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Groupe scolaire Jean Zay, ancienne école de filles

Dossier IA17046076 réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

Dénominationsécole, école primaire, groupe scolaire
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde
AdresseCommune : Saint-Georges-de-Didonne
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : 9 avenue, des Tilleuls, 4 B rue
de la République
Cadastre : 2009 BE 338 et 1076

Le groupe scolaire est constitué de trois entités : une école maternelle appelée "les Matelots", installée en partie dans les locaux de l'ancienne école de filles construite et aménagée entre 1883 et 1937 ; deux écoles primaires établies dans deux ensembles, "Jean Zay 1" et "Jean Zay 2" (ancienne école de filles au nord, école de garçons au sud), le tout construit en 1954-1957. En 2012-2013, on comptait neuf classes et 215 élèves en primaire, quatre classes et 97 élèves en maternelle.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle, 3e quart 20e siècle
Dates1883, daté par source
1904, daté par source
1930, daté par source
1954, daté par source
Auteur(s)Auteur : Marnais
Marnais

Architecte à Saujon (17) à la fin du 19e siècle.


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Auteur : Boinot Emile
Boinot Emile

Agent voyer à Saintes à la fin du 19e siècle et début 20e siècle.


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architecte attribution par source
Auteur : Cros Faustin
Cros Faustin (vers 1860 - )

Entrepreneur à Cozes et Saint-Genis-de-Saintonge (17).


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Auteur : Latour Victorin
Latour Victorin (1872 - 1948)

Entrepreneur de maçonnerie et de travaux publics à Saint-Georges-de-Didonne.


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entrepreneur attribution par source
Auteur : Balley Félicien
Balley Félicien , né(e) 1866

Architecte à Saintes au début du 20e siècle.


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Auteur : Latour Joseph
Latour Joseph

Entrepreneur à Saint-Georges-de-Didonne vers 1900.


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Auteur : Vaucheret Georges
Vaucheret Georges (1867 - 1957)

Originaire de Lyon, Georges Vaucheret (1867-1957) est connu pour plusieurs projets et réalisations, publics et privés, autour de Royan où il s'est établi au début du 20e siècle. Maire de Royan juste avant 1940, il participa à la réflexion sur la reconstruction de la ville après 1945.


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architecte attribution par source
Auteur : Senusson Robert
Senusson Robert (1902 - 1990)

Entrepreneur à Royan, d'abord avec son frère Maurice, puis seul à partir de 1925.


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entrepreneur (?), attribution par source
Auteur : Dremilly Paul
Dremilly Paul

Architecte de la Ville de Saint-Georges-de-Didonne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.


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Parmi les anciens bâtiments de l'école de filles, il reste, le long de la rue de la République, à l'ouest de l'hôtel de ville, un bâtiment à un étage qui abritait l'école elle-même, avec classes et logement d'enseignant. Sobre, la façade de ce bâtiment présente trois travées d'ouvertures, réparties symétriquement, avec une partie de façade en pignon, au sommet et au centre.

A l'arrière de ce bâtiment qui n'est plus aujourd'hui affecté à un usage scolaire, se trouvent d'anciennes salles de classe, formant un L sur les deux côtés d'une cour, et prolongées au sud par un préau. Accueillant aujourd'hui une partie de l'école maternelle, ces deux corps de bâtiments présentent chacun une suite d'ouvertures jumelées, avec un jeu marqué de couleurs et de matériaux entre la pierre de taille et la brique rouge, dans l'intervalle entre les ouvertures et sur leurs linteaux.

Murscalcaire brique et pierre
béton enduit
parement
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • En 1833, répondant à la loi Guizot sur l'instruction publique, la municipalité de Saint-Georges-de-Didonne ouvre une école communale de garçons, avec Etienne Fruger comme instituteur, et ce malgré l'absence de locaux adaptés. Le 19 septembre 1843, le conseil municipal adopte un projet de construction d'une maison d'école présenté par M. Marion, conducteur des Ponts et chaussées, pour un montant de 6380 francs, à quoi s'ajoute un devis supplémentaire de 2000 frances, en 1845. Le terrain, situé à la sortie est du bourg de Saint-Georges, sur la route de Didonne, est acquis le 21 octobre 1846, et les travaux sont adjugés au sieur Niort, entrepreneur. Ce premier bâtiment, qui accueille bientôt également la mairie, se situe en retrait par rapport à la voie, entre une cour à l'avant et le jardin de l'instituteur à l'arrière (il s'agit de la partie ancienne de l'actuelle mairie). Un préau sera construit en 1889 par Hilaire Bernier, entrepreneur à Saint-Georges-de-Didonne.

