Dossier IA17051087 | Réalisé par
Fort du Peu ou de Piédemont (détruit)
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil général de la Charente-Maritime

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - cantons du département 17
  • Commune Port-des-Barques
  • Lieu-dit le Peu
  • Cadastre 1824 D1 76
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    Fort du Peu, Fort des Agions, Fort de Piédemont

Le fort du Peu, appelé aussi parfois des Agions et surtout de Piédemont, daterait des années 1775-1780. Dans son mémoire de 1779 "Reconnaissance militaire de l'isle d'Aix et des deux rives de la Charente", Hecker de Vialis note que le fort B [des Agions] est presque fini. Son implantation est liée à la conception d'un système de défense, constitué de retranchements, de lunettes et d'un autre fort plus important (Chagnaud), pour contrer un éventuel débarquement de troupes ennemies sur la pointe de Port-des Barques.

En 1826, ses bâtiments - logement pour un officier(1), corps de garde pour 30 hommes (2), magasin pour l'artillerie (3) et magasin pour 2 500 kilos de poudre (4) - font l'objet d'un relevé en 1826, consigné dans l'Atlas des bâtiments militaires.

Le fort est déclaré abandonné en 1851 sur le tableau de classement des places de guerre et autres points fortifiés, comme le fort Chaigneau et les batteries de côte voisines. Dans l'Atlas des bâtiments militaires, en 1868, l'ouvrage est mentionné en ruines avec les annotations suivantes "Réduit du fort de Piédemont, construit en 1778 par la marine, remis à la guerre le 23 janvier 1820 ; logements pour 30 hommes, le chef de poste, magasin à poudre pour 1 000 kilogrammes."

A la fin des années 1870, un polygone de tirs est créé au fort ; les exercices se font vers le large et sur la côte (tirs à la cible, tirs des bouches à feu de campagne). C'est vraisemblablement cette nouvelle affectation qui entraîne la nomination d'un gardien de batterie en 1878 ; une petite garnison est mentionnée à la batterie école de Piédemont en 1882. Infanterie et artillerie de marine s'exercent dans les terrains incultes qui entourent le fort. Le fonctionnement du polygone entraîne de nombreux embarquements et débarquements de troupes et de matériel pour l'artillerie, ainsi que de vivres, dans le port de Port-des-Barques.

Le fort est abandonné, mais le site abrite une école de tir pour l'artillerie de marine, et les exercices se poursuivent au moins jusqu'en 1925. L'aliénation du fort est autorisée en 1927 par le Conseil supérieur de la guerre et, en 1930, par celui de la marine. Actuellement, aucun vestige ne subsiste de cet ouvrage dont l'emplacement est occupé par un petit bois.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle

Le fort se situait au bord de la falaise sud de la pointe de la rive gauche de l'embouchure de la Charente. Son plan formait une étoile à cinq branches inégalement réparties, celle du sud étant tronquée et un front plat existant du côté nord. De nos jours, aucune trace ne subsiste si ce n'est un promontoire qui domine la passe-aux-boeufs.

D'après un profil réalisé en 1779, ce fort avait une longueur d'environ 110 mètres.

Documents d'archives

  • Port-des-Barques ; projet de construction et d'élargissement de la jetée, 1882-1886.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : S 5400

Bibliographie

  • Annales du Sénat et de la Chambre des députés, 1878.

    p. 7
  • Faucherre, Nicolas ; Prost, Philippe ; Chazette, Alain, Le Blanc, François-Yves. Les fortifications du littoral ; la Charente-Maritime, Chauray : Editions patroines et médias, 2000.

    p. 109-111
  • Rapports et délibérations. Conseil général de la Charente-Inférieure, session d'août 1881. La Rochelle : Mareschal et Martin, 1881.

    p. 846
  • Recueil des lois, ordonnances, décrets, règlements et circulaires concernant les différents services du Ministère des travaux publics, 1906.

    p. 13
  • Sénat ; Impressions, projets, propositions, rapports... Versailles : Mouillot, 1933.

    p. 9
  • Vatttier d'Ambroyse, V. Le littoral de la France ; côtes gasconnes - de La Rochelle à Hendaye. Volume 4, Paris : Sanard et Derangeon, 1892.

    p. 126

Annexes

  • Extrait de Hecker de Vialis, "Reconnaissance militaire de l'isle d'Aix et des deux rives de la Charente jusqu'à Rochefort", mémoire de 1779. SHD Vincennes, 1V62, pièce 15b bis.
  • Extrait de : Ardouin-Dumazet, Voyage en France ; les îles de l'Atlantique, tome 3/1, 1895, p. 118.
Date d'enquête 2019 ; Dernière mise à jour en 2020
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel