipales, La Rochelle
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Grand escalier. Coupe sur A.B. Paris, le 8 janvier 1874, J. Lisch, vu à La Rochelle, le 12 janvier 1874, E. Massiou. Encre, lavis.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Couronnement du pavillon [d'escalier]. Façade principale. Façade latérale. Plan sur A.B. Paris, le 10 mars 18[74] [J. Lisch], le 12 mars [E. Massiou]. Encre et lavis.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Couronnement du pavillon [d'escalier]. Coupe sur K.L. Coupe sur M.N. Plan de la voûte. Paris, le 10 mars 1874. J. Lisch, vu à La Rochelle, le 12 mars 1874 E. Massiou. Encre, lavis.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Menuiserie de la grande salle. Paris, le 4 décembre 1875. Just Lisch. Encre.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • [Façade principale, lucarnes avant restauration]. Photographies.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 1927, V 1934
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Façade intérieure. Coupe. Paris, 1876. Juste Lisch. Encre, lavis, aquarelle.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27133 [17] 303
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Façade sur la rue. Paris, 1876. Juste Lisch. Encre, lavis, aquarelle.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27132 [17] 302
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Plan du rez-de-chaussée. Paris, 1876. Juste Lisch. Encre, lavis, aquarelle.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27130 [17] 300
  • Hôtel de ville de la Rochelle. Plan du 1er étage. Paris, 1876. Juste Lisch. Encre, lavis, aquarelle.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27131 [17] 301
  • Achèvement de l'hôtel de ville de la Rochelle. 1er étage. [Projet non réalisé]. Paris, 14 février 1877. Juste Lisch. Encre, lavis, aquarelle.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : N° 27134 [17] 304
  • Achèvement de l'hôtel de ville de La Rochelle. Façade d'ensemble. [Projet non réalisé]. Paris. 15 février 1877. Juste Lisch. Photographie.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 1919
  • [Mur de clôture ouest au moment de la construction du beffroi] ; [Mur de clôture et élévation ouest en construction du corps de bâtiment sud]. Photographies.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle
  • [Plan]. 10 septembre 1884. Le directeur des travaux communaux. Calque : encre, crayon.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620 : Liasse 1 : 1863-1885 et vieux dossier : 1830-1870
  • Mur d'enceinte de l'hôtel de ville restauré en 1878. Eugène L'Evêque.

    p. 47 Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Ms L'Evêque 2187
  • Armoiries dans la niche sculptée à la base du beffroi de l'hôtel de ville. Eugène L'Evêque.

    p. 101 Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Ms L'Evêque 2203
  • Hôtel de ville : niche sculptée sur la façade de la rue de la Grille. Eugène L'Evêque.

    p. 103 Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Ms L'Evêque 2203
  • Beffroi de l'hôtel de ville avant 1878 et depuis 1878. Eugène L'Evêque.

    p. 36 Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Ms L'Evêque 2445
  • [Vues diverses]. 1878. Photographies.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Album Cognacq
  • [Vues diverses]. Fin XIXe siècle. Lithographies.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Fonds Hastrel
  • [Hôtel de ville de La Rochelle. Projet. Façade rue des Gentilshommes]. S. D. Encre.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Cour de l'hôtel de ville à La Rochelle. [XIXe s]. Asselineau del et lith. Lithographie.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 031
  • [Façade de l'hôtel de ville de La Rochelle ; plusieurs cartons de motifs architecturaux non identifiables : arches antiques, stèles romaines...]. [XIXe s.] Gravure sur cuivre.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 035
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Lucarne centrale. [Fin XIXe s]. Krieger B. Del. Eau-forte.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 039
  • Hôtel de ville de La Rochelle [portes du mur d'enceinte ouest d'où on aperçoit une partie de la galerie]. Fromentin-Dupeux, Senefelder. Lithographie.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 1917
  • Hôtel de ville. G. Forcadet. Lithographie.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : V 1920
  • [Vue générale ouest, antérieure à 1903]. Carte postale.

    Archives municipales, La Rochelle : 5 Fi 566
  • Ville de La Rochelle. Hôtel de ville. Installation des services d'hygiène. Façade rue des Gentilshommes. 30 novembre 1906. P. Corbineau. Crayon, aquarelle, encre, lavis.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • [Hôtel de ville, projet d'aménagement de la mairie]. [Avant 1908]. [Lisch]. [2e exemplaire aux Archives de l'Architecte des bâtiments de France, La Rochelle].

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Elévation principale. Projet n° 4. 1909. A. Ballu.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Elévation rue de l'Hôtel de Ville. Projet n° 5. 1909. A. Ballu.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • Hôtel de ville de La Rochelle. Coupe longitudinale. Projet n° 6. 1909. A. Ballu.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • [Hôtel de ville, plan au rez-de-chaussée]. S. D. [1909, Ballu]. Tirage sur papier.

    Archives municipales, La Rochelle : 2620
  • La Rochelle. Hôtel de ville. 1910. [Porte des Echevins]. Photographie.

    Bibliothèque nationale de France, Cabinet des estampes, Paris : H 115 611
  • Construction d'un immeuble pour les services municipaux, rue de la Grille. 1/ Plan des caves ; 2/ Service d'assistance, rez-de-chaussée ; 3/ Plan du 1er étage, service d'hygiène ; 4/ Plan du 2eme étage ; 5/ Façade rue de la Grille ; 6/ Coupes ; 7/ Plan de la charpente. 5 avril 1938. P. Grizet. Tirages.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1577
  • Hôtel de ville. Plan du rez-de-chaussée. Copie exécutée en 1977 d'un plan de mars 1947. Encre sur calque.

    Archives de l'Architecte des bâtiments de France, La Rochelle
  • Plan d'ensemble des toitures. Octobre 1975. Encre sur calque.

    Archives de l'Architecte des bâtiments de France, La Rochelle
Bibliographie
  • Arcère, père Louis-Étienne. Histoire de la ville de La Rochelle et du pays d'Aulnis. La Rochelle : Desbordes, 1756-1757 ; reprints Marseille : Laffite, 1975, 2 tomes.

    t. II, p. 579-580
  • Audiat, Louis, Sceaux. In : Arch. Hist. Saintonge Aunis, t. 1, 1874.

    p. 428, ill.
  • Aussy, Denys d', Histoire de la Rochelle, par Amos Barbot. Première partie. In : Arch. Hist. Saintonge Aunis, t. 14, 1886.

    p. 441, 457, 460
  • Béraud, Rémi. Petite encyclopédie monumentale et historique de La Rochelle. La Rochelle : Editions Rupella, 1981, ill.

    p. 85, 96-101
  • Blomme, Yves. L'architecture gothique en Saintonge et en Aunis. Saint-Jean-d'Angély : Bordessoules, 1987.

    p. 231-239
  • Coutant, Bernard (Révérend père). La Rochelle : la Commanderie magistrale du Temple, l'Hôtel de ville, rues des Gentilshommes, de la Grille et Dupaty. La Rochelle (4, rue du Gué, 17000) : Imprimeur-éditeur : Père Coutant, 1974 - 44 p : ill, ill en couv ; 25 cm (Cahier n° 4).

    p. 23-25
  • Delafosse, Marcel. La Rochelle : hôtel de ville, maisons anciennes, cathédrale, tour Saint-Nicolas. In : Congrès archéologique, La Rochelle, 114e session, 1956, 1 ill., 2 plans.

    p. 9-12
  • Histoire de La Rochelle. Marcel Delafosse, dir., Toulouse : Privat, 1985.

    p. 27-28, 49, 53, 82-83, 285
  • Hôtel de ville de la Rochelle. In : Le Moniteur des architectes, 1866, 1867, et 1896.

    1866, pl. 52 ; 1867, pl. 84, 99 ; 1896, col. 40, pl. 28
  • Hôtel de ville de la Rochelle, restauration de M. J. Lisch, architecte. In : La Semaine des constructeurs, 1887-1888.

    p. 474-475
  • Jourdan, Jean-Baptiste-Ernest-Marcou. Éphémérides historiques de la Rochelle. - La Rochelle : Siret, 1861-1871 ; reprints Marseille : Lafitte, 1979, 2 vol., 596 et 620 p.

    t. 1, p. 70, 258 et n. 2
  • Jourdan, Jean-Baptiste-Ernest. La Rochelle historique et monumentale. La Rochelle : A. Siret, 1884.

    p. 151-156
  • Levesque, Richard. L'Hôtel de ville de La Rochelle. Collection Images du patrimoine. Éditions La Geste, 2019, 105 Pp.

  • L'Evêque, Eugène. La Rochelle. Notes.

    p. 7, 25 Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Ms L'Evêque 2445
  • Menut, A. Excursion archéologique du 23 avril 1885. La Rochelle et ses monuments. In : Rec. Commission Arts Charente-Inférieure, t. 8 (1886) .

    p. 108-111
  • Pénanrun, David de ; Roux ; Delaire. Les architectes élèves de l'Ecole des Beaux-Arts, 1819-1894. Paris : Imprimerie et Librairie centrale des Chemins de fer, Imprimerie Chaix C, 1895.

    p. 198
  • Seigneur, Maurice du. L'hôtel de ville de la Rochelle. In : La Construction Moderne, t. 7, 1891-1892,

    p. 102-104, 113-115, 124-127, 136
  • Vaux de Foletier, François de. La Rochelle d'autrefois et d'à présent. La Rochelle : F. Pijollet, 1923.

    p. 103-108, 180
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Mailles Dominique - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.