    Dans les années 1870, et jusqu'à la laïcisation de l'enseignement, l'école de garçons est tenue par un instituteur communal protestant, ce qui ne va pas sans soulever des difficultés avec les autorités catholiques et certaines familles qui préfèrent envoyer leurs enfants à Royan. En 1873, l'école compte 57 garçons. A la même date, une école de filles catholique dénombre 50 élèves. Une autre, protestante, accueillant 26 élèves, est tenue par une Anglaise, Frances Dent, épouse de Charles Hawker, lieutenant colonel britannique (propriétaire par ailleurs de terrains et d'une villa à la pointe de Suzac). Cette école se tient dans une maison qu'ils ont fait construire en peu après 1867 juste à côté de la mairie-école (à l'ouest, le long de la rue de la République).

    Dans les années 1880, outre la laïcisation de l'enseignement, le caractère désormais obligatoire de l'école, y compris pour les filles, engendre un nouveau besoin de locaux, en particulier pour la nouvelle école publique de filles. Le 7 août 1881, le conseil municipal approuve l'acquisition de la maison Hawker, mise en vente par Mme Hawker après la mort de son mari. La vente est signée le 23 juillet 1883. Le bâtiment est aussitôt surélevé, pour avoir une hauteur réglementaire, suivant le devis établi par M. Mamais, architecte à Saujon, et complété par E. Boinot, architecte à Saintes. Les travaux sont adjugés le 12 août 1883 à Faustin Cros, entrepreneur.

    En 1902, la cour de l'école de filles est agrandie par l'acquisition d'un jardin situé à l'arrière. Un mur de clôture est alors édifié par Victorin Latour, entrepreneur de maçonnerie à Saint-Georges-de-Didonne. L'année suivante, l'architecte Félicien Balley, de Saintes, est sollicité pour la construction d'un préau et d'une classe d'école enfantine (maternelle) dans son prolongement, dans le jardin récemment acquis, ainsi que pour l'aménagement d'un logement pour une institutrice adjointe. Les travaux sont adjugés le 5 avril 1904 à Joseph Latour, entrepreneur à Saint-Georges-de-Didonne. La nouvelle "classe enfantine" ainsi construite correspond à l'aile ouest de l'actuelle école maternelle.

    L'augmentation du nombre d'habitants, liée au développement des bains de mer, et l'augmentation du nombre d'élèves qui l'accompagne (227 en 1912), poussent la municipalité à envisager la construction d'un nouveau groupe scolaire. Le terrain envisagé se trouve au nord des deux anciennes écoles et mairie, et au nord d'un angle formé par deux nouvelles rues qui seraient créées par la même occasion, les actuelles avenue des Tilleuls et rue de Plaisance. Etabli par l'arrchitecte Balley, le projet prévoit un vaste et long bâtiment en fond de cour, formé d'un corps central, de deux ailes et de deux pavillons aux extrémités, le tout formant un U avec deux préaux ; le corps central serait destiné à l'école enfantine, la partie ouest aux filles, et la partie est aux garçons. Ce projet, présenté en 1913-1914, est interrompu par la guerre et finalement abandonné en 1920.

    Une autre solution est alors adoptée pour l'école de garçons avec l'acquisition, le 15 octobre 1920, d'une maison appelée "le Couvent", propriété jusqu'alors de Mme Harnaud, institutrice privée qui y tenait une école privée de filles. De 1884 à 1903, cette école fut dirigée par la congrégation des Ursulines du Sacré-Coeur de Pons. La maison est située à l'angle des actuelles rue Carnot et rue du Général De Gaulle (là où se trouve aujourd'hui un supermarché). Dès lors, l'ancienne école de garçons, rue de la République, est entièrement investie par la mairie.

    Egalement restée rue de la République, l'école de filles est agrandie avec la construction de nouvelles classes en retour d'équerre par rapport à la classe enfantine édifiée en 1904, au fond de la cour. Les plans et devis en sont présentés le 26 avril 1928 par Georges Vaucheret, architecte à Royan (connu pour avoir réalisé plusieurs villas à Saint-Georges-de-Didonne). Réalisés par M. Senusson, entrepreneur (peut-être Robert Senusson, actif à cette époque sur la commune), les travaux sont réceptionnés le 7 octobre 1930. N'abritant plus, dés lors, de salles de classe, le bâtiment sur la rue est transformé en logements d'institutrices en 1937.

