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Hameau de Roque de Thau

Dossier IA33010630 réalisé en 2020

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Précision dénominationhameau
Parties constituantes non étudiéescale, lavoir
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive droite) - Bourg
AdresseCommune : Gauriac
Lieu-dit : Roque de Thau
Cadastre : 1820 B1 ; 2020

Le hameau de Thau est indiqué sur les cartes anciennes depuis la fin du 17e siècle, comme port et lieu d'extraction de la pierre. La falaise servait de repère pour la navigation, représentée ainsi sur les dessins du voyageur hollandais Herman van der Hem au milieu du 17e siècle. Selon certains témoignages, une chapelle y avait été fondée par le duc de Saint-Simon : ses fondations étaient encore visibles et attestées au milieu du 19e siècle.

Le plan cadastral napoléonien figure un parcellaire à proximité du chenal du ruisseau du Grenet qui abritait le port. Celui-ci constitue la limite communale avec Villeneuve. Un pont en permettait le franchissement, en amont sur le ruisseau. Un moulin à eau y était également installé. L'habitat est réparti de part et d'autre de la route principale au pied du plateau rocheux du Mugron. La présence de plusieurs "chays", de "magasins" de stockage et l'aménagement de "quays" privés sur le bord de la Gironde sont attestés, en lien avec l'activité du port. Un lavoir est signalé au sud du hameau.

Le port servait au 19e siècle à l'exportation de la pierre et du vin. Deux chantiers navals étaient également installés à la Roque de Thau. L'un d'eux appartenait à Jean Landard qui obtient en 1836 par décret préfectoral l'autorisation de construire une cale de carénage à Roque de Thau. Il possédait un autre chantier naval au Rigalet.

Le hameau demeure longtemps isolé de la rive sud de la commune, vers Marmisson. L'exploitation des carrières de Mugron appartenant à M. Viaud et les nombreux débris de pierre empêchaient le passage le long de la Gironde. Régulièrement recouvert par les eaux de l'estuaire, il était toutefois emprunté mais aux risques et périls des usagers : c'est ainsi qu'au milieu du 19e siècle, deux bouviers sont emportés par les eaux dans ce secteur, dit du rocher de la Platusse. En 1850, est étudiée la possibilité de joindre Roque de Thau à Marmisson non par le bord du fleuve mais par le haut de la falaise de Mugron (lettre envoyée en 1850 par le maire M. Chambor à M. Viaud publiée dans le journal l'Espérance). Il faut attendre la fin du 19e siècle pour que la jonction soit faite : les travaux sont achevés en 1902.

La configuration du port et du hameau est profondément modifiée en 1956 afin de permettre le franchissement du chenal par des véhicules plus importants. Le chenal est alors comblé en grande partie et une place publique est aménagée (voir dans les archives de la commune : plan du port de Thau avant l'assèchement, travaux de la départementale et bras du Mugron busé).

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Le hameau de La Roque de Thau est situé à l'extrémité nord-ouest de la commune, formant la limite avec Villeneuve. Il s'organise sur le côté sud-est du chenal du ruisseau du Grenet. Le petit port accueille encore quelques bateaux de loisir.

Les habitations sont réparties le long de la route départementale 669 et de la route du port, en contrebas du site du Mugron. Il s'agit de maisons à étage ou en rez-de-chaussée construites en pierre de taille et souvent accompagnées de bâtiments de dépendance (chais, entrepôts) et de jardins aménagés en bord d'estuaire.

Murscalcaire moellon enduit
pierre de taille
Toittuile creuse
Statut de la propriétépropriété privée
propriété publique

Annexes

  • Documentation complémentaire

    Archives communales, Extrait du registre des délibérations concernant l'achat nécessaire d'un terrain pour la confection du chemin cantonal au lieu de Roque de Tau, 29 mars 1829. Compromis en date du 5 août 1827 passé entre la commune et les propriétaires ; autorisation d'achat du terrain ; état de la contenance du terrain que chaque propriétaire riverain du chemin de Blaye à Bourg (vis à vis la Rampe de Tau à faire dans la commune de Gauriac) doit fournir pour l'élargissement de ce chemin (8 mars 1829).

    AD Gironde, 2 O 1755

    -port de Roque de Thau, extrait du jugement du tribunal de Blaye, 1841 : demande de bornage ; mention d'une ancienne bâtisse.

    -arrêt de la cour d'appel de Bordeaux, 1844 : description du port, empiètement, marées ; mention de l'existence ancienne du port (1732) ; francs-bords ou marches, voies d'accès, dépôt de barriques ; mention des fondements de l'ancienne église qui paraissait encore au milieu de terrains vacants appartenant au sieur Simon au port le long du chenal de Roque de Tau.

    AD Gironde, SP 1671, Dossier pour la construction d'un pont à 3 arches sur le ruisseau de Roque de Tau en pierre de Bourg et de Saint-Macaire, 1846.

    Agent voyer, Philiparie ; entrepreneur : Renaud

    Archives communales, registre des délibérations, 1882-1912. M. Audureau fait connaître que le port de Roque de Thau se trouve dans un état tel qu'il est à peu près inutilisable : dommages considérables pour le commerce, 29 novembre 1896.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registres des délibérations du conseil municipal, 19e siècle.

    Archives municipales, Gauriac
Bibliographie
  • BALDES Henri Robert, BELAIR Bernard, GACHET Pierre, POUGET Sylvie, SEGUIN Daniel. Gauriac, un village chargé d'histoire. Association du patrimoine gauriacais, 2019.

    p. 115, 137-138

Liens web

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Roux Tom-Loup - Steimer Claire