Logo ={0} - Retour à l'accueil

Hameau et port de Marmisson

Dossier IA33010578 réalisé en 2020

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénominationhameau
Parties constituantes non étudiéescale
Dénominationsécart, port
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive droite) - Bourg
AdresseCommune : Gauriac
Lieu-dit : Marmisson
Cadastre : 1820 ; 2020 AB

Le 16 avril 1876, François Daleau découvrait à Marmisson un abri sous-roche néolithique. Le hameau de Marmisson est indiqué sur la carte de Belleyme dans la 2e moitié du 18e siècle, sur le plan cadastral napoléonien de 1820 ainsi que sur l'atlas départemental de la Gironde de 1888.

Le cadastre de 1820 montre un habitat organisé le long du chemin longeant l'estuaire mais également en retrait à flanc de falaise avec un réseau de chemins et d'escaliers donnant accès à des "maisons dans le roc". Plusieurs maisons ont ainsi été aménagées dans d'anciennes carrières

Le hameau demeure longtemps isolé de celui de la Roque de Thau : le chemin est interrompu par l'exploitation des carrières de Mugron appartenant à M. Viaud et l'accumulation de nombreux débris de pierre. Un passage semble possible le long de l'estuaire "au rocher de la Platusse" mais réputé périlleux car souvent recouvert par les eaux. Un accident y est d'ailleurs mentionné, deux bouviers ayant été emportés par les eaux dans ce secteur. En 1850, est étudiée la possibilité de rejoindre Roque de Thau non par le bord du fleuve mais par le haut de la falaise de Mugron. Des démarches sont engagées par la commune auprès du propriétaire des carrières M. Viaud (voir lettre envoyée en 1850 par le maire M. Chambor à M. Viaud, publiée dans le journal l'Espérance).

En janvier 1883, il est indiqué que le chemin n° 2 de la Reuille à Roque de Thau est terminé jusqu'à un chai appartenant à M. Pastoureau (Poyanne) et qu'il reste 260 m de travaux à réaliser (registre délibérations 1882-1912). En juillet, la portion entre la fontaine de M. Pastoureau et le château de M. Coudin, est achevée. Il faut attendre toutefois la fin du 19e siècle pour que la route atteigne Roque de Thau soit finalement établie : les travaux sont achevés en 1902.

Outre les carrières, un chantier naval appartenant à M. Coudin est attesté en 1894 (130 corniche de la Gironde) et plusieurs familles de pêcheurs sont établies à Marmisson : la famille Magot, originaire de la Dordogne, installée au 156 corniche de la Gironde avec notamment Etienne Magot qui se spécialise dans la pêche à l'esturgeon et fournit en caviar la Maison Prunier à Paris ; la famille Pouget, aussi originaire de Dordogne, avec Jacky qui pêche également l'esturgeon (jusqu’en 1967) puis l'alose.

En 1903, on déplorait l'absence de peyrat public entre Roque de Thau et Vitescale, et la difficulté d'accoster notamment pour les propriétaires de l'île du Nord. En 1905, un peyrat est construit sur les plans de l'architecte Charles Grange établi à Blaye. La cale est construite en pieux de bois, face au n° 146 corniche de la Gironde (aujourd'hui disparue).

Période(s)Secondaire : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Grange Charles
Grange Charles

Architecte bordelais, installation d'un bureau à Blaye en 1904 (cf. L'Espérance, 3 avril 1904, p. 3).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte attribution par source

Le hameau de Marmisson est situé sur les bords de l'estuaire au pied des falaises, entre le plateau rocheux de Mugron au nord-ouest et le hameau de Furt au sud-est. Les habitations sont regroupées autour de la route départementale 669E1 qui passe en contrebas de la corniche, le long de la Gironde ; plusieurs maisons sont également installées, en hauteur, à flanc de coteau. Elles sont dites troglodytiques du fait de leur aménagement en partie dans la roche, en lieu et place de certaines entrées de carrières. Ces carrières ont fourni la pierre de taille pour construire les maisons du hameau, et de la commune en général. Ces maisons ménagées dans la roche ont été équipées de cheminées et de hautes souches qui s'élèvent à flanc de falaise. Parmi celles-ci, la maison dite à l'étoile se distingue par sa façade sculptée.

Dans l'ensemble, les habitations sont relativement modestes, complétées de bâtiments de stockage en rapport avec les chantiers navals et le commerce fluvial. Certaines maisons plus cossues appartenaient à des capitaines au long cours. En retrait de la route, elles sont accessibles par un portail ouvragé avec piliers maçonnés et dotées de jardins, directement au-devant de la maison ou bien de l'autre côté de la route donnant sur l'estuaire. Quelques kiosques y ont été installés.

L'escalier dit des Troglodytes relie le hameau de Marmisson à celui de Maison-Franche sur le coteau. Au bas de ces escaliers se trouve une fontaine voûtée en pierre de taille avec un lavoir aujourd'hui comblé. D'autres escaliers privés donnent accès à des dépendances aménagées dans la falaise.

Dans ce secteur, la route dite de la corniche est séparée de l'estuaire par une banquette maçonnée faisant office de digue. De nombreux pontons sont aménagés sur les rives pour la pêche ou la navigation de loisir.

Murscalcaire moellon enduit
pierre de taille
Statut de la propriétépropriété privée
propriété publique

Annexes

  • Documentation complémentaire

    Archives communales, registre des délibérations, 1882-1912.

    -Construction de la cale de Marmisson : "de Roque de Thau à Vitescale, il n'existe aucun peyrat public pour accoster avec les petits bateaux ; les propriétaires de l'île du Nord éprouvent beaucoup de difficultés pour l'accostage, seulement à mer basse". Marmisson, quartier plus habité de la région depuis l'établissement du chemin n°2, il n'existe aucun port permettant l'accostage à toute heure de marée : décision d'établir un peyrat, 14 juin 1903.

    -Projet de cale à Marmisson, 2400 frcs ; approbation plan mais ajournement des travaux, 14 février 1904.

    -Dossier de construction cale de Marmisson, projet adopté et souscription ; marché de gré à gré : compétence particulière de l’entrepreneur et appareils spéciaux ; dans la région, un seul industriel pouvant effectuer ce genre de travaux : M. Fourrier, 12 mars 1905.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bâtiments publics : divers dossiers dont monument aux morts, poste...

    Archives départementales de la Gironde, Bordeaux : 2 O 1755
Bibliographie
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

  • BALDES Henri Robert, BELAIR Bernard, GACHET Pierre, POUGET Sylvie, SEGUIN Daniel. Gauriac, un village chargé d'histoire. Association du patrimoine gauriacais, 2019.

    p. 109-114, 181, 189-194
Périodiques
  • L´ESPERANCE. Journal de l´arrondissement de Blaye, littérature, beaux-arts, commerce, agriculture et annonces, 1836-1904.

    [collection numérisée en ligne sur le site Gallica.fr : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32768861f]

    23 juin 1850

Liens web

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Roux Tom-Loup - Steimer Claire