    Après 1945, la reconstruction de la ville et l'augmentation du nombre d'habitants, donc d'élèves, entrainent une réflexion sur les locaux scolaires, exigus et désormais mal appropriés. L'école de garçons notamment, logée depuis 1920 à l'ancien "Couvent", compte en 1956 sept classes contre trois en 1945. Tandis que des baraquements sont provisoirement installés, l'étude d'une nouvelle école de garçons est confiée en 1954 à l'architecte communal Paul Dremilly. Ce dernier imagine alors un long bâtiment à l'arrière de la mairie et de l'école de filles, perpendiculaire à l'avenue des Tilleuls, au sud de la rue de Plaisance. L'ensemble, dont la première pierre est posée le 28 novembre 1954 (à l'arrière du bâtiment principal, côté rue de Plaisance), comprend notamment un bâtiment principal (n° 1 du plan ci-joint) avec huit salles de classe réparties sur deux niveaux, desservies à chaque fois par un couloir-vestiaire ; un bâtiment dans le prolongement du premier, à l'ouest (n° 2) abritant chaufferie et salle de travaux pratiques ; un autre à l'est (n° 3) comprenant un préau au rez-de-chaussée ; un autre au nord, le long de la rue de Plaisance (n° 5), relié au bâtiment principal par une galerie (n° 6), et comprenant le logement du directeur. La nouvelle école de garçons (actuel ensemble "Jean-Zay 1") est inaugurée le 30 septembre 1956.

    Quelques années plus tard, les efforts se portent cette fois sur l'école de filles, restée dans les anciens locaux de la rue de la République, à l'ouest de la mairie. De nouveau sollicité, Paul Dremilly livre en 1964 un projet identique à l'école de garçons. Le nouveau bâtiment scolaire (actuel "Jean-Zay 2") comprend six salles de classe avec galeries-vestiaires, une salle polyvalente, un préau, un logement de directrice et un logement d'adjointe. Le projet prévoit aussi une nouvelle cantine, dans le prolongement ouest de l'école de garçons ("Jean-Zay 1"). Le 17 décembre 1964, les travaux sont adjugés à l'Entreprise générale oleronaise du bâtiment, siégeant à Royan. Ils sont réceptionnés le 3 novembre 1967.

    L'école de filles quitte alors les locaux à côté de la mairie, désormais dévolus à l'école maternelle. Cette même année 1967, ces locaux sont agrandis suivant les plans livrés par R. Legray, architecte à Royan : l'extension vient envelopper par le nord les anciennes salles de classe construites en 1930. L'école maternelle sera prolongée au début des années 2000 par un long corps de bâtiment la reliant à l'avenue des Tilleuls.

  • Inscription gravée sur la première pierre de l'école de garçons ("Jean-Zay 1"), posée le 28 novembre 1954 (Archives municipales de Saint-Georges-de-Didonne, dossier école de garçons) :

    "La construction de de bâtiment a été commencée le 28 novembre 1954. La 1ère pierre a été scellée par Monsieur Dulin, sénateur, président du Conseil général de la Charente-Maritime, Monsieur Holveck étant préfet du Département, et Monsieur Frénal maire de Saint-Georges-de-Didonne."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3 J 1 et 2. 1855-1856 : notes et renseignements sur les écoles des paroisses mixtes, et réponses des curés des paroisses où se trouvent des cultes différents.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 J 1 et 2
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 2 O 1836. 1843-1920 : acquisitions et travaux concernant la mairie et les écoles de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1836
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 2 O 1837. 1917-1938 : acquisitions et travaux concernant la mairie-école de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1837
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 3P 3408 à 3423. 1837-1970 : état de section et matrices cadastrales des propriétés de Saint-Georges-de-Didonne (NB : les dates de constructions et de travaux déclarées dans le cadastre sont souvent celles de leur prise en compte par l'administration fiscale, avec un décalage d'environ trois ans après leur réalisation effective).

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3408 à 3423
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, Q Domaines 15. Dossiers des congrégations.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Q Domaines 15
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, 200 V 1. 1873-1875 : établissements d'instruction communaux ou libres, écoles de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 200 V 1
  • Archives municipales de Saint-Georges-de-Didonne. 1954-1967 : dossier "école de garçons".

    Archives municipales, Saint-Georges-de-Didonne
  • Archives municipales de Saint-Georges-de-Didonne. 1964-1967 : dossier "école de filles".

    Archives municipales, Saint-Georges-de-Didonne
  • Informations et références fournies par M. Nicolas Champ, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Bordeaux 3, auteur en 2009 d'une thèse de doctorat intitulée "Religion et territoire. L´espace public entre présence confessionnelle et sécularisation dans la France du 19e siècle. Le cas de la Charente-Inférieure (1801-1914)".

Documents figurés
  • Vues aériennes depuis 1920 sur le site internet de l'IGN www.geoportail.gouv.fr.

  • AD17, 3P 4983. 1837 : plan cadastral de Saint-Georges-de-Didonne.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4983
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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