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Hameau de Ségonzac

Dossier IA33004421 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénominationhameau
Appellationshameau de Ségonzac
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive droite)
AdresseCommune : Saint-Genès-de-Blaye
Lieu-dit : Ségonzac
Cadastre : 1832 B ; 2013 OB

Le lieu de Ségonzac constituait probablement l'agglomération la plus importante de la paroisse, d'ailleurs appelée Saint-Genès de Ségonzac dans le compte des décimes du Saint-Siège en 1364, alors que l'église se trouve éloignée, auprès d'un prieuré. Cette importance - relative - tient sans doute à l'implantation de la localité, sur un coteau exposé au sud ; un château, ou du moins un manoir, mentionné tardivement mais peut-être établi après la guerre de Cent Ans, occupe l'extrémité du coteau en position dominante par rapport à l'estuaire. Les cartes anciennes montrent que le hameau est, dès lors, étiré le long d'un axe longitudinal parallèle au rebord du coteau.

La situation favorable de la localité contribua au développement de la vigne sous l'Ancien Régime : les registres paroissiaux font apparaître que, parmi la population de la paroisse, nombreux sont les habitants de Ségonzac a avoir une activité en relation avec la viticulture (vignerons, tonneliers). Cette activité se retrouve dans le bâti, dont l'examen révèle quelques exemples de chais antérieurs à la Révolution. La vocation viticole de Ségonzac est confirmée par le cadastre de 1832 qui montre l'ampleur des parcelles de vignes autour du hameau. A l'exception du château et de rares ensembles agricoles sur cour, le bâti est alors constitué de petites constructions alignées ou en retrait de la rue centrale. Les reconstructions intervenus au cours du 19e siècle ont porté essentiellement sur des logis de maisons de maître, telle cette "très jolie maison entièrement neuve" mise en en vente en 1881, ainsi que sur le château. En dépit des destructions et des remaniements intervenus au cours du 20e siècle, le hameau présente, aujourd'hui encore, sa structure ancienne et un important patrimoine bâti témoin des modes de vie traditionnels.

Période(s)Secondaire : Moyen Age , (détruit)
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle

Le hameau de Ségonzac est implanté sur le rebord du versant sud d'un coteau dominant l'estuaire d'une vingtaine de mètres. Les constructions sont organisées selon un axe est-ouest, de part et d'autre de la rue centrale. La plupart des parcelles sont en lanière et perpendiculaires à la voirie. L'extrémité ouest est occupée par le site de l'ancien château, aujourd'hui viticole, dont les bâtiments d'exploitation sont installés dans la pente du coteau. Une croix monumentale se trouve à proximité de l'entrée du domaine, adossée au mur d'enclos.

Les bâtiments qui composent le hameau forment une succession de logis modestes et de bâtiments agricoles, comprenant étables et chais, alternant avec quelques maisons de maître à la tête d'exploitations viticoles, organisées sur cour. Le matériau le plus fréquemment utilisé est le moellon calcaire enduit ; un bâtiment agricole se singularise par le recours à des fines plaquettes calcaires en gros-œuvre. Les demeures les plus cossues présentent généralement une façade en pierre de taille. Hormis quelques couvertures de bâtiments agricoles en tôle et un toit de panneaux photovoltaïques sur un hangar, la tuile creuse est le matériau de couverture exclusif, à l'exception de la toiture du corps de logis du château, en ardoise.

Murscalcaire moellon enduit partiel
enduit
Toittuile creuse, tuile mécanique
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Annonces du journal l'Espérance concernant Ségonzac

    L'Espérance, 21 avril 1872 :

    A vendre [...] Une bonne petite propriété de rapport et d'agrément [...] au lieu de Ségonzac et environs, d'une contenance totale et approximative d'un héctare, dix ares, le tout en parfait état de rapport. On vendra aussi les vaisseaux vinaires qui sont également en parfait état, une charette, une bête de somme et ses harnais, etc.

    Cette propriété appartient aux époux Bussières, habitant la dite maison.

    L'Espérance, 17 juillet 1881, p. 4 :

    A vendre au village de Ségonzac [...] Très jolie maison, entièrement neuve, comprenant un rez-de-chaussée composé de jolie chambre, vestibule, corridor et cuisine. Quatre pièces au premier étage, dont deux belles chambres, deux greniers au-dessus. Toutes les pièces sont plafonnées.

    Un petit chai, attenant à la maison. Et un jardin, au midi de la maison, de trois ares environ, entouré de murs.

    L'Espérance, 30 août 1891, p. 6 :

    Revente [...] d'un joli petit clos entièrement complanté en vigne américaine en rapport de vastes bâtiments comprenant : logement de maître, logement de cultivateur, chai, cuvier garni de vaisseaux vinaires, écuries et autres bâtiments de servitudes, grande cour, le tout ayant accès sur le chemin public par un portail à deux pans. Et enfin un très joli jardin clôturé de murs, d'une contenance emplacement des bâtisses compris, de vingt ares environs. Le tout situé à Ségonzac [...], ayant appartenu à la veuve Gagnerot [Marie Chouteau, veuve de Louis Gagnerot].

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien, 1832.

    section B Archives départementales de la Gironde, Bordeaux : 3 P 405
Périodiques
  • L´ESPERANCE. Journal de l´arrondissement de Blaye, littérature, beaux-arts, commerce, agriculture et annonces, 1836-1904.

    [collection numérisée en ligne sur le site Gallica.fr : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32768861f]

    17 juillet 1881, p. 4.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Beschi Alain