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Hameau de la Maison de Grave, actuellement gîte équestre

Dossier IA33003862 réalisé en 2012

Fiche

AppellationsMaison de Grave
Destinationsrestaurant, écurie, auberge
Parties constituantes non étudiéespuits, jardin potager, maison, logement d'ouvriers, écurie
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche)
AdresseCommune : Le Verdon-sur-Mer
Lieu-dit : Maison de Grave
Cadastre : 2013 AX 1

La construction de ces bâtiments est liée aux travaux de défense de la côte contre l’érosion, menés par les services de l’État à partir de 1840. Le programme des travaux est arrêté par le Conseil général des Ponts et Chaussées dès 1839. Les matériaux nécessaires pour ces travaux doivent être livrés côté estuaire à la Pointe de la Chambrette. Cette opération exige également une main-d’œuvre importante.

Dans un mémoire du 9 janvier 1840, l’ingénieur Pairier, chargé des travaux, propose la construction d’une maison d’habitation (plan daté du 24 décembre 1839). L’emplacement est choisi pour des raisons sanitaires : il s’agit d’une dune boisée, à 250 mètres de la mer et à mi-chemin entre la Pointe de Grave et la plage des Huttes, secteur où les premiers travaux sont prévus. L’habitation présente des proportions modestes (12 m de long sur 9,5 m de large) : elle doit loger l’ingénieur ordinaire, l’ingénieur en chef et les inspecteurs lors de leurs passages ; quatre chambres sont par ailleurs destinées aux autres employés. La construction est confiée à deux entrepreneurs de Royan, Marion et Avrillaud, pour un coût de 14000 francs.

Le Préfet propose de construire également un hangar servant d’écuries et de refuge pour les ouvriers en cas de mauvais temps. Une décision ministérielle du 22 février 1840 en autorise l'édification. Quelques cabanes en bois semblent également avoir été construites pour loger les ouvriers. Mais la plupart d’entre eux sont logés dans des bâtiments appelés "cantines", construits en torchis, planches de pin ou roseaux, aux lieux-dits le Fort, la Claire et les Huttes entre 1840-1842. Dès 1848, ces bâtiments ne sont plus entretenus.

En 1853, un bâtiment servant de logement pour les conducteurs est construit. Il sera transformé plus tard en magasin pour le dépôt des outils et des machines.

Un inventaire datant de 1874 donne une description précise du site qui s'étend sur une surface de 1,10 ha et comprend :

- La Maison de l’Ingénieur, en haut de la dune, avec un jardin d’agrément de 1520 m2.

- Les logements pour les conducteurs et le forgeron.

- L’ancienne forge lui fait face, transformée par la suite en logement de gardiens.

- Un atelier de charpentier.

- Des remises pour les wagons de la voie ferrée qui permettait l’acheminement des matériaux depuis la Pointe de Grave sur la côte.

- Un stockage des bois utilisés pour les travaux de lutte contre l’érosion.

- et un jardin de 580 m2 devant la maison des conducteurs.

En 1897, un autre inventaire mentionne le puits couvert dans le jardin potager. Des plans qui l'accompagnent signalent les allées qui rayonnent depuis la maison principale. Une serre ainsi que le réservoir d'eau y figurent également.

A partir de 1926, les terrains gérés par le Ministère des Travaux Publics passent sous le contrôle du Département de la Guerre. Un procès-verbal de novembre 1909 concède à titre temporaire la jouissance des immeubles aux services de la Marine. Les bâtiments seront donc utilisés par intermittence, au gré de nouvelles activités, par exemple pour abriter un poste photo-électrique destiné à éclairer la zone côtière et à la surveiller.

Les travaux de défense de la côte reprennent à partir de 1930 et le site est à nouveau occupé.

En 1998, le Conservatoire du littoral accepte l’affectation du site de la Dune de Grave, à titre onéreux du bâti et à titre gratuit de l’entité foncière (39 ha). L'affectation définitive est entérinée par un arrêté interministériel du 15 mars 2000.

En 2004, des travaux d’urgence de mise en sécurité sont effectués afin d’éviter une dégradation plus importante des bâtiments. En 2007, le studio d’architecture 50/01 est choisi pour assurer la maîtrise d’œuvre du projet de rénovation du bâti. En 2009, la création d’un gîte équestre et d'un relais d’étape est adoptée et les travaux de réhabilitation débutent en août 2011.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Dates1839, daté par source

Le site se trouve au milieu de la forêt et à proximité des plages océaniennes. Les bâtiments ont bénéficié d’importants travaux de réhabilitation pour l’installation d’un gîte équestre. L’implantation du bâti a toutefois été respectée.

La maison principale, construite en pierre de Saint-Laurent, domine le site sur une dune de sable. S’adaptant à la déclivité du terrain, elle présente un niveau de soubassement avec un jardin constitué de parterres à l’est. Des parterres agrémentent également le côté occidental. De là partent des allées rayonnantes percées dans la forêt. Au sud de la maison, se trouve un réservoir à eau de plan carré construit en brique et pierre.

Des allées permettent d’accéder au pied de la dune, à l’est, et aux bâtiments qui y sont construits selon un plan régulier sur deux axes parallèles. Le long de la dune se trouvent l’ancienne forge (au nord) et des ateliers (au sud). Un second ensemble de bâtiments, également alignés, était composé de logements pour le personnel et d’un magasin pour le bois. Un grand jardin potager est situé au sud de ces bâtiments avec un puits couvert d’une toiture en tuiles creuses.

Les voies ferrées qui traversaient le site ont aujourd’hui disparu.

Murscalcaire pierre de taille
Toittuile creuse
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée, en rez-de-chaussée
Couverturestoit à longs pans croupe
Jardinsparterre
État de conservationrestauré
Statut de la propriétépropriété publique, Conservatoire du littoral

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives du Port Autonome de Bordeaux : Pointe de Grave, travaux de défense, Maison de Grave.

    Archives départementales de la Gironde : 2002/86 48, 389, 392, 927
Périodiques
  • DAUBIGEON Nathalie. « La Maison de Grave de 1839 à nos jours ». Les Cahiers Médulliens, janvier-juin 2013, n° 59.

    p. 5-20
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Steimer Claire